Berlin vise à interdire les couteaux dans toute la ville après une série d’agressions au couteau

La capitale allemande, Berlin, a prolongé l’interdiction des couteaux après une série d’agressions au couteau choquantes dans des lieux publics.

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Le 17 avril, le gouvernement de la ville a annoncé qu’il y aurait une interdiction totale des couteaux et autres armes dans les trains, les tramways et les bus publics.

La loi nécessaire devrait être adoptée dans les prochaines semaines. Le ministère de l’Intérieur de la ville a déclaré que l’objectif de cette réglementation était d’élargir les possibilités de contrôle de la police, de renforcer la sécurité et d’améliorer le sentiment de sécurité des citoyens.

Actuellement, la ville a déjà instauré l’interdiction des couteaux dans trois lieux publics sensibles : Leopoldplatz, Görlitzer Park et Kottbusser Tor.

Dirk Stettner, chef du parti conservateur de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) au parlement de la ville, a exigé une interdiction des couteaux dans toute la ville.

La CDU gouverne actuellement Berlin dans le cadre d’une coalition avec le Parti social-démocrate comme partenaire junior.

« Je n’ai aucun sens à ce que quiconque à Berlin doive courir dans les rues avec un couteau », a déclaré Stettler à l’agence de presse DPA le 17 avril.

« Et je ne comprends pas du tout pourquoi nous limitons la police à effectuer des contrôles aléatoires uniquement dans les zones déclarées sans couteau », a-t-il ajouté.



Stettler a appelé le nouveau gouvernement fédéral à apporter les modifications nécessaires à la loi allemande sur les armes qui permettraient à Berlin d’introduire une interdiction complète des couteaux.

Le syndicat de police GdP a soutenu la proposition de Stettner. Son dirigeant, Stephan Weh, a déclaré que le nombre de crimes violents au couteau était « inquiétant ».

Selon les statistiques officielles , 3 412 attaques au couteau ont été enregistrées à Berlin en 2024, soit près de 10 cas par jour.

Il s’agit du deuxième chiffre le plus élevé de tous les temps, dépassé de peu par 3 482 attaques au couteau en 2023. Environ 88 % des auteurs étaient des hommes et 58 % n’avaient pas la nationalité allemande.

Le débat sur la prévention des crimes au couteau a été lancé après une série d’agressions au couteau très médiatisées.

Lors de l’ attaque la plus choquante du 12 avril, un Syrien de 43 ans a tué un Allemand de 29 ans qu’il connaissait dans une rame de métro en marche. Les deux hommes, tous deux déjà condamnés pour une série de crimes violents et liés au trafic de drogue, sont montés dans la rame U12 à 16 heures. Peu après, une altercation a éclaté, au cours de laquelle ils se sont bousculés.

Le Syrien a alors sorti un couteau de cuisine de sa ceinture et a poignardé sa connaissance au cœur.

Le jeune homme a réussi à quitter le train mais est décédé sur le quai du métro à Sophie-Charlotte-Platz.

Lorsque les policiers ont tenté d’appréhender l’agresseur, celui-ci a tenté de les attaquer. Un policier a tiré sur le Syrien à quatre reprises, qui est décédé plus tard à l’hôpital.

Il s’est avéré plus tard que l’homme avait été emprisonné pour avoir poignardé sa sœur à la cuisse en 2022 et menacé des policiers.

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Les couteaux deviennent des objets du quotidien pour les lycéens en Vaucluse

Ces derniers jours, un enseignant a empêché un drame à Orange, un élève a été poignardé à la gorge à Sorgues. Les lycéens de Vaucluse confient que les couteaux sont au lycée et partout dans leur quotidien. Les parents d’élèves s’inquiètent et fouillent les sacs de classe de leurs enfants.

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Les couteaux se multiplient dans les lycées de VaucluseUn élève de 16 ans a frappé un autre lycéen de 17 ans à Sorgues fin février. La semaine dernière, un lycéen a été interpellé à Cavaillon avec un couteau à la main prés du lycée dont il venait d’être exclu. À Orange, un professeur a évité un drame en saisissant le couteau que brandissait un lycéen en direction d’un autre élève. Ces armes blanches font de plus en plus partie du quotidien inquiétant des lycéens.

« Vérifier qu’il n’y a pas de couteau dans le sac de son fil, ce n’est pas normal »

Cécile est la mère d’un lycéen de Sorgues. Son fils a été perturbé par les coups de couteau porté à la gorge d’un autre lycéen. Elle confie que désormais, elle vérifie qu’il n’y a pas de couteaux dans le sac de classe de son fils : « C’est très inquiétant. Mon fils était présent quand il y a eu l’histoire avec le couteau et ça l’a perturbé. On se dit que les enfants ne sont pas en sécurité, que si nos enfants estiment qu’ils doivent avoir un couteau dans leur poche ou dans leur sacoche pour leur sécurité, ça ne devrait pas être comme ça ».

Cette mère souligne l’importance de l’éducation et de l’implication des parents dans le parcours scolaire de leurs enfants : « Il faut que les parents soient vigilants et surveillent les enfants pour savoir ce qu’il y a dans le sac, dans la sacoche. Mon fils est grand et je vérifie ce qu’il y a dans son sac à dos avant d’aller en cours. J’essaye d’expliquer qu’il y a d’autres façons de se protéger qu’une arme. C’est difficile de lui faire entendre ces choses parce que malheureusement, on ne sait pas comment se protéger. »

Dans quelques semaines, le lycée de Sorgues organise un atelier avec les parents et la Maison des adolescents sur le harcèlement et la violence à l’école.

Dix ou quinze personnes ont des couteaux au lycée, selon un élève

L’agression a eu lieu à l’extérieur du lycée Montesquieu à Sorgues, mais il y a aussi des couteaux qui entrent dans l’établissement. Cet élève est au lycée depuis trois ans. Il sait que des couteaux franchissent la grille : « Je sais qu’il y a probablement au moins dix ou quinze personnes qui ont peut-être un couteau au lycée ».

Ça devient tellement banal que cet autre élève fait la différence entre les lieux du lycée : « Non, pas en classe, mais dans la cour, devant le lycée… on a beaucoup de couteaux comme ça. C’est peut-être un truc de défense ou peut être un style, peut-être pour se dire ‘ouais, moi, j’ai un couteau’ et faire l’intéressant. »

Les couteaux, quand on est adolescent, ça devient très fréquent. Morgan en voit régulièrement : « Pas forcément qu’au lycée, mais il y a beaucoup de personnes qui se trimbalent avec des couteaux. Par sécurité, parce qu’il y a eu pas mal d’attaques au couteau. Maintenant, pour un briquet refusé, ça peut aller vite ».

Amine et Denis sortent d’une épreuve de bac blanc en électronique. Ils confient que les couteaux font presque partie des accessoires du quotidien quand on a 17-18 ans : « Les couteaux, ça n’est pas que dans le lycée. Ils sont partout. Par ici, il y a des couteaux qui traînent comme dans la vie de tous les jours. Maintenant, ça rentre dans nos têtes et c’est notre quotidien ».

Des élèves ont peur

L’agression a modifié le comportement des élèves. Cassie est lycéenne à Sorgues : « C’est sûr que ça fait peur de savoir qu’il y a des couteaux. On se dit qu’il peut se passer n’importe quoi, n’importe quand. J’essaie de m’embrouiller avec le moins de personnes possibles, parce qu’on ne sait jamais vraiment ce qui peut se passer. Les jeunes qui veulent se battre, ils ne vont jamais se battre à mains nues, ils ont toujours une arme blanche. »

« ici Vaucluse » a cherché à joindre la direction de l’établissement et le rectorat qui n’ont pas donné suite.

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