France: le premier ministre critique un rassemblement de l’extrême droite dimanche

Le premier ministre français, François Bayrou, a jugé samedi «ni sain ni souhaitable» de manifester contre une décision de justice, à la veille d’un rassemblement de l’extrême droite à Paris pour dénoncer la condamnation de sa cheffe de file Marine Le Pen qui la rend inéligible pour 5 ans.

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«Manifestation… contre-manifestations…. C’est aussi vieux que la République. Mais ce n’est ni sain ni souhaitable puisque nos institutions organisent à la fois la séparation des pouvoirs et la protection de la justice», a souligné M. Bayrou, un centriste, dans un entretien accordé au journal Le Parisien.

Jugée coupable de détournement de fonds publics dans le dossier des assistants parlementaires de son parti au Parlement européen, Marine Le Pen a été condamnée lundi à quatre ans de prison (dont 2 fermes aménagées sous bracelet électronique) et à une amende de 100 000 euros, assortis d’une peine d’inéligibilité immédiate de cinq ans qui l’empêcherait de prendre part à la présidentielle de 2027. Elle a fait appel, tout comme les autres membres du Rassemblement national (RN) condamnés dans cette affaire.

Dès mercredi, face aux réactions de Mme Le Pen, qui a dénoncé un «scandale démocratique» et des manœuvres du «système», et de ses alliés politiques y compris à l’étranger, le président Emmanuel Macron avait souligné en Conseil des ministres qu’en France «l’autorité judiciaire est indépendante».

Le RN a néanmoins appelé à un «grand rassemblement de soutien» à Marine Le Pen, dimanche aux Invalides à Paris, avec pour mot d’ordre «Sauvons la démocratie». Mme Le Pen doit y prendre la parole.

De source policière, entre 5 000 et 8 000 personnes sont attendues aux Invalides.



«Capitole»

Cet appel à manifester a été critiqué y compris à droite, le président Les Républicains (LR) de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, mettant en garde contre «un mauvais remake du Capitole», en référence à l’assaut du siège du Congrès par les soutiens de Donald Trump après sa défaite à l’élection présidentielle de 2020.

Plusieurs manifestations pour défendre l’État de droit ont été annoncées en opposition à celle des soutiens de Mme Le Pen, à commencer par celle, dimanche Place de la République à Paris, de La France insoumise (LFI, gauche radicale) et des écologistes.

Pour le reste, le premier ministre, qui avait lui-même exprimé son «trouble» après l’annonce du verdict comprenant la peine d’inéligibilité pour Mme Le Pen, s’est défendu samedi de tout traitement de faveur à l’égard de Mme Le Pen quant au délai de traitement de son appel, qui devrait bénéficier d’une décision rapide, à l’été 2026, juste à temps le cas échéant pour participer à la présidentielle de 2027.

«La justice a pris cette décision en toute indépendance. Elle montre qu’elle mesure la gravité des conséquences de ses décisions, et elle ne veut pas être soupçonnée d’agir avec des arrière-pensées», a-t-il argumenté.

Enfin, alors que le président des États-Unis Donald Trump a apporté son soutien à la cheffe de file du RN, l’estimant victime d’une «chasse aux sorcières», M. Bayrou a pointé une «ingérence», mais celle-ci est selon lui «devenue la loi du monde», et «il n’y a plus de frontières pour les grands débats politiques».

Interrogé sur le soutien de Donald Trump, du Kremlin et de Viktor Orban à Marine Le Pen, il a dit ne pas «mélange (r) ces trois situations».

«Mais je vois bien que sur plusieurs continents, certains essaient de constituer une internationale de l’indécence, illibérale, qui a décidé que les droits de l’Homme, l’État de droit, l’entente démocratique entre les nations devaient appartenir au passé», a-t-il ajouté.

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Attention


L’Allemagne aux urnes, sous pression de l’extrême droite

Plus de 59 millions d’électeurs L’Alternative pour l’Allemagne peut espérer au moins 20% des votes, deux fois plus qu’en 2021 et un résultat record.

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Une Allemagne déstabilisée par les crises vote dimanche pour des législatives où l’opposition conservatrice part largement favorite après une campagne bousculée par le retour au pouvoir de Donald Trump et l’essor de l’extrême droite.

Surveillé dans le monde entier, le scrutin va doter la première puissance européenne d’un nouveau parlement pour affronter les défis qui ébranlent son modèle de prospérité et inquiètent la population.

«Nous traversons une période très incertaine», constatait à Berlin Daniel Hofmann, rencontré à la sortie d’un bureau de vote.

«Il faut donc que les relations au sein du gouvernement soient claires. Et il faut aussi un changement, une transformation», selon cet urbaniste de 62 ans, qui se dit préoccupé par la «sécurité européenne», sur fond de guerre en Ukraine.

Récession économique et menace de guerre commerciale avec Washington, remise en cause du lien transatlantique et du «parapluie» américain sur lequel comptait Berlin pour assurer sa sécurité: c’est le «destin» de l’Allemagne qui est en jeu, a dit samedi le chef de file des conservateurs Friedrich Merz.

Plus de 59 millions d’électeurs ont jusqu’à 18 heures pour voter. Les premiers sondages sortis des urnes seront publiés dans la foulée.

Friedrich Merz semble très bien placé pour devenir le prochain chancelier et donner un coup de barre à droite dans le pays, après l’ère du social-démocrate Olaf Scholz. Les derniers sondages le créditent d’environ 30% des intentions de vote.

Attentats

L’extrême droite de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) peut, elle, espérer au moins 20%, deux fois plus qu’en 2021 et un résultat record.

Une poussée qui inquiète Mario Stallman, 28 ans, rencontré dimanche à Francfort. «Je souhaite qu’il y ait moins de radicalisme de droite en Allemagne, mais pas seulement ici, car toute l’Europe connaît un virage très à droite», constate ce technicien dans l’évènementiel.

Le parti anti-migrant et pro-russe a imposé ses thèmes de campagne, suite à plusieurs attaques et attentats meurtriers commis par des étrangers dans le pays.

Le dernier a eu lieu vendredi soir. Un jeune réfugié syrien est soupçonné d’avoir grièvement blessé un touriste à coups de couteau dans le Mémorial de l’Holocauste à Berlin. Il voulait «tuer des Juifs», selon la justice.

L’AfD a bénéficié aussi du soutien appuyé pendant des semaines de l’entourage de Donald Trump.

Son conseiller Elon Musk, homme le plus riche du monde, n’a cessé de promouvoir la tête de liste du parti allemand, Alice Weidel, sur sa plateforme X.

«AfD!» a encore posté M. Musk dans la nuit de samedi à dimanche, dans un message assorti de drapeaux allemands.

Christian, un ingénieur de 49 ans qui ne donne pas son nom et participait samedi à un meeting de l’AfD, a dit d’Alice Weidel qu’elle était «une femme avec du cran» qui «parle des sujets ignorés par les autres partis».

Les législatives anticipées ont lieu la veille du troisième anniversaire de l’invasion russe en Ukraine, vécue comme un choc en Allemagne.

Le conflit a mis fin à son approvisionnement en gaz russe et le pays a accueilli plus d’un million d’Ukrainiens. La perspective d’une paix réglée «dans le dos» de Kiev et des Européens inquiète tout autant.

Interrogé sur ces élections allemandes, le président américain a répondu avec désinvolture souhaiter «bonne chance» à l’allié historique des Etats-Unis, qui ont leurs «propres problèmes».

Le discours à Munich de son vice-président JD Vance, exhortant les partis traditionnels allemands à mettre fin à leur refus de gouverner avec l’extrême droite, a creusé un peu plus le fossé entre Washington et Berlin.

Friedrich Merz veut que l’Allemagne puisse «assumer un rôle de leader» en Europe.

Incertitude

Dans le système parlementaire allemand, il pourrait se passer des semaines, voire des mois, avant qu’un nouveau gouvernement ne voie le jour.

Pour former une coalition, le bloc mené par les conservateurs CDU/CSU, qui exclut une alliance avec l’AfD malgré un «flirt» parlementaire durant la campagne autour de l’immigration, devrait se tourner vers le parti social-démocrate (SPD).

Les sondages donnent à ce dernier 15% des voix. Ce score serait son pire résultat de l’après-guerre et signerait probablement la fin de la carrière politique d’Olaf Scholz. Mais avant, le chancelier devra assurer la transition.

«J’espère que la formation du gouvernement sera achevée d’ici Pâques», soit le 20 avril, veut croire Friedrich Merz.

Un objectif difficile à atteindre si les deux partis qui ont dominé la politique allemande depuis 1945 sont contraints, faute de majorité de députés à eux deux, de devoir trouver un troisième partenaire.

La fragmentation au Parlement dépendra notamment des résultats de petits partis et de leur capacité ou non à franchir le seuil minimum de 5% des suffrages pour entrer au Bundestag.

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Pourquoi de plus en plus de jeunes hommes en Allemagne se tournent vers l’extrême droite

« Mes parents m’ont appris qu’ils vivaient en paix et au calme, sans avoir peur de leur pays », explique Nick, 19 ans. « J’aimerais vivre dans un pays où je n’aurais pas à avoir peur. »

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Je le rencontre dans un petit bar au coin d’une rue de l’ancienne ville minière de Freiberg, en Saxe, où il joue aux fléchettes.

C’est une nuit froide et brumeuse de février, à un peu plus de deux semaines des élections nationales en Allemagne.

Nick et son ami Dominic, âgé de 30 ans, soutiennent ou sympathisent avec Alternative für Deutschland, un parti qui arrive régulièrement en deuxième position dans les sondages en Allemagne depuis plus d’un an et demi, alors que l’extrême droite ici et ailleurs en Europe attire un nombre croissant de jeunes, en particulier d’hommes, dans son orbite.

Nick – et de nombreux autres jeunes Allemands – se disent particulièrement inquiets en raison du nombre d’attaques en Allemagne impliquant des demandeurs d’asile présumés. Récemment, un jeune enfant et un homme ont été poignardés à mort dans un parc de la ville bavaroise d’Aschaffenburg. L’immigration est désormais la principale préoccupation de Nick et Dominic, même s’ils ne s’y opposent pas sous toutes ses formes.

« Les gens qui s’intègrent, qui apprennent, qui étudient ici, qui font leur travail, je n’ai aucun problème avec eux », dit Dominic, même s’il critique tous ceux qu’il considère comme profitant du système d’asile.

« Mais de nos jours, de telles déclarations sont perçues comme hostiles », explique Dominic. « On vous traite de nazi à cause du passé de l’Allemagne. »

L’AfD, longtemps accusée de tenir un discours anti-migrants, se réjouit du soutien du milliardaire de la technologie Elon Musk, propriétaire du site de médias sociaux X. Il a organisé une discussion en direct avec la cheffe du parti, Alice Weidel, sur la plateforme et s’est connecté à un rassemblement du parti.

Alors que l’Allemagne attend de voir les résultats de l’extrême droite lors des prochaines élections, la question est de savoir pourquoi tant de jeunes hommes en particulier sont attirés par l’extrême droite et quelles pourraient être les conséquences pour un pays profondément conscient de son passé nazi.

Jeunes hommes se balançant vers la droite

Une étude Pew réalisée en 2024 a révélé que 26 % des hommes allemands avaient une opinion positive de l’AfD, contre 11 % des femmes, et la part des hommes partageant cette opinion a augmenté de 10 points depuis 2022.

Lors des élections au Parlement européen de 2024, selon les sondages de sortie des urnes allemands, le nombre de jeunes de moins de 24 ans, hommes et femmes, qui ont voté pour l’AfD en Allemagne s’est élevé à 16 %, soit une hausse de 11 points par rapport à 2019.

Cela survient à un moment où l’anxiété générale augmente chez les jeunes, selon une étude récente de l’Institut allemand de recherche générationnelle.

Dans un échantillon de 1 000 Allemands âgés de 16 à 25 ans, les niveaux d’anxiété étaient les plus élevés parmi les répondants qui se classaient à l’extrême droite, tandis qu’ils étaient les plus bas parmi les personnes qui se situaient au milieu de l’échiquier politique.

Les femmes étaient plus susceptibles d’être préoccupées par leurs droits et ceux des groupes minoritaires, tandis que les hommes étaient plus préoccupés par les valeurs conservatrices qui sont moins basées sur les droits.

Selon le Dr Rüdiger Maas, du groupe de réflexion allemand Institut de recherche générationnelle, les partis de gauche se concentrent souvent sur des thèmes tels que le féminisme, l’égalité et les droits des femmes.

« Dans l’ensemble, les hommes ne se reconnaissent pas dans ces thèmes », nous dit-il. « C’est pourquoi ils ont tendance à voter plus à droite. »

Les partis d’extrême droite populistes ont également obtenu de bons résultats dans des pays comme la France, l’Autriche, les Pays-Bas, la Pologne, l’Espagne et l’Italie.

« Soixante pour cent des jeunes hommes de moins de 30 ans envisageraient de voter pour l’extrême droite dans les pays de l’UE et ce chiffre est bien plus élevé que celui des femmes », explique le professeur Abou-Chadi, dans une analyse tirée d’un sous-ensemble de l’étude sur les élections européennes de 2024.

Diffuseurs de messages

Outre les questions de genre, de migration et d’économie, les réseaux sociaux jouent un rôle important. Des plateformes comme TikTok permettent aux groupes politiques de contourner les médias traditionnels, considérés comme hostiles par l’extrême droite.

Il est clair que l’AfD « domine » TikTok par rapport aux autres partis allemands, affirme Mauritius Dorn de l’Institut pour le dialogue stratégique (ISD). Elle compte 539 000 abonnés sur son compte parlementaire, contre 158 000 pour le SPD, qui détient actuellement le plus grand nombre de sièges au parlement allemand.

Et il ne s’agit pas uniquement de comptes officiels, mais d’un « nombre considérable de comptes de fans non officiels qui contribuent également à diffuser le contenu du parti », explique M. Dorn.

En créant 10 comptes « basés sur des personnalités » avec différents profils d’utilisateurs, ils ont découvert que « les utilisateurs qui se situent davantage à droite… voient beaucoup de contenu de l’AfD, tandis que les utilisateurs du spectre de gauche voient un ensemble de contenu politique plus diversifié. »

TikTok a déclaré qu’il ne faisait pas de « distinction » entre la droite, la gauche ou le centre politique et qu’il s’efforçait de rester à la « pointe » de la lutte contre la désinformation.

Dorn observe que d’autres parties ont reconnu des sites comme TikTok « trop tard », ce qui signifie qu’elles doivent rattraper leur retard dans l’établissement d’une forte empreinte sur la plateforme.

Nous avons rencontré une influenceuse de l’AfD, Celina Brychcy – une TikTokeuse de 25 ans qui compte plus de 167 000 abonnés – dont 53 % sont des hommes, et 76 % ont entre 18 et 35 ans.

Elle partage principalement des vidéos de danse, de tendances et de style de vie, mais aussi du contenu pro-AfD.

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Grand-messe de l’extrême droite en hommage à Jean-Marie Le Pen

Toutes les chapelles de l’extrême droite ont fait le déplacement pour le dernier adieu public au fondateur du Front national.

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Toute l’extrême droite s’est réunie jeudi pour un dernier hommage rendu au fondateur du Front national Jean-Marie Le Pen, dans et hors de l’église Notre-Dame du Val-de-Grâce, à Paris.

Mort le 7 janvier à 96 ans, le finaliste de la présidentielle de 2002 a déjà été inhumée samedi dans le cimetière de sa ville natale de La Trinité-sur-Mer (Morbihan) à l’issue d’une messe célébrée dans la plus stricte intimité familiale.

Ses trois filles, Marie-Caroline, Yann et Marine Le Pen, avaient cependant souhaité organiser un autre hommage, à Paris, celui-là ouvert au public.

Mais seules les quelque 400 personnes invitées pouvaient entrer dans l’église construite par Anne d’Autriche pour remercier de la naissance du futur Louis XIV: les badauds, environ deux milliers, étaient cantonnés sur le parvis, sur lequel se dressaient deux écrans géants retransmettant la cérémonie.

Outre les membres du Rassemblement national, son président Jordan Bardella en tête, toutes les chapelles de l’extrême droite avaient fait le déplacement, y compris l’adversaire de Marine Le Pen, Éric Zemmour, mais aussi Bruno Mégret, ancien numéro deux du FN qui avait rompu avec Jean-Marie Le Pen en 1998 ou Carl Lang, également dissident. Philippe de Villiers était également présent.

L’historien spécialiste de l’extrême droite Jean-Yves Camus était également dans l’église.

«Refoulé avec les parias»

En revanche, plusieurs personnalités d’ultra-droite indésirables ont été reléguées à l’extérieur, tels les négationnistes Thomas Joly, président du pétainiste Parti de la France, ou Yvan Benedetti, son fondateur. «Refoulé avec les parias de l’hommage religieux à Jean-Marie Le Pen à Paris», a tweeté le premier avec une photo montrant également Jérôme Bourbon, le patron de l’hebdomadaire d’extrême-droite Rivarol.

Resté dans la rue aux abords de l’église, l’ancien humoriste Dieudonné, condamné pour antisémitisme, a estimé que Jean-Marie Le Pen «était un homme libre» au milieu d’un «paysage politique peut-être trop étroit».

«Je ne m’étends pas sur les engagements politiques de M. Le Pen, qui ne sont pas de ma compétence, si ce n’est qu’ils ont toujours été motivés par l’amour de la France», a pour sa part assuré l’abbé Christophe Kowalczyk au début de l’office.

Au cours de cette messe longue de plus d’une heure et demi, Bruno Gollnisch, vieux compagnon de route de Jean-Marie Le Pen, a pris la parole, une flamme tricolore épinglée au revers de sa veste, de même que Marie-Christine Arnautu, très proche du fondateur du FN, et sa fille Marie-Caroline Le Pen, qui a célébré un «patriote indomptable».

Davantage politiques, les discours de Marion Maréchal – qui s’était éloignée un temps de sa tante Marine Le Pen pour soutenir Eric Zemmour, avant de se rapprocher à nouveau du RN – et de Louis Aliot, ancien compagnon de Marine Le Pen, ont été applaudis.

«Il faisait trembler le système»

«On n’arrête pas un peuple en marche, on n’arrête pas une idée vraie, on n’arrête pas un exemple juste», a tonné Marion Maréchal, quand le maire de Perpignan rappelait que «le 21 avril 2002», date de la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle, «il faisait trembler le système, éliminant la gauche en restant fidèle à son histoire, ses idées, ses valeurs et ses amis».

L’ancien président du Front national de la jeunesse a alors entamé une litanie de ses compagnons politiques disparus, du militant de l’OAS Roger Holeindre à Jean-Pierre Stirbois, l’homme des premiers succès électoraux du parti à la flamme dans les années 80.

Plusieurs petits-enfants de Jean-Marie Le Pen s’étaient auparavant succédé pour lire une partie de l’homélie, l’un d’entre eux appelant à prier «pour la France»: «Que les Français sachent choisir pour les gouverner et les guider des hommes sages et justes».

De nombreuses prières ont été lues ou chantées, parmi lesquelles la prière des paras, la prière à Jeanne d’Arc et une prière de l’écrivain catholique Charles Péguy, «La foi que j’aime le mieux, c’est Dieu, c’est l’espérance».

Aux abords de l’église, avant le début de la cérémonie, on pouvait entendre le «Chœur des esclaves hébreux» de Verdi – dans une version allemande -, que le leader frontiste faisait déjà jouer dans ses meetings, et voir une charrette richement décorée à la gloire de la garde impériale.

Pendant toute la cérémonie, des porte-drapeaux aux bérets de différentes couleurs s’étaient placés de part et d’autre de l’église.

Derrière eux, au pied d’une statue devant l’église, on apercevait des autocollants «pied noir pour toujours» sur une grande étole aux couleurs du RN. À côté, un militant transi de froid replongeait de temps en temps dans la lecture de son roman, «Ecritures corsaires», de l’écrivain marxiste Pier Paolo Pasolini.

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