Îles Baléares : cinq corps de migrants découverts pieds et poings liés dans la mer

Les autorités espagnoles ont ouvert une enquête après la découverte ces dernières semaines de cinq corps de migrants les mains et les pieds liés au large des îles Baléares, a rapporté la Garde civile. Le gouvernement local appelle Madrid à « ne pas laisser les Baléares seules » face à l’immigration irrégulière et demande une plus grande protection des frontières.

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L’île de Majorque, aux Baléares, concentre de nombreuses arrivées de migrants dans l’archipel. Crédit : Kyle Taylor/FlickrCC

Une enquête a été ouverte en Espagne après la découverte au cours des dernières semaines de plusieurs cadavres de migrants au large des îles Baléares. Tous avaient les pieds et les mains ligotés, a appris l’AFP lundi 23 juin auprès de la Garde civile espagnole.

Cette enquête, portant sur des faits d’homicide présumé, doit permettre d’identifier les victimes et de déterminer les circonstances de leur décès, a précisé une porte-parole de la Garde civile.

Selon le quotidien régional El Diario de Mallorca, qui a révélé l’information, au moins cinq cadavres apparus les pieds et les mains attachés ont été récupérés depuis mi-mai par des bateaux de la Garde civile.



D’après ce quotidien, le premier corps a été récupéré le 18 mai après avoir été repéré par un navire belge à l’ouest de Formentera, la plus petite des quatre îles formant cet archipel méditerranéen. « Quelques jours plus tard, un autre corps est apparu dans des circonstances similaires, également dans les eaux de Formentera. Et cela s’est répété plusieurs fois au cours des dernières semaines », écrit le journal.

Selon les enquêteurs cités par El Diario de Mallorca, ces migrants pourraient avoir été ligotés puis jetés à la mer durant leur traversée en direction de l’Espagne, peut-être après un différend avec leurs passeurs.

Près de 6 000 exilés ont débarqué aux Baléares en 2024

« C’est le visage [de la migration irrégulière] le plus cruel de ce que nous dénonçons, à savoir la consolidation de la route entre l’Algérie et les îles Baléares », a commenté la présidente des Baléares, Marga Prohens. Cette dernière a tenu à appeler le gouvernement de Madrid à « ne pas laisser les Baléares seules » et à demander une plus grande protection des frontières. « Un pays qui n’est pas capable de protéger ses frontières doit se remettre en question », a-t-elle ajouté.

Depuis 2022, la route migratoire algérienne qui relie l’Algérie à l’Espagne se déplace de plus en plus à l’est, en direction des îles Baléares, une zone moins surveillée. Les arrivées y sont de plus en plus fréquentes. Selon le décompte de l’agence de presse espagnole EFE, au cours de l’année 2024, au moins 5 924 exilés, ont débarqué aux Baléares, contre 2 278 l’an passé, soit presque trois fois plus.

Ces exilés sont appelés « harragas » (« brûleurs de frontières » en français ), ils embarquent dans de petits bateaux en fibre de verre depuis Alger, Oran, Mostaganem ou Tipaza. La grande majorité de ces candidats à l’exil fuit le manque d’opportunités professionnelles. Selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras, les passagers déboursent généralement entre 2 000 et 4 000 euros, parfois plus, pour effectuer ce trajet à bord de petits bateaux à moteurs de 60 à 140 chevaux, totalement inadaptés à ce type de traversées en pleine mer.

D’après Caminando Fronteras, plus de 500 personnes sont également mortes en 2024 sur cette route migratoire menant de l’Algérie à la péninsule ibérique.

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Les confinements liés au COVID-19 ont perturbé les compétences sociales cruciales des jeunes enfants

Les restrictions sociales liées à la COVID-19 ont entraîné des changements importants dans le développement des enfants de six ans ou moins, retardant leur acquisition d’une compétence sociale clé

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Les restrictions sociales liées à la COVID-19 ont entraîné des changements importants dans le développement des enfants de six ans ou moins, retardant l’acquisition d’une compétence sociale clé.

Une nouvelle étude publiée dans la revue Scientific Reports suggère que les confinements et autres mesures prises pour empêcher la propagation du COVID-19 ont causé des dommages graves, potentiellement irréversibles, aux enfants d’âge préscolaire.

« C’était remarquable de constater la baisse des performances des enfants », a déclaré la professeure de psychologie du développement Rose Scott, auteure principale de l’étude. 

« Dans le cadre d’une des tâches de mon laboratoire, les enfants testés avant la pandémie ont pu passer le test à 2 ans et demi. Juste après le confinement, nous avons constaté que des enfants de 5 ans ne le réussissaient pas. »

Les chercheurs ont testé chez les jeunes enfants une compétence sociale appelée « compréhension des fausses croyances », la capacité à reconnaître que les autres peuvent se tromper. L’acquisition de cette compétence est considérée comme une étape cruciale pour distinguer l’esprit de la réalité et permet aux enfants de développer des compétences de coopération, de communication et d’apprentissage.

Les recherches actuelles montrent que les capacités de perception erronée évoluent considérablement au cours des cinq premières années de vie d’un enfant. Un enfant qui ne maîtrise pas ces capacités cognitives peut devenir un élève qui a du mal à s’entendre avec ses pairs ou qui trouve les tâches scolaires plus difficiles.

Les résultats ont été comparés à ceux d’enfants du même âge pris avant la pandémie.

Les enfants du groupe pré-confinement ont obtenu des résultats nettement supérieurs à leurs tâches. Dans une tâche, 80 % des enfants de cinq ans du groupe pré-confinement ont réussi, alors que seulement 63 % des enfants du groupe post-confinement l’ont fait. Les enfants issus de milieux plus pauvres ont eu des résultats encore plus mauvais, avec seulement 51 % des enfants post-confinement ayant réussi la même tâche.

De plus, des tests plus poussés ont révélé que les déficits dans la compréhension des fausses croyances persistaient. Les enfants qui n’avaient pas cette capacité ne l’ont pas acquise plus tard.

Les auteurs estiment que le stress et l’isolement liés à la pandémie sont en grande partie responsables des différences observées.

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