Marine Le Pen, poids lourd du Rassemblement national (RN) français, et son chef de parti Jordan Bardella se sont hissés dans le Top 50 des personnalités préférées des Français pour 2024.
Le dernier classement annuel des 50 personnalités les plus influentes du Journal du Dimanche ( JDD ) , publié le 4 janvier, voit Bardella entrer dans le top 10, suivi de Le Pen une place plus loin. Ils sont les seuls hommes politiques à y figurer.
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Marine Le Pen (au centre), cheffe du groupe parlementaire du Rassemblement national (RN) et Jordan Bardella (à droite), président du parti du Rassemblement national (RN), jouissent d’une certaine popularité.
Le Pen a gagné plus de 50 places dans la liste 2023, marquant la plus forte augmentation d’une année sur l’autre de toutes les personnalités.
Selon Frédéric Dabi, analyste politique français et directeur général de l’institut de sondage Ifop, qui a réalisé l’enquête, la première place de Marine Le Pen indique « un changement radical dans la façon dont le public perçoit Marine Le Pen ».
« Elle incarne une sorte de point d’ancrage pour les Français ; nous l’avions constaté lors de l’analyse des électeurs RN en juin dernier : ses traits d’image personnelle – aimable, rassurante, protectrice – dépassent de loin les enjeux politiques qu’elle défend, comme reconnaître l’échec, proposer une alternative ou refonder la politique d’immigration », a-t-il déclaré.
« Elle a retrouvé la stature présidentielle qu’elle avait partiellement perdue… en 2017. »
Bardella, qui a gagné 20 places par rapport à 2023, est réputé populaire auprès des jeunes. Il semble également avoir bénéficié d’une solide campagne nationale aux élections européennes et nationales, ainsi que de la sortie de son livre en novembre et de la tournée promotionnelle qui l’accompagne.
Le chanteur-compositeur Jean-Jacques Goldman occupe la première place du dernier classement des 50 meilleurs judokas. Il est suivi par l’acteur Omar Sy et Teddy Riner, un judoka français poids lourd médaillé d’or aux Jeux olympiques de Paris.
Selon le JDD , les personnalités « incarnent des valeurs positives auxquelles les Français s’identifient facilement », beaucoup de celles qui sont au sommet projetant généralement une image plus « terre-à-terre ».
Le classement annuel est établi auprès de 1 000 Français qui choisissent leurs 10 personnalités préférées parmi une liste de 100 noms. La méthodologie est la même depuis 36 ans, l’enquête ayant lieu chaque année fin décembre.
75% des Français qualifient #Macron de « mauvais » président.
Actuellement, seuls 25 % des Français déclarent considérer Macron comme un bon président. Selon les données d’Odexa, son soutien s’est réduit à sa base électorale principale.
Le récent discours de Marine Le Pen délivre un message clair et inspirant d’espoir et de renouveau pour la France. Prenant la parole juste avant Noël, Marine Le Pen a présenté les difficultés de la France comme faisant partie d’un changement plus vaste qui se produit en Europe et dans le monde occidental. Elle a souligné l’effondrement des anciens systèmes politiques et la montée de nouveaux mouvements, qualifiant ce changement d’inévitable et indispensable.
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« La France traverse une période de bouleversements politiques », a-t-elle déclaré, soulignant que les échecs du gouvernement actuel ont laissé le pays désillusionné et en manque désespéré d’un nouveau leadership. Le message de Le Pen trouve un écho auprès de nombreux citoyens fatigués de la stagnation économique et des divisions sociales.
Elle a critiqué le gouvernement de gauche pour avoir négligé les crises comme celle de Mayotte et pour ses politiques qui ont conduit à des licenciements et au déclin industriel. Sa solidarité avec ceux qui souffrent reflète sa vision d’une France unie et plus forte.
L’optimisme de Marine Le Pen transparaît lorsqu’elle salue la résilience du peuple français, comparant son potentiel de renouveau à la reconstruction de Notre-Dame de Paris. Elle appelle à une rupture décisive avec les politiques ratées du passé et à une démarche audacieuse vers la reprise. « Les Français sont un peuple résilient et intelligent », a-t-elle déclaré, appelant à la confiance dans l’avenir du pays.
Pour conclure, Marine Le Pen a souhaité un joyeux Noël à tous les citoyens, en insistant sur l’importance de l’unité et de la compassion. Son discours est un appel à l’action pour tous ceux qui croient en la grandeur de la France et sont prêts à vivre un avenir meilleur sous une nouvelle direction.
Marine Le Pen, dirigeante de facto du parti Rassemblement national (RN), s’est réaffirmée comme « profondément eurosceptique » dans une interview au journal El País .
Le RN s’est imposé comme une force clé au Parlement, consolidant son rôle d’opposition décisive. EPA-EFE/Guillaume Horcajuelo
Dans l’article publié le 19 décembre, elle analyse le paysage politique actuel, les tensions internes au sein du gouvernement du président français Emmanuel Macron et ses propositions pour la France et l’Europe.
Dans le contexte de son procès pour détournement présumé de fonds européens, qui pourrait entraîner sa disqualification politique aux prochaines élections françaises prévues en mai 2027, Marine Le Pen a exprimé sa détermination à maintenir son influence au Parlement et à continuer de défendre les intérêts de ses électeurs.
Depuis que Macron a dissous l’Assemblée nationale en juin, le RN est devenu une force clé, consolidant son rôle d’opposition efficace.
L’avenir politique de Le Pen pourrait être compromis le 31 mars, date à laquelle devrait être rendu le verdict de son procès qui pourrait l’exclure de la politique pendant cinq ans.
Malgré cette incertitude, elle a assuré que sa priorité restait « l’intérêt du peuple français ». Elle a prévenu qu’elle n’hésiterait pas à agir contre le gouvernement s’il ignorait les propositions de son parti.
Le Pen a évoqué la récente nomination de François Bayrou au poste de Premier ministre français, affirmant que son rôle ne devrait pas être de développer ses propres politiques mais d’élaborer un budget reflétant les positions des trois principales forces au sein de l’Assemblée nationale.
Elle a prévenu que si Bayrou suivait le même chemin que son prédécesseur déchu Michel Barnier et proposait un budget qui ne tiendrait pas compte des revendications du RN, le résultat serait le même : « Les mêmes causes produiront les mêmes effets », a-t-elle déclaré.
Marine Le Pen a rappelé que Barnier avait été évincé en raison de son refus d’indexer les retraites sur l’indice des prix à la consommation (IPC), une position jugée inacceptable par le RN. « Il est tombé par excès d’orgueil. Il pensait qu’on se contenterait de miettes », a-t-elle ajouté.
À cet égard, elle a souligné que son parti ne tolérerait pas d’augmentation d’impôts dans un contexte où de nombreuses familles ont du mal à payer leurs factures.
Rejetant les accusations de déstabilisation du gouvernement, Le Pen a directement imputé à Macron l’instabilité politique en France.
Elle l’a accusé d’avoir créé une dette de 1 000 milliards d’euros en sept ans et d’avoir dissous l’Assemblée sous la fausse croyance qu’il gagnerait les élections.
Selon Le Pen, le RN n’a fait qu’utiliser les outils constitutionnels pour imposer la volonté des 11 millions d’électeurs qui ont soutenu le parti.
Sur la possibilité d’une démission d’Emmanuel Macron, elle a évité de se prononcer définitivement mais a laissé entendre que le président pourrait atteindre les limites de sa capacité à gouverner. « C’est à lui de déterminer s’il peut continuer à jouer son rôle sans plus apporter quelque chose de vraiment positif au pays », a-t-elle déclaré.
Marine Le Pen a renforcé sa position critique à l’égard de l’Union européenne, la décrivant comme « antidémocratique et contraire à la souveraineté nationale ».
Elle a particulièrement critiqué l’accord Mercosur-UE, le qualifiant d’exemple de la manière dont les décisions prises par la Commission européenne portent atteinte aux intérêts des citoyens européens.
« La Commission [de la présidente de la Commission européenne, Ursula] Von der Leyen incarne tout ce contre quoi nous luttons », a-t-elle déclaré.
Selon Marine Le Pen, l’accord, qui pourrait être signé sans consultation des représentants français, reflète un problème structurel dans le fonctionnement de l’UE : « Je ne peux pas l’accepter », a-t-elle déclaré, ajoutant que les décisions prises « dans le dos des électeurs » étaient inacceptables.
Concernant le procès qui pourrait mettre en péril sa carrière politique, elle a qualifié d’« attaque violente et injuste » la demande du procureur de la convoquer au tribunal.
Même des personnalités de gauche, comme le leader de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon, ont décrit le processus comme une « Inquisition des temps modernes », a affirmé Le Pen.
Pour elle, une condamnation dans ce contexte représenterait une attaque directe contre la légitimité démocratique, visant à annuler la volonté de millions d’électeurs.
Elle a catégoriquement rejeté les allégations selon lesquelles le processus judiciaire avait influencé sa stratégie politique, qualifiant ces théories d’« absurdes » et de « conspirationnistes ».
Le Pen a reconnu que le procès avait suscité un tollé public, révélant, selon elle, comment certains juges pouvaient influencer directement les résultats des élections.
En matière d’immigration, elle a plaidé pour des mesures drastiques, comme la restriction de la libre circulation au sein de l’espace Schengen aux seuls citoyens des États membres et l’interdiction de l’entrée des personnes sans autorisation préalable.
Elle a fait valoir que la migration de masse surchargeait les systèmes sociaux français et a proposé des politiques visant à encourager des taux de natalité nationaux plus élevés pour contrer les pressions démographiques.
« Nous devons arrêter cette immigration et faire des enfants », a-t-elle déclaré, niant tout lien entre ces déclarations et les théories de remplacement ethnique.
Selon Le Pen, le véritable problème réside dans le déséquilibre démographique entre l’Europe et l’Afrique, où les taux de natalité sont nettement plus élevés.
Sur le plan international, elle a critiqué la stratégie de l’Europe dans la guerre en Ukraine, affirmant que le conflit ne pouvait être gagné sans l’implication directe de l’OTAN, qui, selon elle, serait catastrophique.
Elle a exprimé l’espoir que le président américain élu Donald Trump puisse servir de médiateur pour trouver une solution diplomatique.
Concernant le président russe Vladimir Poutine, Le Pen a rejeté l’idée qu’il représentait une menace directe pour l’UE, arguant qu’il manquait « d’ambitions ou de moyens » pour conquérir le continent.
Bien qu’elle ait déclaré qu’elle le considérait auparavant comme un homme d’État important, elle a évité de porter un jugement définitif sur son leadership actuel.
Le Pen a conclu en soulignant que son parti était préparé à tous les scénarios, y compris sa disqualification potentielle.
Elle a insisté sur le fait que le RN comptait une figure forte en la personne de son protégé politique, l’actuel chef du parti Jordan Bardella, mais a réitéré que son objectif ultime restait d’être candidate à la présidentielle aux prochaines élections.
Dans une interview accordée à BFM TV, Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (RN), a pris une position ferme sur la crise des réfugiés syriens et l’influence croissante des forces djihadistes en Syrie. Elle a décrit la situation comme un choix impossible pour les Syriens entre le régime de Bachar al-Assad et les groupes djihadistes.
« Je suis horrifiée que le peuple syrien ait le choix entre Bachar al-Assad et les djihadistes », a-t-elle déclaré. « Un très mauvais dirigeant remplacé par des djihadistes, qui sont dangereux pour les libertés individuelles, pour les droits des femmes, pour la démocratie et la liberté d’expression, ce n’est pas une solution. »
Le Pen est allée plus loin, condamnant le Quai d’Orsay pour son ton face à la montée des factions djihadistes.
« Je suis surprise de voir le Quai d’Orsay se réjouir, même subtilement, de la montée en puissance des djihadistes », a-t-elle déclaré. « L’histoire prouve que leur arrivée au pouvoir n’a jamais apporté d’amélioration pour les populations qu’ils prétendent représenter. »
Le statut de réfugié est temporaire
Sur la question des réfugiés, Marine Le Pen a délivré un message direct : le statut de réfugié ne peut pas devenir permanent. « On ne peut pas être réfugié toute sa vie », a-t-elle déclaré.
Marine Le Pen a affirmé qu’une fois résolues les conditions qui ont poussé les réfugiés à fuir, ils devraient revenir pour aider à la reconstruction de leur pays. « La logique veut que les réfugiés rentrent chez eux quand ils seront suffisamment en sécurité. Leur place est en Syrie, pour contribuer à sa reconstruction. »
Elle a rappelé les récentes politiques mises en place en Europe, où les gouvernements bloquent les nouvelles demandes d’asile des Syriens. « C’est un premier pas. Mais il faut maintenant aller plus loin et organiser leur retour », a affirmé Marine Le Pen.
L’Europe ne peut pas porter seule ce fardeau
Les propos de Marine Le Pen ont également évoqué les jeux de pouvoir géopolitiques en Syrie, impliquant la Russie, les Etats-Unis, la Turquie et Israël. Elle a appelé à la prudence dans l’analyse de la situation, mais est restée claire sur la position de l’Europe : elle ne peut pas être la solution à la crise syrienne.
« Nous avons fait notre part du travail. L’Europe ne peut pas supporter des vagues interminables de migrations pendant que ces nations poursuivent leurs propres objectifs », a-t-elle souligné.
La position de Marine Le Pen reflète un sentiment croissant en Europe : la crise des réfugiés doit prendre fin et la responsabilité de reconstruire la Syrie appartient à son propre peuple. Son message est simple mais ferme : les réfugiés doivent rentrer chez eux et l’Europe doit donner la priorité à sa propre stabilité.
Le dernier sondage réalisé en France montre que Marine Le Pen, poids lourd du Rassemblement national (RN), est en tête de la course aux prochaines élections présidentielles françaises.
Le sondage, publié le 11 décembre et commandé par le Figaro Magazine, a été réalisé après l’ éviction du Premier ministre français Michel Barnier le 5 décembre.
Cela a montré que Le Pen restait le candidat le plus fort pour le prochain scrutin français, officiellement prévu en avril 2027.
Le sondage révèle que la leader de facto du (RN) devance son adversaire avec environ 36% des suffrages attendus au premier tour de l’élection présidentielle. Cela lui permettrait de passer au second tour du scrutin en deux parties.
Selon Fréderic Dabi, directeur général de l’institut de sondage Ifop, qui a réalisé l’étude, Marine Le Pen aurait même amélioré sa cote dans l’opinion publique.
« Elle a gagné deux points par rapport au même sondage de septembre », a-t-il souligné.
Selon Dabi, Le Pen est quasiment au même niveau que le candidat socialiste à la présidentielle de 1974, François Mitterrand.
Le sondage indique également que la décision de Le Pen de renverser l’ancien Premier ministre français et son détournement présumé de fonds européens n’auraient pas d’impact négatif sur sa position politique en cas d’élection présidentielle.
En 1974, Mitterrand est élu au premier tour avec 43,3 % des voix mais perd au second tour avec 49,19 % des voix face à la conservatrice Valérie Giscard d’Estaing.
Dans le cas où Marine Le Pen serait déclarée inéligible si elle était reconnue coupable à l’issue de son procès pour corruption, le chef officiel du RN, Jordan Bardella, obtiendrait un score légèrement inférieur, selon le sondage.
Mais le RN reste le parti le plus populaire, puisque Bardella recueillerait 34% des voix face à l’ancien Premier ministre de centre-droit Edouard Philippe, aujourd’hui maire du Havre et fondateur du parti politique Horizons. Il a annoncé plus tôt cette année qu’il se présentait à l’élection présidentielle.
De l’autre côté du spectre politique, la gauche française semble être dans le chaos.
Le sondage suppose une division à gauche entre plusieurs candidats ; le chef de file de la France insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon, le socialiste Olivier Faure ou l’ancien président François Hollande, le député vert Marine Tondelier et le communiste Fabien Roussel.
Parmi les nombreux candidats de gauche, Mélenchon reste le candidat le plus fort du sondage, mais ne recueille que 12 % des voix.
S’il n’y avait qu’un seul candidat de gauche, la gauche française ne recueillerait pas plus de 25 pour cent des voix, selon le sondage.
Bien que les élections soient prévues pour 2027, la gauche et la droite ont appelé le président Emmanuel Macron à démissionner à la lumière du chaos politique en France et d’un Parlement dans l’impasse.
Macron a déjà annoncé qu’il avait l’intention de rester au pouvoir jusqu’à la fin de son mandat présidentiel, mais alors que le désarroi politique en France s’aggrave, il reste incertain s’il en sera capable ou non.
Dans un discours de dix minutes à la nation , M. Macron a accusé l’extrême gauche et l’extrême droite, qui se sont combinées de manière choquante pour voter une motion de censure contre M. Barnier mercredi, de ne penser qu’à elles-mêmes, et non aux électeurs.
Il avait auparavant décrit les deux partis, qui comprennent le Rassemblement national (RN) d’extrême droite, dirigé par Marine Le Pen, et le parti d’extrême gauche La France insoumise, comme une « coalition d’irresponsables ».
Le président a déclaré que les partis s’étaient unis dans ce qu’il a appelé « un front anti-républicain » et a ajouté : « Je n’assumerai pas l’irresponsabilité des autres ».
Il a accusé les groupes d’avoir créé le « chaos » avant Noël dans l’espoir de provoquer une nouvelle élection présidentielle, et a déclaré qu’il ne démissionnerait pas mais terminerait son mandat jusqu’à sa fin naturelle en 2027. Il a ensuite réaffirmé son engagement à rendre la France « plus forte » et « plus juste ».
« Je sais que certaines personnes veulent me pointer du doigt », a-t-il déclaré. « C’est beaucoup plus facile de le faire. J’ai toujours accepté mes responsabilités. »
« Le mandat que vous m’avez confié est d’une durée de cinq ans et je l’exercerai jusqu’au bout. »
M. Barnier, un conservateur chevronné que M. Macron a nommé Premier ministre il y a à peine trois mois, est devenu le Premier ministre au mandat le plus court de l’histoire française moderne après avoir échoué à trouver suffisamment de soutien pour un budget visant à maîtriser un large déficit.
L’Elysée a déclaré que M. Macron avait demandé à M. Barnier et à son gouvernement de rester en poste à titre intérimaire jusqu’à ce qu’un nouveau gouvernement soit formé.
Bien que M. Macron ait mis des mois à nommer M. Barnier plus tôt cette année, il a été rapporté que le président français souhaite trouver un nouveau poste avant une cérémonie samedi pour rouvrir la cathédrale Notre-Dame, qui a été rénovée après un incendie dévastateur.
Le président américain élu Donald Trump devrait être présent aux côtés de nombreux dirigeants mondiaux.
Les alliés de Macron lui-même se sont joints à eux pour réclamer une action rapide. Après les élections anticipées de fin juin et début juillet, il a fallu près de deux mois à Macron pour nommer M. Barnier.
« Je lui recommande de procéder rapidement à la nomination d’un Premier ministre, c’est important, il ne faut pas laisser les choses en suspens », a déclaré sur France Inter la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, avant de rencontrer M. Macron vers midi.
La France risque désormais de terminer l’année sans gouvernement stable ni budget 2025, même si la Constitution prévoit des mesures spéciales qui permettraient d’éviter un shutdown à l’américaine.
Les troubles politiques en France affaiblissent encore davantage l’Union européenne, déjà sous le choc de l’implosion du gouvernement de coalition allemand, et surviennent quelques semaines avant le retour de M. Trump à la Maison Blanche.
Cela affaiblit également M. Macron, qui a précipité la crise avec sa décision malheureuse de convoquer des élections anticipées en juin, qui ont donné naissance à un parlement polarisé dans le pays.
Le président a déjeuné avec François Bayrou, dont le nom a été évoqué par les médias français comme successeur possible de M. Barnier, rapporte le journal Le Parisien .
Le mandat de M. Macron court jusqu’en mai 2027 et il n’a jusqu’à présent montré aucun signe de céder aux appels de l’opposition à la démission, bien qu’un sondage Toluna Harris Interactive pour la chaîne de télévision RTL ait montré que 64 % des électeurs souhaitent désormais que le président démissionne.
« Le principal responsable de la situation actuelle, c’est Emmanuel Macron », a déclaré Marine Le Pen, du RN (extrême droite), sur TF1.
Un président français ne peut être évincé que si les deux tiers des hommes politiques décident qu’il a gravement failli à son rôle, selon un article de la Constitution qui n’a jamais été invoqué.
Le nouveau Premier ministre devra faire face aux mêmes défis face à un Parlement divisé, notamment en adoptant un budget pour 2025 à un moment où la France doit maîtriser ses finances publiques.
Selon les règles constitutionnelles françaises, il ne peut y avoir de nouvelles élections parlementaires avant juillet.
L’establishment de gauche français a lancé une nouvelle attaque contre Marine Le Pen, en utilisant cette fois les allégations de détournement de fonds du Parlement européen comme prétexte pour l’écarter de la course à l’élection présidentielle de 2027.
Les procureurs affirment que Le Pen et les membres du Rassemblement national (RN) ont utilisé de manière abusive des fonds européens pour payer des assistants parlementaires pour des travaux non parlementaires. Alors que Le Pen a toujours nié ces accusations, les qualifiant de motivées par des considérations politiques, les accusations sont désormais instrumentalisées pour réclamer une peine de cinq ans de prison (dont trois avec sursis), une lourde amende et, plus alarmant encore, une interdiction de se présenter aux élections pendant cinq ans – une mesure qui pourrait détruire sa carrière politique.
Ce n’est pas la première fois que Marine Le Pen est confrontée à des poursuites judiciaires à connotation politique. En 2017, elle avait été jugée pour avoir condamné l’EI après avoir partagé sur Twitter des images révélant les atrocités brutales de l’organisation terroriste. Bien qu’elle ait attiré l’attention sur les horreurs de la violence islamique, elle a été accusée de « diffuser des images violentes » et a fait l’objet d’un harcèlement judiciaire. Ces affaires précédentes constituent un précédent troublant, démontrant comment le système judiciaire français est de plus en plus utilisé comme une arme pour étouffer la dissidence et faire taire ceux qui s’opposent à l’establishment.
Une attaque coordonnée contre la démocratie
Marine Le Pen, chef de file du Rassemblement national, n’a pas hésité à dénoncer les dernières actions du parquet comme une attaque coordonnée contre la démocratie. S’adressant aux médias peu après les réquisitions, elle a déclaré : « Il s’agit d’une tentative délibérée de priver le peuple français de son droit de choisir son dirigeant. »
Les procureurs demandent désormais une « exécution provisoire » de la peine, ce qui signifie que si le tribunal statue contre elle, elle sera immédiatement empêchée de se présenter aux élections, même si elle fait appel. Cette mesure sans précédent visant à contourner la procédure régulière met en évidence les motivations politiques qui se cachent derrière cette affaire.
La justification du procureur – « prévenir la récidive et assainir la vie démocratique » – est une tentative transparente de masquer cette chasse aux sorcières politique sous un langage juridique. Le moment, la portée et la nature de ces accusations ne laissent aucun doute sur le fait que l’objectif est de neutraliser l’un des plus puissants adversaires du régime d’Emmanuel Macron.
Parallèles mondiaux : la justice militarisée
Cette attaque contre Marine Le Pen s’inscrit dans une politique plus large d’abus de pouvoir judiciaire visant les dirigeants conservateurs et nationalistes du monde entier. La gauche et ses alliés mondialistes ont à maintes reprises utilisé les tribunaux pour éliminer leurs rivaux politiques lorsqu’ils ne peuvent pas gagner aux urnes.
L’ancien président Donald Trump est confronté à une litanie de procédures judiciaires destinées à faire échouer sa victoire présidentielle de 2024. En Allemagne, l’AfD fait face à des contestations judiciaires incessantes visant à délégitimer le parti malgré sa popularité croissante. Aujourd’hui, en France, Marine Le Pen se retrouve dans la ligne de mire d’un pouvoir terrifié par son influence croissante – parmi de nombreux autres conservateurs ciblés à travers l’Occident dans des efforts similaires pour étouffer l’opposition.
L’objectif est clair : faire taire l’opposition, discréditer la dissidence et garder le contrôle. L’utilisation des systèmes judiciaires comme armes politiques menace les fondements mêmes de la démocratie dans le monde occidental.
La contre-attaque de la RN
Plutôt que de reculer, le Rassemblement national redouble d’efforts dans sa lutte contre l’establishment. Les responsables du parti se sont ralliés à Marine Le Pen, en lançant une pétition en ligne pour recueillir le soutien du public et mobiliser les électeurs. La pétition , intitulée « Soutenons Marine Le Pen et défendons la démocratie », a déjà gagné en popularité, démontrant l’indignation généralisée des citoyens français ordinaires.
Le président du RN, Jordan Bardella, a qualifié de « scandaleuses » les demandes du parquet, estimant qu’elles visent à « priver des millions de Français de leur vote en 2027 ». Le vice-Premier ministre italien Matteo Salvini a fait écho à ce sentiment, condamnant l’attaque comme une tentative désespérée des élites pour étouffer la volonté du peuple.
Les enjeux pour la France
Les implications de cette croisade judiciaire vont bien au-delà de Marine Le Pen et du RN. Si les tribunaux parviennent à l’empêcher de se présenter, cela créera un précédent effrayant, signalant à chaque citoyen français que l’establishment peut et va utiliser tous les moyens nécessaires pour éliminer son opposition.
Le combat de Marine Le Pen est emblématique d’un combat plus vaste pour la liberté et la démocratie. Comme elle l’a souligné à juste titre, « les Français aiment que leurs hommes politiques aient traversé des épreuves ». Sa résilience face à des attaques incessantes n’a fait que renforcer sa base électorale et consolider sa position de voix de la véritable opposition en France.
Combattre pour l’avenir de la France
L’instrumentalisation des tribunaux par le gouvernement français constitue une menace existentielle pour la démocratie. En ciblant Marine Le Pen – d’abord pour avoir condamné l’EI, puis pour avoir prétendument détourné des fonds européens –, l’establishment montre clairement qu’aucune dissidence ne sera tolérée.
Il ne s’agit pas seulement d’une attaque contre Marine Le Pen, mais d’une attaque contre les millions de Français qui soutiennent sa vision du pays. Le système pense peut-être pouvoir la faire taire, mais il a sous-estimé la détermination du RN et du peuple français.
À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, la lutte pour l’avenir de la France est plus cruciale que jamais. Les Français laisseront-ils l’establishment leur dicter leurs choix ou se soulèveront-ils pour défendre leur démocratie ? Seul le temps nous le dira, mais Marine Le Pen et ses partisans sont prêts à affronter la bataille qui les attend.