Le ministre grec de la Justice, Giorgos Floridis, a annoncé que les hommes célibataires et les couples d’hommes vivant des relations homosexuelles ne seront plus autorisés à avoir des enfants par maternité de substitution dans le pays.

Un amendement au Code civil grec a introduit des changements dans le droit de la famille, clarifiant notamment la définition juridique de l’incapacité à mener une grossesse.
Une modification clé de l’article 1350 du Code civil, qui régissait le droit de la famille, interdisait de fait aux couples homosexuels masculins et aux hommes célibataires de devenir parents par le biais de la maternité de substitution.
Les changements révélés le 1er avril n’imposent aucune restriction à la maternité de substitution pour les femmes célibataires ou les femmes vivant des relations homosexuelles.
Floridis a déclaré que la révision législative était nécessaire pour résoudre des incohérences juridiques. Plusieurs affaires impliquant des couples homosexuels ont été portées devant les tribunaux grecs, aboutissant à des décisions contradictoires, a-t-il précisé.
Selon le ministre, l’amendement précise explicitement que « les hommes n’ont pas le droit de recourir à la maternité de substitution ».
« Nous clarifions, une fois pour toutes, que l’incapacité à mener une grossesse à terme n’est pas un handicap lié au genre », a déclaré Floridis.
« En d’autres termes, une femme peut être incapable d’avoir un enfant, qu’elle soit en couple avec un homme, une femme ou qu’elle soit célibataire. »
Le nouveau projet de loi, tel que présenté par le ministère, a instauré une réglementation stricte concernant la procréation médicalement assistée, notamment le transfert d’ovules dans le corps d’une autre femme. Il stipulait explicitement que « l’incapacité de concevoir en raison d’un rapport sexuel ne constitue pas une incapacité médicale de concevoir ».
La maternité de substitution serait désormais réservée exclusivement aux femmes — célibataires ou mariées — qui ne pouvaient pas concevoir pour des raisons médicales.
Floridis a défendu la réforme, arguant qu’elle répondait à un objectif humanitaire essentiel. Il a affirmé que, selon l’interprétation précédente de la loi, la Grèce risquait de devenir une plaque tournante de l’exploitation et du trafic liés à la maternité de substitution.
La Grèce est devenue l’année dernière le premier pays à majorité chrétienne orthodoxe à légaliser le mariage homosexuel.
Les groupes conservateurs et l’influente Église orthodoxe grecque se sont fermement opposés à la loi sur l’égalité du mariage.
Les lois sur la maternité de substitution varient considérablement d’un pays à l’autre. Si certains pays la réglementent, d’autres l’interdisent totalement. En Espagne et en Italie, la maternité de substitution est illégale, tandis qu’aux États-Unis, la maternité de substitution dite commerciale est largement pratiquée.
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