Opération de contrôles dans les transports en France : 691 étrangers interpellés et plus de la moitié relâchés

Selon les informations d’InfoMigrants, 691 étrangers ont été interpellés la semaine dernière lors de l’opération de contrôle renforcé dans les transports, ordonnée par Bruno Retailleau. Parmi les personnes arrêtées, une centaine de personnes ont été reconduites aux frontières et une trentaine ont été placées en rétention. Le reste, soit plus de 500 exilés, ont été relâchés.

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Opération de contrôles dans un train à Breil-sur-Roya, en 2018. Crédit : Mehdi Chebil pour InfoMigrants

L’opération de contrôle renforcé dans les transports, mercredi 18 et jeudi 19 juin, ordonnée par le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, a permis l’arrestation de 691 étrangers en situation irrégulière, indiquent les services de la Place Beauvau à InfoMigrants.

Pendant 48 heures, plus de « 4 000 gendarmes, policiers, douaniers et forces Sentinelle » avaient été mobilisés sur tout le territoire français « pour interpeller des clandestins », avait expliqué le ministre sur CNews.

Concrètement, les grandes gares françaises, ainsi que les trains régionaux dans les zones frontalières, ont été les zones les plus visées. « Vous veillerez à prioriser, dans toutes les gares ferroviaires, les contrôles des trains à destination des pays voisins et des grandes métropoles françaises, en arrivée comme en départ. Les trains régionaux, en particulier dans les zones frontalières, pourront utilement être contrôlés après sensibilisation des instances régionales concernées », avait détaillé Bruno Retailleau dans sa note adressée aux préfets.

500 personnes libérées

Au total en deux jours, 844 gares et 1 273 trains ont été contrôlés, précise le ministère de l’Intérieur à InfoMigrants.

Parmi les 691 migrants interpellés entre le 18 et le 19 juin, « une centaine » de personnes ont été « reconduites » à la frontière, signale l’équipe de Bruno Retailleau. Cela signifie que ces étrangers ont été arrêtés dans les gares, les trains ou les bus à quelques kilomètres de la frontière française, et expulsés du sol français.

Des accords de réadmission avec l’Italie et l’Espagne permettent aux autorités françaises de renvoyer les exilés vers ces pays, quelques heures seulement après leur arrivée dans l’Hexagone.

Cette pratique, largement dénoncée par les associations depuis des années, avait été jugée illégale par le Conseil d’État en février 2024, qui s’était appuyé sur un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). La plus haute juridiction avait annulé un article du code des étrangers (Ceseda) non conforme au droit européen qui permettait aux forces de l’ordre de prononcer des refus d’entrée aux étrangers arrivés aux frontières françaises en situation irrégulière, sans leur laisser la possibilité de demander l’asile.



Après l’opération d’arrestations de la semaine dernière, une « trentaine » de personnes ont aussi été placées en centre de rétention administrative (CRA), en vue de leur expulsion.

Les autres ont été relâchés. Environ 200 migrants ont également reçu une Obligation de quitter le territoire français (OQTF) et « certains » ont été assignés à résidence. Les OQTF ne sont pas suivis systématiquement d’un placement en rétention. Les personnes concernées bénéficient d’un délai « 30 jours pour quitter le territoire français par leurs propres moyens ».

Ainsi, sur les 691 migrants arrêtés, plus de 500 ont été libérés.

« Opération xénophobe »

Plusieurs syndicats ainsi que le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) avaient dénoncé « une opération xénophobe prenant pour bouc émissaire les plus précaires parmi les précaires ».

Ces opérations « s’apparentent à des ‘rafles' », disaient-ils dans leur communiqué, en déplorant une « escalade nauséabonde visant des travailleurs et travailleuses qui se rendent sur le lieu de travail et qui aujourd’hui et demain, un peu plus que d’habitude, le feront la peur au ventre ».

De nombreuses associations avaient d’ailleurs conseillé aux personnes en situation irrégulière de ne pas sortir durant ces deux jours afin d’éviter d’être interpellées.

« C’est terminé. La campagne de rafles menée par le ministère de l’Intérieur a pris fin. Des millions d’euros d’argent public auront été dépensés pour propager la peur et servir une opération d’autopromotion », a estimé l’association Utopia 56 sur X.

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Près de la moitié des médecins étrangers en Allemagne échouent au test de compétence linguistique

Près de la moitié des médecins étrangers souhaitant travailler en Allemagne échouent au test obligatoire de langue de spécialité, les médecins originaires de Syrie, d’Iran et de Turquie affichant des taux d’échec particulièrement élevés

Généré par IA

Près de la moitié des médecins étrangers souhaitant exercer la médecine en Allemagne ne parviennent pas à démontrer des compétences linguistiques suffisantes en allemand, selon une étude du magazine Freilich .

Le test de langue spécialisée, une condition essentielle pour l’obtention d’une licence, s’avère être un obstacle majeur, avec des taux d’échec approchant les 50 % dans certaines régions.

L’examen, conçu pour garantir que les médecins formés à l’étranger peuvent communiquer efficacement dans des contextes professionnels, exige que les candidats répondent à des normes avancées et spécifiques (B2 pour la communication générale et C1 pour la terminologie médicale) du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR).

Malgré la pénurie pressante de médecins en Allemagne, de nombreux professionnels étrangers ne parviennent pas à passer le test, ce qui retarde leur entrée sur le marché du travail.

En Saxe, l’un des Länder les plus touchés, près de la moitié des candidats ont échoué au test de langue en 2023. Parmi eux, 112 médecins syriens sur 200 et 15 candidats ukrainiens sur 26. Des tendances similaires ont été observées à l’échelle nationale.

Le Brandebourg a également enregistré un taux d’échec de 50 %, tandis que Brême, la Bavière et Berlin ont respectivement enregistré des taux d’échec de 49 %, 44 % et 38 %. À Hambourg, les taux d’échec se situaient entre 40 % et 45 %.

La Thuringe fait figure d’exception positive, avec seulement 26 % des médecins étrangers qui échouent au test de langue.

Les médecins étrangers qui n’ont pas terminé leur formation médicale en Allemagne doivent réussir le test de langue de spécialité pour obtenir l’autorisation d’exercer. Les frais d’examen peuvent varier de 390 à 600 € par tentative et, bien que les candidats puissent repasser l’examen indéfiniment, la réussite n’est pas garantie.

La difficulté de l’examen est à la mesure des exigences et des responsabilités de la profession, mais les ressortissants étrangers originaires de Syrie, d’Iran et de Turquie, qui constituent une part importante des candidats, le trouvent particulièrement pénible.

Les taux d’échec ont suscité des critiques de la part des responsables politiques et des professionnels de la santé. Le parti AfD s’est montré particulièrement virulent, affirmant que les résultats des tests de langue mettent en évidence des problèmes plus vastes dans les qualifications et la préparation des médecins étrangers. Il a réclamé des exigences plus strictes, notamment une formation et des examens obligatoires pour garantir l’alignement sur les normes médicales allemandes.

« La promotion des étudiants en médecine locaux est une tâche élémentaire et évidente », a déclaré Martin Sichert, porte-parole de l’AfD pour la politique de santé. « Plus il y aura de médecins allemands qualifiés, moins on aura besoin de médecins étrangers. »

Il a souligné la nécessité de normes cohérentes pour garantir la qualité et la sécurité des soins aux patients, avertissant que les médecins étrangers ne devraient pas être précipités dans le système jusqu’à ce qu’ils parlent allemand à un niveau acceptable.

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