« C’est un soulagement » : le violeur en série de Nanterre condamné à 17 ans de prison

Cet homme de 29 ans a été reconnu coupable, ce mercredi 5 février, par la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine d’avoir violé deux femmes âgées à l’hôpital Max-Fourestier et une petite fille de 12 ans en juillet 2022.

3–4 minutes

En l’espace de quelques minutes, il avait semé la terreur au sein de l’hôpital Max-Fourestier de Nanterre (Hauts-de-Seine). Ce mercredi, Ali G. a été condamné à 17 ans de prison, conformément aux réquisitions du parquet, par la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine. Depuis lundi, cet homme de 29 ans y était jugé pour les viols de deux personnes âgées au sein de l’établissement hospitalier, le 27 juillet 2022, et pour celui d’une petite fille de 12 ans commis deux jours plus tard après s’être introduit dans la chambre de la jeune victime.

Ce jour-là, il est environ 9h30 lorsque Ali G. entre dans la chambre d’Agnès (le prénom a été changé). Cette femme de 78 ans est hospitalisée depuis deux semaines dans une chambre située au rez-de-chaussée et qu’elle partage avec une autre patiente. À la vue de cet inconnu, à la silhouette mince et coiffée de dreadlocks, Agnès lui demande ce qu’il fait là. « Il a juste mis son doigt devant sa bouche, en signe de silence. J’ai commencé à avoir très peur », avait raconté la victime au Parisien, quatre mois après les faits.

Recherché pendant plus d’un mois

Sans dire mot, ce dernier saisit Agnès par les pieds et la viole. Face aux cris d’Agnès et de sa voisine de chambre, il prend la fuite en violentant sur son chemin des infirmières qui tentent de le stopper. Pour autant, il ne s’arrête pas là. Quelques minutes plus tard, il s’en prend à une autre femme, âgée de 70 ans et souffrant d’une maladie neurodégénérative, dans l’enceinte de l’hôpital. Après avoir plaqué au sol sa victime — décédée depuis — et enlevé son pantalon de force, il la viole.

Deux jours plus tard, le 29 juillet, il entre par la fenêtre dans la chambre, située à 3 km de l’hôpital à vol d’oiseau, d’une petite fille de 12 ans. Après l’avoir étranglé avec son bras, il agresse sexuellement la fillette avant de s’enfuir.

Rapidement, l’ADN laissé par le violeur derrière lui met les policiers du service départemental de police judiciaire des Hauts-de-Seine (SDPJ 92) sur la piste d’un seul et même suspect. Après d’intenses recherches, Ali G. finit par être interpellé, le 9 septembre 2022, par des policiers de la brigade des réseaux franciliens alors qu’il tentait de frauder l’accès au RER à la Gare de Lyon.

Pas d’altération du discernement au moment des faits

S’il avait reconnu les faits qui lui étaient reprochés, c’est la question de sa santé mentale qui était au cœur du procès. En proie à la toxicomanie, ce sans domicile fixe avait fini par se couper de sa famille après un séjour en prison en 2021. Selon une de ses sœurs, il s’était mis à parler tout seul et à tenir des propos incohérents, la poussant à le faire interner en hôpital psychiatrique. L’expert-psychiatre, qui a examiné son dossier, avait décrit un « sujet mal structuré » à l’organisation « borderline » et qui pouvait présenter des troubles du comportement.

À l’audience, ce même expert a d’ailleurs suggéré que l’altération du discernement pouvait être envisagée. C’est d’ailleurs en ce sens que l’avocat de la défense, Me Philippe Herbeaux, a axé sa plaidoirie. Mais la cour n’a pas retenu cette option qui aurait permis de voir la peine de l’accusé être réduite. « On est tous d’accord pour dire que ses actes sont odieux mais cela n’empêchait pas d’appréhender plus profondément la question de sa santé mentale », déplore Me Herbeaux.

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Un adolescent séquestré et forcé à boire de l’urine, sept suspects écroués

Sept suspects, dont quatre mineurs, ont été déférés ce vendredi au tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine). Mis en examen, ils ont été écroués. Ces derniers sont soupçonnés d’avoir séquestré un adolescent de 16 ans une cave de Boulogne-Billancourt, avant de le rouer de coups et de lui faire subir des actes de torture et de barbarie. Une scène extrêmement violente qui a été filmée.

Un adolescent de 16 ans a été séquestré dans une cave à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) et a subi de graves sévices et des humiliations, le 10 novembre dernier. Sept hommes, dont quatre mineurs, ont été interpellés ce jeudi matin et ont été déférés devant un juge d’instruction de Nanterre ce vendredi, indique une source proche de l’affaire, confirmant une information de Paris Match. Ils ont été mis en examen avant d’être placés en détention provisoire dans la soirée, a précisé le parquet de Nanterre.

Le mineur a été séquestré par plusieurs individus dans un parking situé en sous-sol d’un immeuble de la cité du Pont-de-Sèvres, dans l’après-midi. L’adolescent pensait avoir rendez-vous avec une jeune fille rencontrée sur Snapchat. Il s’agissait en fait d’un guet-apens. La rencontre devait avoir lieu à la station de métro Porte de Saint-Cloud. Sur place, il a été forcé de monter dans une rame et de descendre à la station Pont-de-Sèvres, sur la ligne 9. Selon son récit, il a ensuite été conduit dans une cave avant d’être roué de coups, notamment avec une barre de fer. Il a ensuite été forcé de se déshabiller, de boire de l’urine et de danser devant ses agresseurs, qui lui ont rasé une partie de la tête. La victime aurait également subi une tentative de viol avant d’être libérée par ses bourreaux. Des faits qui ont été filmés par les auteurs. L’adolescent a été retrouvé par un passant alors qu’il était blessé. La police a alors été alertée.

Une enquête a immédiatement été ouverte par le parquet de Nanterre, qui a confié les investigations aux policiers du service départemental de police judiciaire des Hauts-de-Seine (SDPJ 92). Les motivations des agresseurs restent à définir. Dans la vidéo d’une extrême violence qu’ils ont filmée au moment des faits, ils réclament 4000 euros à la victime.

Dans ce dossier, une ouverture d’information a été ouverte des chefs de viol en réunion, arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire avec torture ou acte de barbarie, vol en réunion, menace, association de malfaiteurs criminelle et association de malfaiteurs délictuelle, et violence aggravée par trois circonstances suivie d’une incapacité totale de travail supérieur à 8 jours.

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