De toutes les fêtes célébrées par les peuples libres (dits païens) : Les fêtes des deux solstices sont de loin les plus importantes de l’année.

Dans l’hémisphère Nord, le solstice d’été se produit le 20 ou le 21 juin, c’est le moment où le pôle Nord est le plus proche du soleil. Pour Litha, nous célébrons le Soleil. La fête du solstice d’été est la plus ancienne fête Européenne, la tradition ancestrale veut que l’on fasse un feu, image du soleil, qui brûlera toute la nuit jusqu’au lever prochain de l’astre divin, le feu est ainsi le substitut du Soleil la nuit, nous faisant passer une nuit blanche, comme les nuits du cercle polaire au solstice d’été : Blanches de lumière du soleil invaincu qui ne se couche pas de la nuit : cette tradition manifeste le souvenir de l’origine polaire. C’est également le jour où l’on s’échange les plantes médicinales cueillies à jeun le matin.
Litha, c’est aussi le nom de la déesse celte de la prospérité, des moissons, de la fécondité de la nature.
En Suède, c’est un moment de fête national, appelé “Midsommar“, jour férié où tout le monde se retrouve en nature pour célébrer ce moment si important. Il faut se mettre dans le contexte car selon la Tradition l’été commence le 1er Mai, le jour de Beltaine.
Rituels, traditions, sens et symbolique
Date : le jour du solstice soit le samedi 21 juin en cette année 2025
Déesse fêtée : Litha, déesse de la mythologie celtique
Dieux fêtés : Thor, Tyr
Symbolique : La force, la planète Jupiter, le chêne, l’arbre de justice de Thor, le feu de Thor, c’est à dire la foudre, la force de l’âge, les plantes guérisseuses, le ciel clair.
Runes : Tiwaz, Sowilo et Fehu.
Animaux : Les boucs, le crabe, l’aigle et le faucon.
Rituels :
-L’arbre de vie, le Mai de Beltaine, tend vers l’arbre de justice, d’équilibre. L’arbre de Mai est utilisé pour faire le feu de joie, c’est aussi le feu de Thor qui figure la foudre qui ré équilibre les énergies entre Ciel et Terre.
-Les convives viennent boire dans la même corne l’hydromel, chacun leur tour en faisant le tour du feu.
-Procession nocturne avec flambeaux
-Jeux de plein air l’après midi
-Activités sportives pour les hommes qui testent leur force et leur adresse.
-Echanges de plantes médicinales
La fête de Thor
Les fêtes celto-odinique s’enchaînent avec une grande logique qui est celle de la nature, à Imbolc on célèbre les graines et la femme enceinte, à Ostara (Oestara) on célèbre la naissance, les œufs et les bébés, à Beltaine c’est le temps des adolescents et des fleurs autour de l’arbre de vie qui valorise les femmes et les jeunes femmes. Et bien au solstice c’est la force de l’âge de l’homme de 35 ans, la force, valorisée autour du grand feu qui figure le feu de Thor, à une époque où la foudre de Thor tombe régulièrement, elle vient ré équilibrer les forces électriques entre le ciel et la terre. Thor est le dieu du juste équilibre, le dieu de la justice. (Tout comme le dieu Tyr)

Qualifiée de païenne par les agents du Christianisme, la fête du Solstice sera combattue, et menacée de totalement disparaître, sous peine de mortelles représailles. Faute d’avoir réussi à la faire arrêter, la fête sera finalement christianisée sous le nom de “Feu de la Saint Jean”. L’Eglise Romaine autorisait alors, durant la Fête de la Saint Jean, de faire un feu en l’honneur de cet apôtre, tous les 24 juin. Ce qui lui permit également, faute de pouvoir éradiquer cette fête, de l’assimiler au christianisme, et surtout de la contrôler en terme de rituels.
La religion primordiale des peuples libres
Et puisque l’Humanité n’a qu’un seul soleil, cette fête n’est pas seulement la Tradition de l’ancienne Europe libre, puisqu’elle est fêtée partout sur la planète. Les plus vieux monuments laissés par les Anciens à travers notre planète marquent tous le jour du solstice d’été et d’hiver dans leur structure (et souvent les équinoxes également). Les rayons du soleil les traversent d’une façon tout à fait particulière pour marquer ce jour. Ce matin-là, le soleil y éclaire un point précis de la structure, ou dessine un alignement parfait, selon les cas. Les Anciens savaient calculer les solstices, les équinoxes et autres mouvements planétaires, et l’exprimer à travers leurs monuments. Ainsi leur message est, plus que gravé dans la pierre, dans la disposition même des architectures. Voici par exemple, quelques uns des lieux où les solstices sont marqués, dont certains sont multimillénaires : Site mégalithique de Stonehenge en Angleterre, les Pyramides de Gizeh en Egypte, le temple d’Abou Simbel, le temps de Karnak en Egypte. Mais aussi le Cairn de Gravrinis, les mégalithes de Locmariaquer, le Dolmen de la Roche aux Fées, le morne de Newgrange (énorme caïrn), la Vallée des Merveilles, Le Machu Pichu, Teotihuacan, le Cromlech Australien de Mullumbimby… Sans oublier les cathédrales Gothiques, notamment Chartres et à Strasbourg. C’est à travers la planète entière, et à toutes les époques, que l’on célébrait la nature et la vie à travers les cycles du soleil, et cela toujours avec précision et promptitude. C’est dire l’importance qu’accordaient nos Ancêtres aux solstices, à la mécanique Cosmique et à son observation.
Pour en savoir plus :
Boyer Régis – Les Vikings

Auteur : Boyer Régis
Ouvrage : Les Vikings
Année : 1992
Nourri de vagues réminiscences médiévales et de récits hagiographiques détachés de leur contexte, exacerbés au XIXe siècle par les aspirations nationalistes des pays Scandinaves, le mythe du viking cruel et sanguinaire est solide. Régis Boyer, en se proposant de démêler l’énormes fatras de confusions et d’erreurs véhiculées par nos mémoires, découvre les qualités humaines d’un peuple que l’on croyait barbare. Pourquoi et comment ces hommes se sont-ils déplacés dans toute l’Europe ? À la faveur de quelles circonstances ont-ils pu s’installer, à l’Est comme à l’Ouest, et se voir offrir l’administration de leurs nouveaux territoires ? Comment ont-ils fondé l’État russe ? Qu’ont-ils apporté à l’Occident ? Auraient-ils pu découvrir l’Amérique ? Si les vikings n’étaient pas les guerriers invincibles que l’on croyait, il demeure que leur migration est un des temps forts de l’histoire de l’Occident, qui continue de surprendre. Professeur et directeur de l’Institut de langues, littérature et civilisations scandinaves à l’université de Paris-Sorbonne, Régis Boyer a publié de nombreux ouvrages sur les civilisations du nord de l’Europe, dont le volume de la Pléiade : Sagas islandaises.
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Lien de téléchargement : Boyer_Regis_-_Les_Vikings.zip
Autres sources :


