Collégienne poignardée à mort en France : le suspect est passé aux aveux

Le principal suspect dans l’affaire en France du meurtre d’une collégienne de 11 ans, poignardée à mort après avoir disparu à la sortie de son collège près de Paris, est passé aux aveux, a annoncé mercredi le parquet. 

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La macabre découverte dans cette ville de banlieue d’ordinaire tranquille, située à une vingtaine de kilomètres au sud de Paris, a suscité une forte émotion en France.

«Je vous informe que le principal suspect a reconnu les faits qui lui étaient reprochés lors de sa garde à vue», a indiqué le procureur Grégoire Dulin. Quatre personnes ont vu leur garde à vue prolongée mardi soir, dont le principal suspect, âgé de 23 ans, les trois autres étant son père, sa mère et sa petite amie, interpellés pour non-dénonciation de crime.

Selon une source proche du dossier, le jeune homme a reconnu les faits au cours de la nuit.

Le ministre d’Intérieur Bruno Retailleau a exprimé mercredi matin sa «compassion profonde» envers la famille de la jeune Louise, estimant que «le coupable a été arrêté» au micro de France Inter.

Il a également été interrogé sur la possibilité qu’une frustration liée aux jeux vidéo soit le mobile du meurtre comme la presse s’en est fait l’écho.

«Très franchement, peut-on tuer un enfant de 11 ans parce qu’on a perdu, parce qu’on a été contrarié, parce qu’on est frustré?» s’est interrogé le ministre.

Le principal suspect a été interpellé lundi soir. Il est depuis interrogé pour meurtre sur une mineure de moins de 15 ans.

Dans la foulée de son interpellation, les enquêteurs ont arrêté des membres de son entourage: le père âgé de 49 ans, la mère de 48 ans et la petite amie de 23 ans pour non-dénonciation de crime.

Ces interpellations ont eu lieu à Épinay-sur-Orge, où se situait le collège de Louise.

Le corps de l’enfant, disparue à la sortie de son collège vendredi après-midi, a été retrouvé vers 2 h 30 samedi dans un bois, à quelques centaines de mètres de son établissement scolaire.

L’autopsie a permis « de relever la présence de très nombreuses plaies commises avec un objet tranchant dans les zones vitales », selon le parquet.

Le téléphone de la victime a été retrouvé à proximité de son corps.

De nombreux bouquets et bougies ont été déposés devant l’entrée du collège pour rendre hommage à Louise.

Dès le week-end, une cellule d’écoute psychologique coordonnée par le Samu avait été installée en mairie d’Épinay-sur-Orge. La ville et sa voisine de Longjumeau ont aussi mis en place un dispositif de sécurité sur les trajets du collège.

Ces dispositifs seront maintenus «aussi longtemps que nécessaire», a assuré le ministère de l’Éducation.

Aucune marche blanche ne serait organisée «afin de permettre à la famille de faire son deuil dans la plus stricte intimité», a indiqué la mairie de Longjumeau.

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