La guerre de l’Allemagne contre la dissidence : les citoyens sont invités à se dénoncer les uns les autres

Descentes de police, activisme financé par les contribuables et surveillance de masse : les critiques affirment que Berlin relance les tactiques de la Stasi pour faire taire l’opposition politique.

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La police de Berlin exhorte les citoyens à se signaler mutuellement en cas de suspicion de « discours de haine » en ligne, dans le cadre d’une répression nationale qui, selon les critiques, ressemble à l’État de surveillance de l’Allemagne de l’Est.

Cette répression intervient dans un contexte de soutien croissant de l’opinion publique au parti anti-establishment Alternative pour l’Allemagne (AfD), en particulier dans l’est du pays, où le parti a réalisé des gains électoraux significatifs.

La dernière escalade a eu lieu le mercredi 25 juin, lorsque la police a mené des raids coordonnés à travers le pays, perquisitionnant les domiciles et confisquant les appareils électroniques de 170 personnes à cause de commentaires sur les réseaux sociaux qui relèvent soit de la catégorie générale des « discours de haine », soit simplement des insultes envers les politiciens en exercice.

Dans le cadre de cette opération, la police berlinoise appelle les citoyens à s’informer mutuellement en prenant des captures d’écran des publications en ligne perçues comme des preuves de « discours de haine ».

L’appel de la police a suscité de vives réactions parmi les utilisateurs des réseaux sociaux, certains soulignant que cela rappelle les chapitres les plus sombres du passé de l’Allemagne, en particulier les pratiques de surveillance de la Stasi en Allemagne de l’Est.

Un utilisateur a commenté l’ironie de ces perquisitions le jour de l’anniversaire de George Orwell. Un autre a déclaré que la police devrait se concentrer sur la capture des vrais criminels. Un troisième s’est demandé si la police poursuivrait les militants de gauche haineux avec la même vigueur.

De nombreux utilisateurs ont déploré la fin de l’État de droit en Allemagne.

Pendant ce temps, en Thuringe, le Land où l’AfD a réalisé sa première percée politique majeure , le programme du gouvernement régional Kampf gegen Rechts (Lutte contre la droite) a été vivement critiqué par la Cour des comptes du Land.

L’institution a publié un rapport cinglant accusant le gouvernement – ​​dirigé par la CDU de centre-droit, les sociaux-démocrates, le BSW de gauche et soutenu par le parti d’extrême gauche Die Linke – de mal gérer les fonds des contribuables en ce qui concerne ses soi-disant projets anti-extrémistes.

Depuis 2011, la Thuringe finance des initiatives, principalement menées par des groupes de gauche, visant à lutter contre l’extrémisme de droite présumé et les soi-disant « idéologies antidémocratiques ».

Selon le rapport, la Thuringe est le seul État fédéral d’Allemagne à financer deux institutions de recherche distinctes axées sur la lutte contre l’extrémisme de droite, toutes deux ayant des rôles qui se chevauchent.

Le programme est mis en œuvre par le Centre pour la démocratie d’État (LDZ), qui alloue des fonds des contribuables à diverses initiatives de gauche, organise des formations et coordonne la publicité et la recherche.

La Cour des comptes a constaté des inefficacités majeures, notamment des paiements forfaitaires pour la formation et les frais administratifs qui dépassaient les dépenses réelles.

Il a été constaté que l’État cofinance les initiatives fédérales de lutte contre l’extrémisme à des niveaux disproportionnés. Alors que le gouvernement fédéral n’exigeait qu’une contribution de 10 à 20 % des Länder, la Thuringe en a volontairement couvert près de 50 %.

Plutôt que de renforcer les valeurs démocratiques, les critiques affirment que ces campagnes sont utilisées comme des outils d’application idéologique, conçus pour marginaliser les dissidents, en particulier les électeurs de l’AfD, et consolider le contrôle politique.

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Contrôle d’identité au faciès : la Cour européenne des droits de l’homme condamne la France

La Cour européenne des droits de l’homme a donné raison à Karim Touil jeudi et condamné la France pour un contrôle d’identité discriminatoire. L’homme avait été contrôlé trois fois en dix jours en 2011.

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© Alain Jocard, AFP | Des policiers parisiens quittent une station de métro après avoir arrêté deux hommes qui auraient volé un voyageur endormi, le 27 avril 2024.

La Cour européenne des droits de l’homme a donné raison à Karim Touil jeudi et condamné la France pour un contrôle d’identité discriminatoire. L’homme avait été contrôlé trois fois en dix jours en 2011.

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné la France pour un contrôle d’identité discriminatoire jeudi 26 juin, mais donné tort à cinq autres Français qui dénonçaient des contrôles au faciès.

Le requérant qui a obtenu gain de cause, Karim Touil, avait subi trois contrôles d’identité en l’espace de dix jours en 2011. Dans son arrêt rendu jeudi, la Cour relève qu’il n’a pas été apporté de « justification objective et raisonnable » de viser Karim Touil pour aucun des trois contrôles.

Tout en se disant « bien consciente des difficultés pour les agents de police de décider, très rapidement et sans nécessairement disposer d’instructions internes claires, s’ils sont confrontés à une menace pour l’ordre ou la sécurité publics », la cour conclut qu’il existe dans le cas de Karim Touil, « une présomption de traitement discriminatoire à son égard et que le gouvernement n’est pas parvenu à la réfuter ».

La France est par conséquent condamnée pour violation de l’article 14 de la Convention européenne des droits de l’homme, relative à l’interdiction de la discrimination, combiné avec l’article 8 (droit au respect de la vie privée et familiale).

L’État doit verser 3 000 euros à Karim Touil pour dommage moral.

Empêcher les contrôles discriminatoires

En revanche, la cour a jugé que les contrôles subis par les cinq autres requérants n’ont pas été effectués pour des motifs discriminatoires. Elle ne relève pas l’existence de défaillance structurelle en la matière.

C’est l’épilogue d’un long combat judiciaire pour ces six Français, d’origine africaine ou nord-africaine et résidant à Roubaix, Marseille, Vaulx-en-Velin, Saint-Ouen et Besançon. Tous dénonçaient des « contrôles au faciès », subis en 2011 et 2012.

Après avoir perdu devant la justice française, ils ont saisi en 2017 la CEDH, qui veille au respect de la Convention européenne des droits de l’homme dans les 46 États qui l’ont ratifiée.



Ils demandaient à la cour de condamner la France pour discrimination, violation de leur vie privée et de leur liberté de circulation.

Ils souhaitaient aussi contraindre les autorités françaises à mettre en place des mesures pour empêcher les contrôles discriminatoires et garantir une traçabilité de ces contrôles, avec la remise d’un récépissé lors de chaque contrôle d’identité, par exemple.

Ces six requérants font partie d’un groupe de 13 hommes qui s’étaient lancés dans un combat judiciaire, dénonçant des contrôles injustifiés, parfois associés à des palpations, des insultes ou du tutoiement.

Après avoir perdu en première instance en 2013, les plaignants avaient fait appel et en 2015, la cour d’appel de Paris avait donné raison à cinq d’entre eux, condamnant l’État à verser 1 500 euros de dommages et intérêts à chacun.

En 2016, la Cour de cassation avait définitivement condamné l’État dans trois dossiers, une première historique.

Six hommes qui n’avaient pas obtenu gain de cause avaient décidé de porter l’affaire devant la CEDH.

Augmentation des contrôles

La proportion de personnes ayant fait l’objet d’un contrôle d’identité a fortement augmenté entre 2016 et 2024, selon une enquête du Défenseur des droits (DDD) dévoilée mardi, pour laquelle 5 030 personnes ont été interrogées.

En 2024, 26 % des personnes interrogées ont déclaré avoir été contrôlées par la police ou la gendarmerie au moins une fois au cours des cinq dernières années, contre 16 % en 2016.

Les hommes jeunes et perçus comme arabes, noirs ou maghrébins ont quatre fois plus de risques de faire l’objet d’au moins un contrôle d’identité que le reste de la population et 12 fois plus de risques d’avoir un contrôle poussé (fouille, palpation, ordre de partir), révèle cette enquête.

Plus d’une personne sur deux (52 %) déclare ne pas avoir reçu de justification du contrôle et 19 % des personnes contrôlées évoquent des comportements inappropriés de la part des forces de l’ordre lors du contrôle (tutoiements, insultes, provocations, brutalité).

Au regard de ces résultats, la Défenseure des droits Claire Hédon a émis plusieurs recommandations, dont la traçabilité des contrôles d’identité afin de garantir aux personnes contrôlées la possibilité d’exercer un recours, notamment en cas d’allégation de discrimination.

Avec AFP

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Opération de contrôles dans les transports en France : 691 étrangers interpellés et plus de la moitié relâchés

Selon les informations d’InfoMigrants, 691 étrangers ont été interpellés la semaine dernière lors de l’opération de contrôle renforcé dans les transports, ordonnée par Bruno Retailleau. Parmi les personnes arrêtées, une centaine de personnes ont été reconduites aux frontières et une trentaine ont été placées en rétention. Le reste, soit plus de 500 exilés, ont été relâchés.

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Opération de contrôles dans un train à Breil-sur-Roya, en 2018. Crédit : Mehdi Chebil pour InfoMigrants

L’opération de contrôle renforcé dans les transports, mercredi 18 et jeudi 19 juin, ordonnée par le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, a permis l’arrestation de 691 étrangers en situation irrégulière, indiquent les services de la Place Beauvau à InfoMigrants.

Pendant 48 heures, plus de « 4 000 gendarmes, policiers, douaniers et forces Sentinelle » avaient été mobilisés sur tout le territoire français « pour interpeller des clandestins », avait expliqué le ministre sur CNews.

Concrètement, les grandes gares françaises, ainsi que les trains régionaux dans les zones frontalières, ont été les zones les plus visées. « Vous veillerez à prioriser, dans toutes les gares ferroviaires, les contrôles des trains à destination des pays voisins et des grandes métropoles françaises, en arrivée comme en départ. Les trains régionaux, en particulier dans les zones frontalières, pourront utilement être contrôlés après sensibilisation des instances régionales concernées », avait détaillé Bruno Retailleau dans sa note adressée aux préfets.

500 personnes libérées

Au total en deux jours, 844 gares et 1 273 trains ont été contrôlés, précise le ministère de l’Intérieur à InfoMigrants.

Parmi les 691 migrants interpellés entre le 18 et le 19 juin, « une centaine » de personnes ont été « reconduites » à la frontière, signale l’équipe de Bruno Retailleau. Cela signifie que ces étrangers ont été arrêtés dans les gares, les trains ou les bus à quelques kilomètres de la frontière française, et expulsés du sol français.

Des accords de réadmission avec l’Italie et l’Espagne permettent aux autorités françaises de renvoyer les exilés vers ces pays, quelques heures seulement après leur arrivée dans l’Hexagone.

Cette pratique, largement dénoncée par les associations depuis des années, avait été jugée illégale par le Conseil d’État en février 2024, qui s’était appuyé sur un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). La plus haute juridiction avait annulé un article du code des étrangers (Ceseda) non conforme au droit européen qui permettait aux forces de l’ordre de prononcer des refus d’entrée aux étrangers arrivés aux frontières françaises en situation irrégulière, sans leur laisser la possibilité de demander l’asile.



Après l’opération d’arrestations de la semaine dernière, une « trentaine » de personnes ont aussi été placées en centre de rétention administrative (CRA), en vue de leur expulsion.

Les autres ont été relâchés. Environ 200 migrants ont également reçu une Obligation de quitter le territoire français (OQTF) et « certains » ont été assignés à résidence. Les OQTF ne sont pas suivis systématiquement d’un placement en rétention. Les personnes concernées bénéficient d’un délai « 30 jours pour quitter le territoire français par leurs propres moyens ».

Ainsi, sur les 691 migrants arrêtés, plus de 500 ont été libérés.

« Opération xénophobe »

Plusieurs syndicats ainsi que le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) avaient dénoncé « une opération xénophobe prenant pour bouc émissaire les plus précaires parmi les précaires ».

Ces opérations « s’apparentent à des ‘rafles' », disaient-ils dans leur communiqué, en déplorant une « escalade nauséabonde visant des travailleurs et travailleuses qui se rendent sur le lieu de travail et qui aujourd’hui et demain, un peu plus que d’habitude, le feront la peur au ventre ».

De nombreuses associations avaient d’ailleurs conseillé aux personnes en situation irrégulière de ne pas sortir durant ces deux jours afin d’éviter d’être interpellées.

« C’est terminé. La campagne de rafles menée par le ministère de l’Intérieur a pris fin. Des millions d’euros d’argent public auront été dépensés pour propager la peur et servir une opération d’autopromotion », a estimé l’association Utopia 56 sur X.

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Des militants nationalistes manifestent à Sydney pour exiger la fin de l’immigration de masse

Un grand groupe de militants nationalistes a organisé un rassemblement anti-immigration à Sydney ce week-end, avertissant que la migration massive transforme l’Australie en un pays du tiers monde.

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Environ 35 membres de organisation politique nouvellement formée Australie Blanche se tenait devant le Parlement de Nouvelle-Galles du Sud, sur Macquarie Street, dimanche matin, avec une banderole sur laquelle on pouvait lire “Mettre fin à l’immigration”.

Une vidéo publiée sur la chaîne Telegram du groupe montre le leader Jack Eltis prononçant un discours via un mégaphone et appelant à la fermeture des frontières du pays.

“Nous sommes ici aujourd’hui parce que nous en avons assez de l’état de cette nation, nous en avons assez de l’immigration de masse. Les hommes debout ici représentent des centaines de milliers, des millions d’Australiens blancs”, a-t-il commencé.

“Ce sont les hommes de ce bâtiment et des bâtiments comme celui-ci à travers le pays qui ont décidé pour nous, contre nos intérêts, contre les intérêts du peuple australien.”

Le rassemblement a ensuite été brièvement interrompu par un agitateur agressif de gauche qui a crié des insultes avant d’être déplacé par la police.

“Nos nations se rétabliront, et notre peuple s’épanouira en tant que race, et nous pourrons revenir à la grandeur, nous pourrons retourner dans la nation que nos ancêtres ont construite pour nous,” M. Eltis a poursuivi.

“Notre pays devient peu à peu le tiers monde. Nous l’avons vu en Europe, nous l’avons vu aux États-Unis, et maintenant nous le voyons ici. Des bandes de criminels errent dans nos rues.

“Nous n’avons pas besoin de suivre les traces de l’Europe et des États-Unis où la situation est bien pire – nous pouvons y remédier. Nous cherchons à mettre un terme immédiat à la migration vers ce pays.”



La manifestation était la première de l’organisation à Sydney et intervient après une série de rassemblements organisés par la branche militante de White Australia, le National Socialist Network (NSN), à Melbourne ces dernières semaines – un lors d’une Centre commercial africain en proie à des gangs et un autre au ministère de l’Intérieur.

La dernière fois que le NSN s’est réuni à Sydney, c’était le jour de la Journée australienne en 2024, lorsque le Premier ministre Chris Minns a ordonné une répression policière et empêché le groupe d’activistes de marcher, tandis que des milliers de manifestants anti-australiens et pro-palestiniens ont été autorisés à bloquer les rues de la ville et à scander des slogans extrémistes.

Selon chiffres officiels publiés la semaine dernière, La population australienne est passée à 27,4 millions au 31 décembre 2024, soit une augmentation de 1,7 % et de 445 900 personnes de plus qu’à la même période en 2023.

Il y a eu 594 900 arrivées d’immigrants, le troisième plus élevé jamais enregistré derrière 2023 ’s 751 500 et 2022’ s 619 600, portant la population née à l’étranger à 31,5 %, contre 30,7 % en 2023 – le précédent record depuis la Fédération.

Entre 2019 et 2024, le nombre de résidents australiens nés en Inde est passé de 665 400 à 916 330, celui des résidents nés en Chine est passé de 661 460 à 700 120, Le nombre de personnes nées aux Philippines est passé de 294 160 à 394 380, et la population née au Népal est passée de 119 060 à 197 800.

La population née dans les quatre pays ci-dessus s’élève désormais à 2,2 millions d’habitants, sur un total de 8,6 millions de résidents australiens nés à l’étranger.

Crédit image d’en-tête : Fourni.

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Moselle : Deux morts, dont un policier belge, après une course-poursuite depuis la Belgique

Un policier belge et un automobiliste refusant d’obtempérer sont morts mardi soir dans une collision survenue à Angevillers (Moselle) après une course-poursuite transfrontalière.

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Deux personnes, dont un policier belge, sont mortes dans un accident survenu mardi 25 juin vers 23h30 sur la D14 à hauteur d’Angevillers (Moselle), a-t-on appris de sources policières, confirmant une information du Républicain Lorrain.

Les faits ont débuté vers 23 heures, de l’autre côté de la frontière, en Belgique. Un automobiliste a refusé d’obtempérer aux forces de l’ordre et a alors été pris en chasse par un équipage de police belge. Le chauffard a pris la direction de la France. La course-poursuite s’est poursuivie sur plusieurs kilomètres jusqu’en Moselle.



Peu avant la descente du Saint-Michel, sur la D14 reliant le plateau du Pays-haut à Thionville, le véhicule du fuyard et la voiture de police belge sont entrés en collision. Le choc a été violent. Le conducteur en fuite et l’un des policiers belges sont décédés sur le coup. D’autres personnes ont été blessées.

Un important dispositif de secours a été mobilisé. La gendarmerie, les sapeurs-pompiers, le SMUR et la brigade motorisée de Hayange se sont rendus sur les lieux. La route départementale a été totalement coupée à la circulation à hauteur d’Angevillers pendant une partie de la nuit afin de permettre les opérations de secours et les constatations.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances précises de cet accident.

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Réprimandé par sa maman, il la tue à la hache

Un étudiant a expliqué que sa mère lui avait reproché de ne pas lui avoir dit bonjour. Il est allé chercher une arme.

Filippo Mani, 21 ans, étudie l’économie à Rome. Depuis quelques jours, il était de retour auprès de sa famille à Racale, dans le talon de l’Italie, où il avait trouvé un poste temporaire de maître-nageur. Mardi 17 juin, il rentre au domicile de sa mère, 52 ans, qui y vit séparée de son mari.

Au juge d’instruction, il a expliqué que sa mère lui a reproché d’avoir déposé son sac à dos dans l’appartement et ne même pas lui avoir dit bonjour, rapporte Lecceprima. Il lui dit sèchement de le laisser tranquille, ce qui n’a fait que provoquer de nouvelles réprimandes.

Selon des témoignages, la relation mère-fils était tendue depuis longtemps, mais n’avait jamais débouché sur des actes de violences. Filippo a toutefois avoué avoir déjà dit par le passé à sa mère qu’il allait la tuer, mais pour plaisanter.



«Un déclic s’est produit dans ma tête»

Pas ce jour-là. «Un déclic s’est produit dans ma tête et, sans réfléchir, je suis monté au premier étage». Il savait qu’il y trouverait une hachette appartenant à l’un de ses deux frères, des jumeaux de 17 ans, qui avait été scout. Il est retourné vers sa mère, l’a frappée à la poitrine, laissant tomber son arme. Il l’a alors ramassée et a continué à frapper sa mère, qui était tombée sur le canapé.

Le frère présent dans la maison est alors arrivé et Filippo lui a dit qu’il ne s’était rien passé, avant de partir. Le frère a appelé les secours, sa mère étant encore en vie, mais ces derniers n’ont pas pu la sauver.

C’est un oncle de Filippo, en voiture, qui a aperçu le jeune homme torse nu dans la rue, du sang sur les jambes. Il l’a invité à monter dans le véhicule et l’a amené chez les carabiniers, l’étudiant racontant qu’il s’était juste disputé avec sa mère et l’avait laissée en larmes.

Filippo aurait eu l’intention d’abandonner les études pour faire de la musique. Lors de son interrogatoire, il n’aurait manifesté aucun réel remords, cherchant des circonstances atténuantes dans son conflit avec sa mère. Il a été placé en détention provisoire, accusé d’homicide aggravé.

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‘Le progressisme’ à son apogée : la Fête de la Musique française se transforme en cauchemar

Lors des fêtes de quartier à travers le pays, les Français ont connu des violences et un choc culturel irréconciliable.

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Le Fête de la Musique (ou Journée de la musique, festival de rue musical d’été), organisé chaque année en France le 21 juin, s’est transformée au fil des années en une gigantesque démonstration de l’anarchie sociale dans laquelle la France s’enfonce avec détermination. L’édition 2025 a été exceptionnellement anomique, marquée par la violence, les attaques à la seringue et les comportements déviants —loin du ‘ festin pour tous’ vanté par ses promoteurs de gauche.

Le l’initiative remonte à 1982 et le ministre de la Culture Jack Lang, sous la présidence socialiste de François Mitterrand. Organisé au début de l’été, le festival se voulait populaire et accessible, réunir des concerts de rue et des initiatives spontanées pour contrer l’image souvent élitiste de la musique jouée dans des salles de concert prestigieuses.

En 2025, la Journée de la musique a célébré son 43e anniversaire. Le samedi 21 juin, des concerts improvisés devaient avoir lieu toute la nuit dans les villes de France. A Paris, le Fête de la Musique commence traditionnellement la nuit d’avant, avec une soirée à la résidence du Président de la République, le Palais Élysée. Depuis l’entrée en fonction d’Emmanuel Macron, cette soirée est devenue une vitrine de vulgarité et mauvais goût.

À Paris, comme dans de nombreuses villes de province, l’événement dégénère rapidement en un désordre indescriptible. Alors que montagnes de détritus entassés dans les rues, des comportements violents ont été observés presque partout : des voitures ont été incendiées, des magasins pillés et des agressions sexuelles ont eu lieu. A Paris, il y a même eu une tentative d’assassinat d’un mineur. 107 personnes ont été arrêtées rien qu’à Paris, sur un total de 371 dans tout le pays.

Un phénomène nouveau est également apparu cette année: attaques avec des seringues. Dans les jours précédant le festival, des appels ont été lancés sur les réseaux sociaux pour poignarder des jeunes filles avec des seringues. À Paris, Sens, Rennes, Metz et Caen, des dizaines de jeunes filles ont dû être soignées par les pompiers et transportées à l’hôpital pour des tests toxicologiques. Le but de ces attaques était d’injecter des substances telles que le Rohypnol ou le GHB afin de rendre les filles inconscientes et d’en abuser. La plupart des victimes sont mineures.



Il n’y a rien de particulièrement surprenant dans cette situation. Depuis sa création, la Fête de la Musique a été conçue comme une démonstration du triomphe du progressisme culturel. Des éléments ‘perturbateurs’, ‘alternatifs’ et participatifs sont nécessaires pour briser les codes de la culture classique, selon les organisateurs. L’événement a donc dans son intention toutes les apparences d’une forme de révolution culturelle. Aujourd’hui, cela se traduit par un flot de personnes descendant dans la rue pour défier l’ordre public et l’autorité sous prétexte de venir écouter de la musique ‘populaire’—selon la propre définition de la gauche ‘populaire.’ Ce sont bien sûr les mêmes personnes que nous avons vues se révolter le soir de la victoire du PSG en Ligue des champions.

Comme Paul Sugy, éditorialiste à Le Figaro, conclut : La Journée de la musique a mis face à face deux groupes de jeunes irréconciliables. La division du territoire et le séparatisme culturel ne sont plus un fantasme ; samedi soir, ils étaient une réalité évidente aux yeux de tous.

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Le Blanc-Mesnil : Une femme de 53 ans retrouvée égorgée, son fils interpellé

Une femme de 53 ans a été égorgée dimanche au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis). Son fils de 23 ans, souffrant de troubles psychiatriques, a été interpellé et placé en garde à vue. Il a finalement été hospitalisé d’office sous contrainte. La police judiciaire est chargée de l’enquête.

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Une femme de 53 ans a été retrouvée morte dimanche 22 juin au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), vers 12h30, dans la cuisine de l’appartement familial, situé rue Percier-Fontaine. L’un de ses fils a fait la macabre découverte vers midi, avant de donner l’alerte.

La victime, qui aurait eu 54 ans le lendemain, présentait de nombreuses lésions sur le corps et avait été égorgée. « Elle a reçu plus de 70 coups de couteau », indique une source proche du dossier, confirmant une information du Parisien. Elle était déjà décédée à l’arrivée des secours.

Les premières investigations ont rapidement conduit les policiers à s’orienter vers le fils aîné, âgé de 23 ans, souffrant de troubles psychiatriques. Celui-ci a été interpellé à 13h45 par les policiers de la brigade territoriale de contact (BTC), à proximité du domicile familial. Il se trouvait à bord du véhicule familial, dans lequel il avait pris la fuite, et portait des traces de sang sur ses chaussures, précise la même source.



Le suspect a été placé en garde à vue et l’enquête, ouverte du chef de « meurtre par ascendant », a été confiée au service départemental de police judiciaire de la Seine-Saint-Denis (SDPJ 93). Le parquet de Bobigny a annoncé que le mis en cause a fait l’objet ce lundi « d’un arrêté préfectoral pour admission psychiatrique sous contrainte ».

Les policiers pris à partie

Lors de l’intervention des policiers sur cette scène de crime, des individus ont lancé des projectiles sur les fonctionnaires. L’un des auteurs présumés de ces violences a été interpellé et placé en garde à vue au commissariat du Blanc-Mesnil, a appris Actu17.

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Bar-le-Duc : Traîné par un véhicule sur plusieurs mètres, un policier ouvre le feu

Dans la nuit de dimanche à lundi, les policiers sont intervenus pour un braquage d’un distributeur de boissons à Bar-le-Duc. Mais à leur arrivée, les trois individus se sont mis en fuite, projetant un fonctionnaire de police au sol. L’agent a fait usage de son arme de service, blessant l’un des malfaiteurs. La police judiciaire de Nancy s’est saisie de l’enquête.

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Un policier blessé, faisant feu sur trois individus en fuite après un braquage de distributeur de boissons. Les faits sont invraisemblables mais ont pourtant eu lieu à Bar-le-Duc, dans la nuit de dimanche à lundi.

Selon nos informations, trois hommes encagoulés auraient d’abord fracturé une voiture du SDIS 55, le service départemental d’incendie et de secours. Mais visiblement sans trouver ce qu’ils cherchaient, ils seraient partis à bord de leur propre véhicule.

Ensuite, ils se seraient retrouvés devant un distributeur de boissons, avenue de la Libération, et auraient arraché la porte du distributeur. Ils ont volé pour 100 euros de marchandise, selon le propriétaire du distributeur. « C’est la première fois en deux ans », raconte-t-il. La caméra positionnée au-dessus, n’a pas pu filmer les malfaiteurs.

Alertée par le voisinage, la police est rapidement arrivée sur les lieux.

Trois tirs dans le pare-brise

Les agents découvraient alors la présence à l’arrêt d’un véhicule avec à son bord deux individus encagoulés et un troisième montant rapidement à l’arrière.



Selon le parquet, les fonctionnaires de police « mettaient pied à terre et sortaient leur arme de dotation ». Le véhicule des fuyards démarrait et venait percuter l’un des agents, projeté sur le capot. Il faisait alors usage de son arme à trois reprises à travers le pare-brise. Le fonctionnaire était projeté sur la voie publique.

Souffrant de multiples contusions, le policier a été transporté au centre hospitalier de Bar-le-Duc par les secours. Il lui a été prescrit une ITT de 30 jours.

Parvenus à prendre la fuite, les trois malfaiteurs sont recherchés. L’un d’eux aurait été touché par l’arme de service du policier blessé.

Un témoin raconte

Ce lundi matin, un témoin nous confiait avoir aperçu trois hommes près du garage, la voiture à quelques pas, le coffre grand ouvert. « J’étais venu amener ma voiture au garage pour gagner du temps pour le lendemain. J’ai vu des hommes près du distributeur. Je pensais qu’ils avaient un chiffon dans la main, et puis j’ai vu de loin le distributeur. Ils en sortaient des choses. Quand ils se parlaient, j’ai remarqué qu’ils étaient cagoulés. J’ai directement appelé le 17. Ils m’ont dit qu’ils n‘étaient pas loin et qu’ils arrivaient. »

Enquête confiée à la PJ de Nancy

La police judiciaire (PJ) de Nancy a été saisie de l’enquête pour ces faits qualifiés à ce stade de tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique et de vol aggravé.

Le parquet de Bar-le-Duc et les enquêteurs mettent tout en œuvre pour identifier et interpeller les malfaiteurs nous a indiqué le procureur de la République Sofian Saboulard, ce lundi matin.

Enfin, l’IGPN (l’Inspection générale de la police nationale) a été saisie pour l’enquête sur l’usage de l’arme de service par le fonctionnaire de police.

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Plainte pour détournement de fonds contre Edouard Philippe

Une lanceuse d’alerte attaque l’ancien premier ministre. Ce dernier dit que c’est la vendetta d’une fonctionnaire qui a perdu son poste.

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Une lanceuse d’alerte a déposé une plainte avec constitution de partie civile à Paris afin qu’un juge d’instruction enquête sur les faits de détournement de fonds et de favoritisme dont elle accuse l’ancien premier ministre et maire (Horizons) du Havre Edouard Philippe, qui conteste.

La plainte a été déposée vendredi pour harcèlement moral, détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d’intérêt et concussion, a annoncé son avocat Me Jérôme Karsenti à l’AFP, France Inter et «Le Monde».

Sont également visées Stéphanie de Bazelaire, adjointe chargée de l’innovation et du numérique ainsi que Claire-Sophie Tasias, directrice générale des services de la communauté urbaine du Havre Seine Métropole.

Edouard Philippe réfute tout

«Je réfute toutes les accusations d’illégalités formulées contre moi», a réagi auprès de l’AFP Edouard Philippe, précisant avoir «déjà eu l’occasion de répondre aux questions» du parquet national financier (PNF).

Avec cette nouvelle plainte «pour les mêmes faits, et en choisissant semble-t-il d’en évoquer d’autres, la plaignante poursuit sa triste vendetta, qui n’a rien à voir avec le cri d’une lanceuse d’alerte, mais tout à voir avec l’insatisfaction d’une haute fonctionnaire dont le contrat n’a pas été renouvelé», a ajouté l’ancien premier ministre.

Les soupçons portent sur une convention d’objectifs pluriannuelle pour l’animation de la Cité numérique du Havre signée en juillet 2020 par Edouard Philippe, président de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole, et Stéphanie de Bazelaire, en tant cette fois que présidente bénévole de l’association LH French Tech.

LH French Tech, créée en juillet 2020, a été désignée pour cette mission après un appel à manifestation d’intérêt lancé par la communauté urbaine en mars 2020 et dans le cadre d’un service d’intérêt économique général (SIEG). L’association, seule candidate, devait toucher 2,154 millions d’euros de compensation de service public pour mener des projets.

Conflit d’intérêt «évident»

Le conflit d’intérêt «semble absolument évident», considère auprès des trois médias Judith -le prénom a été modifié, ndlr-, directrice générale adjointe à la communauté urbaine de septembre 2020 à avril 2023. «C’est le maire et son adjointe qui», en tant que présidente de l’association, «va avoir la main sur des sommes considérables» pour «des activités qui peuvent concerner ses fonctions à la ville», dit-elle.



Sur le moment, elle s’étonne qu’Edouard Philippe, conseiller d’État, n’ait pas suspecté d’irrégularités. Elle découvrira plus tard que les services juridiques avaient alerté en vain sur un possible favoritisme. Judith avait dénoncé ces faits en septembre 2023 auprès du PNF, qui a ouvert une enquête et mené des perquisitions en avril 2024.

«Beaucoup de temps est passé depuis les dernières évolutions. J’ai l’impression que l’affaire n’avance pas. Je continue à subir les conséquences de mon alerte alors que je n’ai fait que mon devoir», estime la plaignante.

La haute fonctionnaire, qui a obtenu le statut de lanceuse d’alerte en janvier, contesté par Edouard Philippe, espère que cette nouvelle plainte, qui devrait entrainer la saisie d’un juge d’instruction, sera un «accélérateur».

Possible candidat à la présidentielle

«Nous ne savons absolument pas dans quelle direction va s’orienter l’enquête» actuelle du parquet financier, abonde Me Karsenti, redoutant «une tétanie» du PNF face à «un futur probable candidat à la présidentielle».

Les investigations sont «toujours en cours, avec l’exploitation des documents saisis en perquisition», précise une source judiciaire, rappelant le laps de temps écoulé, «un an après les perquisitions et 18 mois après le début de l’enquête».

À la communauté urbaine, la Cité numérique est «tout de suite» désignée à Judith «comme un dossier principal», relate-t-elle. Mais «dès les premiers mois», elle constate «une opacité dans la gestion de l’association» et ne comprend pas son activité. On lui fournit «des réponses très vagues sur les dépenses, la trajectoire financière», lui reprochant «des velléités d’ingérence».

Harcelée moralement

Fin 2021, obtenant finalement des chiffres, elle découvre le «très faible niveau d’activité» de la Cité numérique, mais surtout «la masse salariale» composée «de jeunes salariés» qui faisaient «un peu tout» pour «des salaires bruts au-delà de 60 voire 70’000» euros. L’association sera placée en liquidation judiciaire en 2023.

Les juges d’instruction devront «apprécier si un pacte a été conclu entre Edouard Philippe et Mme de Bazelaire, caractérisé notamment par un soutien politique, financier et relationnel en contrepartie de la gestion de la Cité numérique», est-il noté dans la plainte, consultée par l’AFP.

Après ses alertes, Judith dit avoir été écartée et harcelée moralement. Son contrat n’a pas été renouvelé.

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Un forcené tué par balles à Metz, un policier blessé

Après avoir menacé des passants depuis sa fenêtre, cet homme de 56 ans est sorti avec plusieurs armes et a tiré sur les agents.

1–2 minutes

Un homme «menaçant», détenteur de plusieurs armes à feu, a succombé à des blessures par balles lundi à Metz après un échange de coups de feu avec la police, tandis qu’un agent a été blessé, a annoncé le parquet.

Les faits ont commencé dimanche soir dans une rue très passante de la vieille ville de Metz. «Vers 22h, un individu menace depuis sa fenêtre, avec une arme à canon long, un passant», a rapporté le maire François Grosdidier sur sa page Facebook. Alors que les forces de l’ordre interviennent, «l’homme est retranché chez lui et refuse de se rendre à la police», a-t-il poursuivi.

L’homme a tiré depuis sa fenêtre dans la vieille ville de Metz., Facebook/François Grosdidier

Un peu avant 3h, l’homme, installé au premier étage, «faisait feu depuis sa fenêtre sur la patrouille située dans la rue», a indiqué dans un communiqué le procureur de la République adjoint de Metz, Thomas Bernard. «Il sortait alors de son studio, tenant dans chaque main un revolver, et faisait feu sur les policiers présents dans le couloir», a-t-il ajouté. «Un policier était blessé à une main, tandis qu’un de ses collègues tirait à trois reprises, touchant l’individu à l’abdomen et au bras».

L’homme de 56 ans a été hospitalisé, mais est décédé lundi matin. «Son casier judiciaire porte trace de neuf condamnations», selon Thomas Bernard. Le policier blessé a également été hospitalisé.

L’homme détenait «plusieurs armes, de poing et d’épaule, dans son appartement», selon le maire qui a salué l’intervention des forces de l’ordre.

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La police de Vienne enquête sur quatre Syriens après qu’une adolescente a été retrouvé inconsciente avec des signes d’overdose et de blessures.

L’adolescente ne réagissait plus et nécessitait une réanimation immédiate dans l’appartement occupé par plusieurs migrants syriens.

1–2 minutes

Une jeune fille de 17 ans retrouvée inconsciente dans un appartement viennois aux côtés de quatre migrants syriens dimanche 15 juin est désormais dans un état stable et n’est plus dans le coma artificiel, selon l’hôpital général de Vienne.

Comme l’a d’abord rapporté Der Standard, l’adolescente a été réanimée sur place par les services d’urgence après qu’un des hommes a appelé à l’aide, et a ensuite été diagnostiquée avec des signes d’une surdose de drogue et des blessures au corps.

Compte tenu de la nature des blessures, la police estime qu’une agression sexuelle ne peut être exclue. Des enquêtes ont été ouvertes contre les quatre hommes, tous de nationalité syrienne et âgés de 21 à 35 ans, soupçonnés de viol.



Le porte-parole de la police viennoise, Philipp Haßlinger, a confirmé au journal autrichien que les quatre suspects ont nié tout comportement criminel lors de l’interrogatoire.

Selon leurs déclarations, les hommes ont déclaré à la police qu’ils avaient rencontré l’adolescente dans la rue du quartier de Simmering à Vienne peu avant l’appel d’urgence et lui avaient proposé un endroit où dormir.

Aucune arrestation n’a été effectuée.

« Pour l’instant, tout est encore ouvert », a déclaré Haßlinger. Les autorités analysent actuellement les téléphones portables des hommes, et le parquet n’a pas encore ordonné de placement en détention.

L’adolescente, qui vit avec sa famille en Basse-Autriche, avait été portée disparue par ses parents vendredi. Elle aurait déjà été signalée à la police pour des infractions liées à la drogue.

Un autre média autrichien, Krone , a rapporté que la jeune fille avait confié à une amie, deux jours avant les faits, avoir été violée dans un buisson. Ces informations ont ensuite été transmises à la mère de la victime après son arrivée aux urgences.

On ne sait pas actuellement si cet incident concerne les suspects en question.

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Un projet d’attentat déjoué dans la Sarthe, un adolescent écroué, annonce Bruno Retailleau

Un adolescent de 17 ans, affilié à l’État islamique, a été interpellé dans la Sarthe. Il projetait des attentats contre des synagogues, des sex-shops et des événements festifs. Mis en examen, il a été incarcéré. Le parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi du dossier.

2–3 minutes
Bruno Retailleau, le 26 février 2025 à l’Hôtel de Matignon à Paris. (Antonin Albert / Shutterstock)

Un adolescent de 17 ans a été interpellé mardi 17 juin dans la Sarthe, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, ce dimanche. Il est soupçonné d’avoir préparé plusieurs attaques contre des lieux de culte, notamment des synagogues, mais aussi contre des sex-shops et des événements festifs. Affilié à l’organisation État islamique (EI), le jeune homme a été repéré par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) alors qu’il n’était pas encore en mesure de passer à l’acte mais se trouvait « en train de se préparer », selon Bruno Retailleau.

Le ministre de l’Intérieur, invité sur LCI, a déclaré que « vendredi dernier, un jeune de 17 ans a été arrêté dans la Sarthe qui voulait préparer des attentats contre des lieux de cultes, notamment des synagogues et contre des événements festifs ». Il a précisé que « la DGSI a repéré son activité » et qu’« il n’était pas au point de commettre un attentat ».

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi du dossier. L’adolescent a été mis en examen vendredi 20 juin pour association de malfaiteurs terroriste en vue de crime contre les personnes, avant d’être placé en détention provisoire. D’après une source proche du dossier, il est acquis aux thèses de l’État islamique.



«Il n’y a jamais eu autant de tentatives d’attentats que l’an dernier»

Ce projet intervient dans un contexte sécuritaire tendu. Bruno Retailleau a rappelé que « l’an dernier, on a déjoué 9 attentats, dont 3 qui visaient les Jeux olympiques ». Il a insisté sur le niveau de la menace en ajoutant : « Il n’y a jamais eu autant de tentatives d’attentats que l’an dernier » et souligné que « 70 % des projets d’attentats impliquent des jeunes de moins de 21, 22 ans ».

Le ministre a également mis en garde contre une menace émergente. Il a évoqué « une alliance incroyablement nouvelle entre sunnites et chiites », en expliquant qu’« un courrier » aurait été envoyé par « le numéro deux par intérim » des Frères musulmans au guide suprême iranien Ali Khamenei pour lui « dire que désormais, il le soutiendrait » si les deux courants formaient « une même communauté musulmane ».

Bruno Retailleau a aussi signalé « une autre menace qui pourrait venir d’Iran » : celle « par le biais de narcotrafiquants, qui reçoivent des contrats dont ils ignorent qu’ils proviennent d’Iran ».

À la suite de l’attaque israélienne contre l’Iran, les forces de sécurité françaises ont renforcé la surveillance de sites sensibles. « Nous avons doublé les patrouilles des forces sentinelles », a indiqué Bruno Retailleau. Alors qu’un conseil de défense national est prévu ce dimanche soir avec le président Emmanuel Macron, le ministre a estimé que l’« on peut encore renforcer le dispositif Vigipirate ».

Un projet similaire déjoué en novembre dernier

En novembre 2024, un autre adolescent de 16 ans avait déjà été arrêté en périphérie du Mans (Sarthe) pour un projet similaire. D’origine tchétchène, il avait été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes contre les personnes et placé en détention.

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Un couteau saisi dans le sac d’un élève de 7 ans

L’enfant serait venu armé avec l’intention de «planter» un camarade de 8 ans. C’est un autre élève qui l’a dénoncé.

1–2 minutes

Lundi 16 juin, un élève de l’école élémentaire Koechlin, à Mulhouse, a alerté le directeur de l’établissement. Il a dénoncé l’un de ses camarades de 7 ans, disant qu’il avait un couteau et voulait «planter» un enfant de 8 ans.

Un couteau a en effet été trouvé en la possession de l’élève dans son sac d’école, selon «Ici Alsace».

Le petit garçon a été conduit au commissariat selon une source policière, en attendant qu’il soit récupéré par un adulte responsable. Compte tenu de son très jeune âge et de la présomption d’absence de discernement, l’enfant a fait l’objet «d’un rappel à l’ordre par ses parents en présence des policiers», indique le parquet, qui a saisi «la Cellule de recueil des informations préoccupantes de la Collectivité européenne d’Alsace en vue d’une évaluation sociale afin d’envisager une prise en charge éducative». À l’issue de cette évaluation, le parquet «décidera de l’opportunité de saisir une juge des enfants en assistance éducative».

Le recteur de l’établissement a jugé cet incident «inquiétant» et la police a ouvert une enquête. Il y a une semaine, une surveillante était tuée à l’arme blanche par un élève de 14 ans à Nogent.

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La remigration est la solution modérée aux problèmes de l’Australie

Alors que le monde est au bord d’une nouvelle guerre éternelle au Moyen-Orient, les problèmes sur les côtes australiennes continuent de s’aggraver.

4–6 minutes

L’invasion de l’Australie par la porte d’entrée a atteint un nouveau record, avec la confirmation qu’un migrant est arrivé toutes les 53 secondes en 2024 .

Face aux problèmes de logement record et à tout ce qui a été longuement évoqué, il n’y a pas d’autre façon de décrire cela que de la pure trahison.

Concernant la trahison, un ancien photographe de Fairfax est décédé des suites de ses blessures après avoir été prétendument agressé par un homme africain libéré de détention par la Haute Cour de New York. Il s’agit du cas le plus grave de cette cohorte à ce jour, et le dernier d’une série de récidives de détenus libérés en vertu de ce jugement.

Aucun signe de Clare O’Neill, Andrew Giles, Tony Burke ou quiconque à Canberra à ce sujet.

NZYQ n’aurait jamais été portée devant la Haute Cour si le procureur général de l’époque, Mark Dreyfus, n’avait pas approuvé le financement des avocats commis d’office. C’est sa faute, ainsi que celle des avocats de la défense et des juges de la Haute Cour eux-mêmes, qui ont accepté que cette affaire chaotique soit examinée. Aucune société sensée ne se dit : « Vous savez quoi ? Un réfugié birman qui a violé un garçon de 10 ans a vraiment raison d’être autorisé à rester dans la société qui a annulé son visa. »

Outre le fait que le centre commercial Northland se transforme en zone de guerre, nous avons également des Africains qui s’en prennent aux chauffeurs de bus australiens sans en subir les conséquences :

L’Asiatique a pensé à intervenir, mais personne d’autre ne l’a fait. Multiculturalisme et société à faible confiance dans une seule vidéo.

Le pire moment de la semaine a été la cérémonie commémorative à la mémoire de Vyleen White, qui aurait été assassinée par un Africain l’année dernière à Ipswich :

Il n’y a aucune raison pour que cet Africain soit là.

L’Africain sourit lors d’une cérémonie commémorative pour le meurtre présumé d’une grand-mère blanche devant sa petite-fille de six ans par un Africain. Il s’agit d’un pur rituel d’humiliation, semblable à tous les cas aux États-Unis : la première chose qui se produit, c’est que la famille blanche de la victime passe à la télévision pour affirmer qu’elle n’est pas raciste et pardonner à l’agresseur noir.

« Basé » sur David Crisafulli en effet et complètement sur la marque du traître Parti libéral en 2025.

Et cela sans parler des Sikhs qui tentent une fois de plus d’effacer le patrimoine culturel australien en renommant des monuments et d’un prétendu viol collectif Skaf 2.0 à Sydney .

Et ainsi de suite.

Nous faisons du bon travail en documentant le déclin forcé de l’Australie via ses armes biologiques importées, mais personne à Canberra ne fait rien de significatif pour inverser la tendance.

Alors que le nouveau Parlement est sur le point de siéger, le parti unique promet de maintenir le statu quo, la Coalition s’orientant encore plus à gauche. One Nation compte deux membres supplémentaires qui seront sûrement d’anciens membres dans quelques mois, une fois qu’ils auront découvert que Pauline et James Ashby vont réorienter leurs financements.



Les libertariens proposent une « pause de cinq ans », mais ils sont en réalité inutiles sur cette question, comme je l’ai souligné ad nauseam.

Alors, vous avez une pause de cinq ans. Et ensuite ? Tous ceux qui étaient là restent, et on se retrouve avec d’innombrables diasporas qui se disputent les institutions, les richesses et le pays qu’elles n’ont pas créés ? D’autres attaques de centres commerciaux par des Africains ? Des Indiens qui rebaptisent nos monuments jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien ?

Voilà pourquoi le club Donjons et Dragons est en grande partie une plaisanterie et une perte de temps. Je félicite John Ruddick pour ses efforts actuels visant à dénoncer Chris Minns et le lobby juif dans le cadre de l’enquête sur le canular de la Caravane, mais concernant les frontières, ils peuvent rester tranquilles.

Malheureusement, le seul sénateur qui semblait s’en soucier et avoir un plan pour mettre fin à cette folie, Gerard Rennick, n’a pas été réélu. Cela ne veut pas dire que lui et son parti ne reviendront pas, mais la représentation en faveur du recul de la frontière est actuellement totalement absente à Canberra.

La seule solution viable aux maux croissants de l’Australie est la remigration. On l’a dit mille fois, mais je continuerai, comme d’autres, à le répéter, car il n’y a pas vraiment d’alternative.

La chose la plus radicale que vous puissiez faire est de regarder des photos et des vidéos d’Australie d’il y a moins de 30 ans pour voir ce qui vous a été délibérément pris, et de les comparer à la bouillie multiculturelle et atomisée qu’on vous sert aujourd’hui.

L’Australie peut être sauvée à tout moment. Nous pouvons littéralement commencer dès demain si nous le souhaitons en fermant la frontière, ce qui peut se faire en un instant, comme ce fut le cas en 2020. Quiconque prétend le contraire est un menteur, un lâche ou un profiteur du statu quo.

Alors que certains commentateurs soulignent que de nombreux pays occidentaux sont au bord de la guerre civile dans les cinq prochaines années , la remigration semble désormais être la solution modérée à la liste croissante des maux de l’Australie.

Nous n’avons pas vraiment besoin d’être l’Afrique du Sud 2.0.

Image d’en-tête : Le violeur collectif présumé Adam Abdul-Hamid est arrêté à Sydney (police de Nouvelle-Galles du Sud).

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Deux femmes grièvement blessées à coups de hache à Gagny, un ex-conjoint interpellé

Un homme a été arrêté après avoir attaqué son ex-conjointe et une femme qui l’accompagnait ce vendredi matin à la gare du Chénay-Gagny, en Seine-Saint-Denis.

1–2 minutes

L’agression qui s’est déroulée tôt ce vendredi à Gagny laisse deux personnes grièvement blessées, avec un pronostic vital engagé. Vers 7 heures du matin, un homme s’en est pris à la hache à son ex-conjointe et à une jeune femme qui se trouvait avec elle à la gare du Chénay-Gagny (Seine-Saint-Denis), indique le parquet de Bobigny.

La victime dont l’état de santé est le plus inquiétant a été transportée à l’hôpital Henri-Mondor selon Rolin Cranoly (LR), le maire de Gagny joint par Le Parisien. « L’homme a été interpellé avant de quitter les lieux », indiquait dans la matinée le parquet de Bobigny.



Rolin Cranoly a visionné les images des caméras de vidéoprotection présentes sur le parvis de la gare. Ce qu’il a vu l’a horrifié : « Les deux femmes sont arrivées en même temps, elles se tenaient par la main. Il doit y avoir un lien de parenté. Lui est arrivé une minute après, avec un chariot et un sac à dos. La hache était dans le sac à dos. »

Toujours selon l’élu, qui s’est rendu sur place vers 7h30, les deux femmes — des habitantes de la ville — ont quitté la gare à la vue de leur agresseur. Les faits se sont déroulés sur le parvis. « Elles ont reçu plusieurs coups à la tête, reprend Rolin Cranoly. L’auteur a été mis en fuite par des personnes qui buvaient leur café et qui l’ont chassé avec des chaises. Il est parti et il a essayé de changer de vêtements pour être méconnaissable mais il a quand même été interpellé. »

Au-delà de l’agression en elle-même, le maire de Gagny se dit « écœuré de l’attitude humaine et du manque de solidarité » des passants qui ont assisté à la scène. « Des personnes étaient en train de filmer les victimes plutôt que de leur porter secours, décrit-il. C’est déplacé, c’est inhumain. »

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Un Français accusé d’avoir commandité des crimes pédophiles en ligne en Colombie

PARIS (AP) – Un Français de 55 ans soupçonné d’avoir commis des délits pédophiles en ligne en Colombie a été arrêté et inculpé en France, a annoncé samedi le parquet de Paris.

1–2 minutes

Le suspect a été inculpé cette semaine de complicité de traite d’êtres humains sur mineurs de moins de 15 ans victimes de viol, de viol et d’agression sexuelle sur mineurs, y compris d’actes incestueux, ainsi que d’acquisition, de détention et de consultation d’images pornographiques de mineurs. Il a été placé en détention provisoire.

Le parquet a déclaré avoir collaboré avec les autorités colombiennes et que l’opération avait permis l’arrestation simultanée du suspect, des auteurs locaux et des intermédiaires, les soi-disant passeurs d’argent. Plusieurs victimes ont également été identifiées et hébergées.

L’enquête a révélé que le suspect avait transféré plus de 30 000 euros (35 000 dollars) à plusieurs personnes en Colombie en échange d’images de jeunes enfants victimes d’abus sexuels, a indiqué le parquet. Des armes ont également été retrouvées au domicile de l’individu.

La pédophilie en ligne, également connue sous le nom de livestreaming, consiste à commettre des agressions sexuelles et des viols sur mineurs à l’étranger depuis son propre pays, généralement contre rémunération des proches des victimes, directement impliquées. Les auteurs visionnent ensuite ces vidéos en direct.

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Marseille : capitale européenne de l’héroïne, se transforme en zone de guerre

La ville française est le théâtre d’une guerre de clans alimentée par l’immigration et le trafic de drogue.

2–3 minutes

Marseille, autrefois ville portuaire célèbre, est aujourd’hui un symbole de délabrement urbain, de faillite de l’État et de l’effondrement des frontières intérieures de la France. Aujourd’hui connue comme la capitale européenne du trafic d’héroïne, elle est devenue l’épicentre d’une guerre des gangs qui ensanglante ses quartiers populaires. Le narcotrafiquant est le maître ; les balles sont son langage.

Rien qu’en 2023, 49 personnes ont été tuées dans des règlements de comptes liés à la drogue. Presque toutes ont été abattues. Certains étaient mineurs. D’autres étaient des passants pris entre deux feux. Un garçon de 10 ans à Nîmes, une étudiante en droit de 24 ans dans sa chambre à Marseille : victimes collatérales d’un système en ruine. La cité de La Paternelle, au nord de la ville, symbolise cette tragédie. Là, la mafia DZ et les clans Yoda se sont livrés une lutte acharnée pour le contrôle d’un unique lieu de trafic de drogue, générant des dizaines de milliers d’euros par jour.

L’activité est rentable. La main-d’œuvre est abondante. La plupart de ces jeunes sont recrutés via les réseaux sociaux, souvent dans des petites villes ou des banlieues parisiennes. Ce sont des immigrés mineurs, attirés par la promesse d’argent facile, de vêtements de marque et d’un statut social élevé. « J’ai commencé à 16 ans et je gagnais 500 € par jour », raconte l’un d’eux. Mais dès qu’ils tentent de partir, ils découvrent qu’ils sont pris au piège : fausses dettes, menaces, enlèvements, torture et esclavage moderne. Le trafic de drogue ne pardonne pas.



Le lien avec l’immigration est évident et de plus en plus indéniable. Les réseaux criminels marseillais opèrent depuis des décennies en symbiose avec des flux migratoires mal gérés. Les gangs d’origine maghrébine, subsaharienne ou métisse ont pris le contrôle de quartiers entiers qui ne répondent plus aux lois de la République, mais à celles du clan. La violence s’est normalisée. L’autorité, lorsqu’elle n’est pas absente, est dépassée. Comme l’a dit un policier : « La médecine que nous pratiquons dans les hôpitaux marseillais est une médecine de guerre. »

Face à cette réalité, l’État réagit lentement. À La Paternelle, des blocs de béton ont été érigés pour bloquer les accès, la présence policière a été renforcée et le centre de trafic de drogue a été démantelé – au moins temporairement. Mais la drogue ne disparaît pas ; elle migre. Le modèle évolue vers des systèmes comparables à ceux de la livraison à domicile. Les structures criminelles sont flexibles, adaptatives et mieux organisées que de nombreuses institutions publiques. Et surtout, elles ne sont pas limitées par des réglementations qui les rendent inefficaces.

Parallèlement, des initiatives citoyennes locales ont vu le jour pour redonner de la dignité au quartier. Fadela, responsable d’une association régionale, organise des activités et des ateliers pour favoriser la réappropriation des espaces publics par la communauté. Mais les cicatrices sont profondes. Se taire est un acte tacite. « Nous avons vécu avec cette violence, mais nous avons appris à nous taire », confie une bénévole.

Marseille se trouve désormais à la croisée des chemins : soit elle reprendra le contrôle de son territoire, soit elle deviendra un modèle pour ce qui attend le reste de la France .

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