Préparez-vous à être surveillé : l’OMS accepte de renforcer la « surveillance » mondiale de la pandémie

Préparez-vous à être surveillé. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a adopté mardi un accord historique sur la pandémie, conçu pour l’aider à faire face aux futures crises sanitaires, en s’appuyant sur une capacité renforcée de surveillance, de suivi et de contrôle des réponses nationales spécifiques aux menaces.

2–4 minutes

La filiale de l’ONU se réunit à son siège sur les rives du lac Léman en Suisse avec des milliers de membres venus pour neuf jours de discussions, de réunions, de conférences, de dîners et de diplomatie à huis clos.

L’organisation a progressé après plus de trois ans de négociations déclenchées par la pandémie de coronavirus chinois, alors qu’elle cherche à tracer une voie à suivre après que les États-Unis ont retiré leur financement de l’OMS dans les premiers jours de l’administration Donald Trump.

Les États-Unis, traditionnellement le principal donateur de l’agence de santé de l’ONU, n’ont pas participé aux étapes finales de l’accord en raison du départ de Trump, laissant l’OMS aux prises avec un déficit de 1,7 milliard de dollars dans les plans de dépenses 2026-2027 alors qu’elle cherche à réduire les coûts budgétaires sur 12 mois de 5,3 milliards de dollars à 4,2 milliards de dollars.



« C’est un jour historique », s’est exclamé auprès de l’AFP le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, après le vote s’appuyant sur le texte de l’ accord finalisé par consensus le mois dernier, après plusieurs cycles de négociations.

Tedros a déclaré dans un communiqué :

Le monde est aujourd’hui plus sûr grâce au leadership, à la collaboration et à l’engagement de nos États membres à adopter l’Accord historique de l’OMS sur la pandémie.

Cet accord est une victoire pour la santé publique, la science et l’action multilatérale. Il nous permettra, collectivement, de mieux protéger le monde contre les futures menaces de pandémie.

Il s’agit également d’une reconnaissance par la communauté internationale du fait que nos citoyens, nos sociétés et nos économies ne doivent pas être laissés vulnérables et subir à nouveau des pertes comme celles subies pendant la Covid-19.

Selon le rapport de l’AFP, l’accord « vise à mieux détecter et combattre les pandémies en mettant l’accent sur une meilleure coordination et surveillance internationales, et un accès plus équitable aux vaccins et aux traitements ».

Le traité garantit également aux pays qui partagent des échantillons de virus de recevoir des tests, des médicaments et des vaccins. Jusqu’à 20 % de ces produits seraient offerts à l’OMS afin de garantir aux pays les plus pauvres un accès à ces produits lors de la prochaine pandémie, rapporte AP .

Precious Matsoso, d’Afrique du Sud, et l’ambassadrice de France pour la santé mondiale, Anne-Claire Amprou, ont coprésidé le processus qui a abouti à l’accord.

« L’objectif est de créer un système fondé sur des règles et pérenne, qui résistera à l’épreuve du temps. Il ne porte pas et ne portera pas atteinte à la souveraineté des pays », a-t-elle déclaré lundi à l’assemblée.

« À une époque de tensions géopolitiques croissantes et de bouleversements sismiques, cet accord est la preuve que le monde est toujours uni. »

Le nouvel accord comprend le lancement d’un processus visant à élaborer et à négocier un système d’accès aux agents pathogènes et de partage des avantages (PABS) par l’intermédiaire d’un groupe de travail intergouvernemental (IGWG).

Au total, 124 pays ont soutenu le nouveau traité, tandis que 11 se sont abstenus, dont la Pologne, Israël et l’Italie.

Voir l’article original cliquez ci-dessous :

Voir l’article

Page d'accueil pour retourner sur le site
Aller à l’accueil