La France réprime les mariages blancs de migrants

Avec un fort soutien du public, les députés font adopter une loi visant à empêcher les immigrants illégaux d’utiliser le mariage civil pour éviter l’expulsion.

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Après plusieurs affaires médiatisées, les députés français ont voté l’inscription dans la loi de l’interdiction faite aux maires de célébrer les mariages entre des Français et des personnes menacées d’expulsion. La mobilisation de maires courageux contre l’immigration clandestine a donc enfin porté ses fruits.

Il y a quelques mois, Robert Ménard, maire conservateur de Béziers, dans le sud de la France, a été traduit en justice pour avoir refusé de marier une habitante de la commune à un immigré algérien en situation irrégulière sous le coup d’une OQTF. Refusant de plaider coupable, il a réclamé une modification de la loi française, qui sanctionne actuellement les élus refusant de célébrer des mariages dans ce cas, indépendamment de la présence irrégulière du fiancé sur le territoire français. Il encourt jusqu’à cinq ans de prison, 75 000 € d’amende et l’interdiction d’exercer une fonction publique.

Quelques semaines plus tard, un autre maire lui a emboîté le pas. Marlène Mourier , maire de Bourg-lès-Valence, a refusé de célébrer un mariage qualifié de « mariage de complaisance » entre une Française et un immigré tunisien en situation irrégulière. Mourier et Ménard, rejoints par deux autres maires, ont publié une lettre ouverte dans Le Figaro appelant à une révision de la loi française afin d’éviter que de telles situations ne se reproduisent et ne placent les élus locaux dans une position impossible : celle de donner leur aval public à une situation manifestement illégale. Le président Macron lui-même, dans son allocution télévisée du mois dernier , a qualifié l’affaire Ménard de « grotesque » et s’est prononcé en faveur d’une modification de la loi.



Le processus est désormais engagé, puisque les députés ont adopté lundi 16 juin en commission une proposition de loi visant à interdire la célébration de mariages civils lorsque l’un des futurs époux est en situation irrégulière. L’objectif, selon le député Éric Michoux, membre de l’Union des droits pour la République (UDR), alliée au Rassemblement national (RN), est de « protéger les maires », jusqu’ici « complices involontaires d’un détournement de la loi » lorsqu’ils ont célébré de telles unions.

Le projet de loi, issu du Sénat, a déjà été approuvé par la chambre haute il y a quelques semaines. Il doit maintenant être examiné par les députés en séance plénière à la fin du mois. 73 % des Français sont favorables à cette mesure de bon sens, mais la gauche a déjà clairement exprimé son opposition. Socialistes et écologistes dénoncent « une nouvelle dérive à droite et à l’extrême droite », qualifiant la loi de « xénophobe et liberticide ». Ils y voient le résultat d’une « normalisation d’un discours réactionnaire, déguisé en liberté de conscience ou de tradition ». Au centre, les partisans de Macron se retranchent derrière des arguments formels pour se démarquer du projet de loi, soulignant son caractère potentiellement inconstitutionnel, car discriminatoire.

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Un lanceur d’alerte tué en Corse alors que le gouvernement français réprime la corruption présumée

Alors que le gouvernement français s’est engagé à intensifier sa répression contre la corruption présumée en Corse, le lanceur d’alerte anti-corruption, agriculteur et syndicaliste Pierre Alessandri a été tué sur l’île méditerranéenne française.

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« Plusieurs pistes sont suivies pour déterminer le mobile de cet acte criminel, qui relève clairement d’une préparation préalable », a déclaré le 18 mars Nicolas Septe, procureur de la République d’Ajaccio, la capitale, évoquant des « coups de feu dans le dos ».

Une enquête sur ce qui a été qualifié d’« assassinat » a été ouverte par la police locale.

Alessandri était un défenseur des agriculteurs corses en tant que secrétaire général de l’Union Via Campagnola, la branche corse de la Confédération Paysanne .

Selon l’organisation anti-corruption Anticor, Alessandri s’est fait connaître en tant que lanceur d’alerte dans une affaire de fraude présumée liée aux subventions agricoles européennes sur l’île.

« Dès 2016, Anticor avait dénoncé de possibles détournements de subventions européennes en faveur des exploitations agricoles, ce qui avait conduit à l’ouverture d’une enquête. Ces faits potentiellement extrêmement graves ont été révélés grâce au courage de lanceurs d’alerte, dont Pierre Alessandri », a déclaré l’organisation.

Anticor a également révélé qu’Alessandri avait fait l’objet de diverses menaces.

Le groupe a exprimé sa tristesse dans un communiqué, qualifiant ce meurtre de « tragédie » et le reliant aux prétendues « pratiques mafieuses et corrompues » qui, selon lui, continuent de sévir en Corse, portant atteinte à l’État de droit.

L’organisation a également souligné le danger auquel sont confrontés les lanceurs d’alerte, avertissant que leur courage pourrait leur coûter la vie.

« Il est urgent de protéger ceux qui défendent l’intérêt général et de lutter contre les pratiques mafieuses en Corse », a ajouté Anticor.

La Confédération des agriculteurs a également exprimé son choc et sa colère : « Nous sommes incompréhensibles et furieux. Les agriculteurs et les dirigeants syndicaux ne devraient pas être pris pour cible de cette manière. »

L’incident s’est produit alors que le gouvernement français s’était engagé à prendre des mesures judiciaires exceptionnelles pour lutter contre la corruption présumée et les activités mafieuses sur l’île, notamment en améliorant et en renforçant les procédures judiciaires.

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