Un grand alignement de sept planètes, une éclipse lunaire totale, une éclipse solaire partielle, ou encore Saturne qui nous cache ses anneaux… L’année 2025 sera une année riche en événements célestes auxquels les astronomes amateurs peuvent d’ores et déjà se préparer.

En 2025, plusieurs événements astronomiques notables seront visibles et observables depuis la Terre : éclipses, « Lune de sang », pluies de météores, réapparition d’une nova « récurrente » et très attendue… France 24 répertorie les principaux phénomènes pour ne rien manquer de ce spectacle quasi permanent.
Jusqu’au 16 janvier : la pluie de météores des Quadrantides
La Nasa la considère comme « l’une des meilleures pluies de météores annuelles ». Si cette pluie d’étoiles filantes se produit chaque année à la même période (début janvier), elle est particulièrement attendue en 2025 pour le spectacle céleste remarquable qu’elle devrait offrir avec quelque 110 météores produites par heure, selon l’Organisation internationale des météores. Les Quadrantides sont actives depuis le 28 décembre et le seront jusqu’à la mi-janvier.
28 février : un grand alignement de sept planètes
Si les planètes ne sont pas à proprement parler « alignées » dans l’espace, le phénomène d' »alignement planétaire » se produit lorsque plusieurs planètes du système solaire se rapprochent les unes des autres d’un côté du Soleil au même moment, et sont visibles depuis la Terre.
Le 21 janvier, six planètes du système solaire (Vénus, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune) seront parfaitement alignées et visibles dans le ciel juste avant le lever du soleil.
Puis, le 28 février 2025, Mercure viendra compléter l’alignement, rendant au total sept planètes visibles simultanément (huit avec la Terre). Un spectacle rare, la plupart des alignements planétaires impliquant habituellement au maximum trois ou quatre planètes.
14 mars : une éclipse lunaire totale et une « Lune de sang »
C’est l’un des plus grands événements astronomiques de l’année. Le 14 mars, la Lune passera entièrement dans l’ombre de la Terre, prenant une teinte rougeâtre caractéristique, appelée « Lune de sang ».
Observable depuis les Amériques et l’Europe, le contact avec la pénombre débutera à 3 h 57 (heure de Paris), lorsque l’ombre projetée par la Terre commencera à recouvrir la Lune.
L’éclipse totale durera ensuite de 6 h 26 à 7 h 31, lorsque la totalité de la Lune se trouvera dans l’ombre de la Terre, se parant de couleurs allant de l’orange au rouge cuivré.
Pour ceux qui manqueraient le spectacle, 2025 nous offre une session de rattrapage le 7 septembre avec une seconde éclipse lunaire totale, également observable depuis l’Europe (mais aussi l’Afrique, l’Asie et l’Australie). Un phénomène rendu possible grâce au cycle naturel des éclipses et à l’orbite spécifique de la Lune autour de la Terre.
29 mars : une éclipse solaire partielle
Dans certaines régions du monde, il sera également possible d’observer la Lune passer entre la Terre et le Soleil, ne couvrant cependant qu’une partie du disque solaire. Cette éclipse solaire partielle sera visible depuis certaines parties du nord-est des États-Unis, l’est du Canada, le Groenland, l’Islande et une partie de l’Europe et de la Russie.
« Dans l’hémisphère Nord, un maximum de 92 % du disque solaire sera éclipsé par la Lune », précise le site de la Société d’astronomie du Planétarium de Montréal. « Mais nulle part sur Terre il n’y aura d’éclipse solaire totale. En effet, il n’y aura pas un alignement parfait entre le Soleil et la Lune pour produire une éclipse totale. »

8 novembre : les anneaux de Saturne disparaissent
À l’automne, un événement rare se produira quand, orientés parfaitement de profil par rapport à la Terre, les anneaux de Saturne, constitués de particules de glace et de roche, sembleront « disparaître ».
Au cours de cet événement appelé « passage au plan des anneaux » – , qui se produit tous les 15 ans environ –, l’épaisseur apparente des anneaux saturniens, qui n’est que de quelques kilomètres, devient alors quasiment invisible pour les observateurs terrestres.
Pour les astronomes amateurs équipés de télescopes, la planète apparaîtra sans ses célèbres anneaux, ou bien ceux-ci apparaîtront réduits à une ligne très fine. Il s’agit évidemment d’une illusion d’optique due à la perspective depuis la Terre, les anneaux ne reflétant plus suffisamment de lumière solaire à cause de leur orientation.

13 et 14 décembre : l’intense pluie de météores des Géminides
Considérée comme l’une des plus intenses de l’année, cette pluie de météores pourra offrir jusqu’à 160 étoiles filantes par heure dans des conditions idéales.
Contrairement à la plupart des pluies de météores qui proviennent de débris laissés par une comète, les Géminides sont issues de l’astéroïde 3200 Phaethon.
Parfois surnommé « comète rocheuse », cet astéroïde libère des débris lorsqu’il s’approche du Soleil. En entrant dans l’atmosphère à grande vitesse (environ 35 km/s), les particules créent des trainées lumineuses caractéristiques des pluies de météores.
Les Géminides de 2025 seront particulièrement spectaculaires en raison des conditions astronomiques attendues.
La Lune, notamment, se lèvera tard dans la nuit. Le ciel sera donc relativement sombre, offrant des conditions d’observation idéales pour admirer la pluie de météores sans être gêné par la lumière lunaire.

Et encore des aurores boréales…
S’il s’agit d’un phénomène d’ordinaire réservé aux régions proches des pôles, 2024 nous a montré que les aurores boréales pouvaient aussi danser plus au Sud, en Europe.
En 2025, en raison du cycle solaire actuel, leur fréquence devrait augmenter encore. Le Soleil, qui traverse un cycle d’activité de 11 ans, se trouve en effet actuellement dans une phase de maximum solaire où les éruptions et les éjections de masse coronale sont plus fréquentes et plus intenses, augmentant les chances que des particules solaires atteignent la Terre, provoquant ainsi davantage d’aurores boréales.
Généralement, les aurores boréales sont visibles dans une bande elliptique appelée ovale auroral, centrée sur les pôles magnétiques. Cependant, plus l’activité solaire est intense, plus les aurores boréales sont visibles au Sud, en Écosse, en Irlande et même en France.

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