L’ado Valentin «assume l’horreur d’avoir tué ses parents»

Premier jour du procès pour l’adolescent qui, à 15 ans, avait abattu sa mère et son père en Isère, en novembre 2023.

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L’adolescent avait incendié la maison familiale, à Châteauvilain, après avoir tué ses parents.

Jugé pour un double parricide, Valentin, 17 ans, a paru «assumer» l’assassinat de ses parents en 2023 dans l’Isère, mardi au premier jour de son procès à huis clos au tribunal pour enfants de Bourgoin-Jallieu, selon un avocat.

Le jeune accusé n’a cependant pas expliqué les raisons de son acte, allant même jusqu’à dire qu’il «aimait ses parents», a expliqué hors audience à l’AFP Me Dominique Arcadio, défenseur de l’oncle de Valentin, qui s’est porté partie civile.

L’avocat décrit un adolescent qui est d’abord apparu comme «étranger» au début l’audience, et puis ensuite «très concerné» et «très précis» à sa prise de parole devant le tribunal.

«On a vraiment quelqu’un qui assume, qui assume l’indicible, qui assume l’horreur d’avoir tué ses parents, et qui ne se dérobe pas, qui ne se fait pas de cadeaux», a détaillé l’avocat.

«On a l’impression qu’il expie les faits en le disant, qu’il les assume vraiment», a-t-il ajouté.

«Petite lueur de positif»

Dans la nuit du 26 au 27 novembre 2023, l’adolescent alors âgé de 15 ans avait tué avec une carabine sa mère et son père, puis mis le feu à la maison de la famille, dans le village de Châteauvilain, en Isère, avant de prendre la fuite avec une voiture de ses parents.

Dans les décombres de la bâtisse incendiée, les corps de ses parents avaient été retrouvés presque entièrement calcinés, portant des plaies par arme à feu au niveau du crâne.

À l’audience mardi, son attitude «laisse penser qu’il a tout de même vraiment mesuré ce qu’il avait fait, la tristesse qu’il avait causée aux autres», a expliqué Me Arcadio, et «s’il y a une petite lueur de positif dans cette obscurité, c’est celle-là», a-t-il dit.

Selon lui, Valentin n’est pas «dans une tristesse où les larmes vont rouler sur son visage», mais tend plus vers une forme «d’analyse intellectuelle».

Son frère, ses deux demi-sœurs et sa grand-mère maternelle se sont également constitués parties civiles.

L’adolescent avait été interpellé six jours après les faits, à Montpellier, alors qu’il tentait de fuir vers l’Espagne.

Pour «changer de vie»

Lors de l’instruction, il avait reconnu avoir prémédité son geste plusieurs jours à l’avance, expliquant que son acte avait pour but de «changer de vie».

L’accusé encourt 20 ans de réclusion criminelle, avec l’excuse de minorité, laquelle implique des sanctions moins sévères pour les moins de 18 ans que pour les majeurs.

«Je veux faire en sorte qu’on ressorte avec un possible avenir, même si c’est dans 20 ans», a déclaré hors audience Me Sophie Jonquet, avocate de la grand-mère de Valentin.

Elle décrit sa cliente dans «une position ambivalente», souhaitant à la fois «une justice» mais aussi «un avenir pour son petit-fils».

Le double assassinat avait provoqué l’émoi dans le petit village de 800 habitants où la famille vivait sans histoire, dans une ferme.

Maladie de Lyme

Valentin vivait avec son père, un ingénieur de 58 ans, sa mère âgée de 52 ans et qui travaillait à domicile, et son frère aîné âgé de 17 ans au moment des faits, qui avait quitté la maison la veille du drame.

Tout comme sa mère, l’adolescent aurait eu des problèmes de santé possiblement liés à la maladie de Lyme, pourtant non diagnostiquée, et avait été déscolarisé.

Cette maladie peut provoquer des troubles invalidants et douloureux, notamment neurologiques, articulaires, musculaires.

«Cette maladie et ses notions seront au cœur des débats, puisque c’était l’organisation familiale, et tout tournait autour de cette maladie», selon Me Jonquet.

Pour les experts, Valentin était affecté par un trouble autistique et une dépression avec des symptômes psychotiques.

Le procès se tient jusqu’à jeudi.

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Moselle : Un policier de Metz aurait tué ses parents avant de retourner son arme contre lui

 Un policier de 46 ans, affecté au commissariat de Metz, est soupçonné d’avoir tué ses parents avec son arme de service avant de se suicider, ce vendredi. Les trois corps ont été retrouvés en début de soirée au domicile familial à Retonfey (Moselle). Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes du drame.

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Drame dans la police nationale de Moselle. Un policier de 46 ans affecté au commissariat de Metz est soupçonné d’avoir tué ses parents avec son arme de service, avant de retourner l’arme contre lui, ce vendredi.

Le fonctionnaire et ses parents ont été retrouvés morts en début de soirée au domicile familial situé à Retonfey, selon les informations d’Actu17. Un village situé à une quinzaine de kilomètres à l’est de Metz, en zone gendarmerie.

Le policier était affecté au centre d’informations et de commandement (CIC) de jour du commissariat de Metz, depuis quelques mois. Selon plusieurs sources, il vivait avec ses parents dans une maison de Retonfey. Le drame aurait été découvert vers 18 heures par un proche venu rendre visite à la famille. « L’hypothèse d’un double meurtre suivi d’un suicide ne fait que peu de doute », confie l’une des sources.

Les gendarmes se sont rendus sur place et ont procédé à des constatations. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes du drame. Contacté, le parquet de Metz n’a pas donné suite dans l’immédiat.

Si vous ou l’un de vos proches êtes confronté à des pensées suicidaires, vous pouvez contacter le 3114, le numéro national de prévention du suicide, où des professionnels sont disponibles 24h/24 et 7j/7 pour vous écouter et vous soutenir.

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