Le permis de l’automobiliste de 27 ans, qui circulait à bord d’un véhicule professionnel, lui a été immédiatement retiré. La vitesse maximale autorisée dans le secteur est de 50 km/h.

À vouloir aller trop vite, elle a perdu très gros. Coupable d’un très grand excès de vitesse, mercredi soir, à Clichy, une monitrice d’auto-école a dit adieu à son permis de conduire et donc, très probablement, à son emploi.
Son permis de conduire d’abord. Celui-ci lui a été retiré sur-le-champ, alors que la Renault Clio que la monitrice conduisait — équipée, pour la petite histoire, de son petit panneau de toit « auto-école » — a fait l’objet d’une immobilisation administrative. Il faut dire que l’automobiliste de 27 ans ne s’est pas contentée d’un bref coup d’accélérateur. Alors qu’elle n’était pas censée dépasser les 50 km/h, la voiture de la jeune femme, contrôlée sur les quais de Clichy, peu avant 22 heures, alors qu’elle circulait dans le sens Saint-Ouen-Clichy, est apparue dans la mire des jumelles à plus de 130 km/h. Lancée, comme sur une autoroute.
« Conduire à cette allure en pleine agglomération, c’est irresponsable »
« La vitesse retenue est exactement de 132 km/h, précise une source policière. Soit 82 km/h au-dessus de la vitesse autorisée. Conduire à cette allure en pleine agglomération, c’est tout simplement irresponsable. ». « Une criminelle en puissance » commente sur X (ex-Twitter), l’adjoint à la sécurité de Clichy, Patrice Pinard, qui, au passage, remercie les forces de l’ordre d’avoir stoppé la course folle de l’automobiliste.
Circonstance aggravante, le test salivaire auquel la jeune femme a été soumise — systématique en cas de très grand excès de vitesse — s’est révélé positif. « Elle avait fumé du cannabis et en détenait quelques grammes dans son sac » précise la même source policière. La jeune femme a été convoquée à une date ultérieure au commissariat de Clichy mais peut déjà se préparer à faire une croix sur son titre professionnel d’enseignement de la conduite et de la sécurité routière.
« Sa situation s’annonce très compliquée, confirme une avocate du barreau de Paris spécialiste du droit routier. La conduite sous stups et les très grands excès de vitesse constituent deux infractions qui, à elles seules, justifient l’interdiction d’enseigner la conduite. »
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