Montpellier : une femme suivie en sortant du tramway et rouée de coups par quatre adolescentes

Quatre adolescentes ont agressé une femme à Montpellier pour lui voler son téléphone. L’intervention rapide d’un voisin et de la police a permis leur arrestation.

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« La victime a été attaquée devant la porte de son immeuble, après avoir été suivie depuis le tramway. (©Métropolitain / LP)

Ce mardi 10 juin 2025, vers 23h, une femme de 39 ans rentre chez elle à bord de la ligne 3 du tramway à Montpellier. Elle ne se doute pas qu’elle va devenir la cible d’une agression gratuite. Quatre adolescentes, âgées de 14 à 17 ans, montent dans le tram. Elles s’installent près d’elle. Sans raison apparente, elles la bousculent et la poussent contre la vitre. Elles cherchent le conflit. La victime garde son calme. Elle ne répond pas aux provocations. Arrivée à l’arrêt Rives du Lez, entre Antigone et l’Hôtel de Ville, elle descend, mais les adolescentes la suivent.

Une embuscade devant son immeuble

La femme marche jusqu’à la rue de la Constituante. Devant la porte de son immeuble, les adolescentes l’interpellent, l’empêchent d’entrer, et l’insultent. Puis, elles exigent son téléphone portable. Elle refuse et appelle à l’aide. C’est alors que la violence éclate. Les coups pleuvent. Poings, pieds, tirages de cheveux. La victime tombe au sol. Elle souffre de douleurs aux cervicales et aux lombaires. Trois jours d’incapacité totale de travail lui sont prescrits. Elle est également en état de choc.



Un témoin au balcon

Depuis son balcon, un homme de 32 ans assiste à la scène. Il intervient immédiatement, mais les adolescentes prennent la fuite. L’homme se lance à leur poursuite. Il rattrape l’une d’entre elles avenue de Palavas. La jeune fille tente de se défendre. Elle le frappe et le mord au bras. Il parvient malgré tout à la maîtriser. Les policiers du groupe de sécurité de proximité (GSP) arrivent à leur tour. 

La jeune fille interpellée a 14 ans. Sur le trajet du retour vers l’hôtel de police, les agents repèrent trois adolescentes cachées derrière des voitures, rue Charles Perrault. Il s’agit des autres agresseuses. Elles ont 14, 15 et 17 ans. Toutes sont interpellées dans la soirée. Placées en garde à vue, elles sont identifiées par la victime et les témoins. Trois d’entre elles devront comparaître devant le juge des enfants le 14 octobre prochain. La quatrième est convoquée au tribunal de Béziers, où elle réside.

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Homme retrouvé mort près du tramway : enquête requalifiée en assassinat, deux Somaliens écroués

Le principal suspect a été mis en examen pour assassinat, tandis que le second est poursuivi pour non-assistance à personne en danger et non-dénonciation de crime.

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Deux Somaliens ont été mis en examen et écroués mardi, après qu’un homme a été retrouvé mort à un arrêt de tramway à Paris la semaine dernière, a indiqué le parquet.

Détention provisoire pour le principal suspect

Une enquête avait été ouverte pour meurtre le 15 avril. Les investigations, désormais confiées à un juge d’instruction, ont été requalifiées après identification des deux hommes par vidéosurveillance.

Le principal suspect, un Somalien né en 1996, a été mis en examen mardi pour assassinat, puis placé en détention provisoire. Ses avocats n’ont pas souhaité s’exprimer.

L’autre homme, un Somalien de 34 ans, est poursuivi pour non-assistance à personne en danger et non-dénonciation de crime.



« Scène de violence inouïe »

Lors d’une audience devant une juge des libertés et de la détention, à laquelle a assisté, le parquet a déploré sa « passivité » face à « l’acharnement » de l’auteur sur la victime, aussi Somalien, 35 ans et sans domicile fixe.

« Au moment des faits, il ne s’est pas interposé par crainte pour sa vie », a fait valoir son avocat à l’audience. « Pourquoi est-il le seul mis en cause, alors que des dizaines de témoins ont vu la scène de violence inouïe sans intervenir ? »

« S’il porte la victime jusqu’au tramway, c’est pour qu’une ambulance le prenne en charge. En vérité, on reproche à ce monsieur d’être misérable », a déploré le conseil, soulignant que son client vivait sans domicile fixe et en situation irrégulière.

Attaqué pour « 1,50 euro »

Il a demandé à ce que son client ne soit pas écroué, afin de ne pas aggraver « l’océan de misère dans lequel il est déjà en train de se débattre pour rester à la surface ». A l’image de ce dossier judiciaire où l’assassin présumé s’en serait pris à la victime, « un ami », pour « 1,50 euro ». La juge des libertés et de la détention a toutefois décidé de son incarcération. 

« Je ne reprocherais pas à Monsieur de ne pas avoir fait barrage (à l’auteur) de son corps » lors des faits, a justifié la magistrate, mais il aurait « dû faire davantage » pour venir en aide à la victime. Elle a souligné son état alcoolisé au moment des faits, ce qui « a pu altérer son jugement ».

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Violences urbaines à Brest : tramway caillassé, véhicules brûlés et un policier sérieusement blessé

Des violences urbaines se sont déroulées jeudi soir dans le quartier de Pontanézen, à Brest (Finistère). Des véhicules ont été incendiés et les forces de l’ordre ont été visées par des tirs de mortiers d’artifice. Un policier a été sérieusement blessé.

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Des violences urbaines ont éclaté dans le quartier de Pontanézen, à Brest (Finistère) ce jeudi soir. Plusieurs véhicules ont été incendiés, et les policiers ont été la cible de jets de projectiles ainsi que de tirs de mortiers d’artifice, d’après des sources policières, confirmant une information du Télégramme. L’un des fonctionnaires a été sérieusement blessé.

Les faits ont débuté vers 21h30. Un groupe d’une vingtaine de jeunes individus au visage dissimulé a caillassé le tramway dans la rue Cézanne, dans le nord de la ville. Des blocs de béton ont aussi été déposés sur les voies. « Sans aucun doute une méthode pour attirer les policiers et pouvoir ensuite les agresser », souligne l’une des sources.

À leur arrivée, les forces de l’ordre ont été visées par des tirs de mortiers d’artifice et des jets de projectiles. Une opération de maintien de l’ordre a alors débuté. Les fonctionnaires ont fait usage de 37 grenades lacrymogènes pour disperser les agresseurs et ainsi permettre au tramway d’atteindre son terminus. Quatre véhicules appartenant à des particuliers ont été incendiés par les émeutiers.



21 jours d’ITT

Durant les violences urbaines, un policier s’est sérieusement blessé en chutant dans une bouche d’égout, dont la plaque avait été retirée, vraisemblablement pour s’en servir contre les forces de l’ordre. Souffrant d’une entorse à un genou, le fonctionnaire a été transporté à l’hôpital et s’est vu attribuer 21 jours d’incapacité totale de travail (ITT).

Une compagnie de CRS doit être déployée en fin de journée ce vendredi dans le quartier de Pontanézen, indique le quotidien régional.

Sur le réseau social X, le syndicat Alliance Police Nationale dénonce « un guet-apens » et « exige un choc d’autorité immédiat ».

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Des dizaines de blessés après une collision dans un tramway à Strasbourg

Au moins 30 personnes ont été blessées après la collision entre deux tramways à la gare centrale de Strasbourg samedi, ont indiqué les autorités.

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Des vidéos et des photos publiées sur les réseaux sociaux montrent deux tramways avec des dizaines de personnes à l’intérieur. Une vidéo montre de la fumée s’élevant et des scènes chaotiques alors qu’une alarme retentit.

Les médias locaux ont rapporté que l’accident s’est produit après qu’un des tramways a changé de voie et est entré en collision avec un autre tramway à l’arrêt. D’autres informations ont indiqué qu’un tramway faisait marche arrière au moment des faits.

Un porte-parole de la préfecture a déclaré qu’une enquête sur la cause de l’accident a été ouverte et qu’aucun décès n’a été confirmé.

La maire de Strasbourg, Jeanne Barseghian, a déclaré aux journalistes présents sur place qu’il y avait eu une collision impliquant un tramway, mais que la cause n’était pas connue.

Selon BFM TV, Barseghian a appelé la population à attendre les résultats de l’enquête.

Un témoin oculaire, nommé Johan, a déclaré à l’agence de presse AFP avoir vu l’un des tramways reculer à grande vitesse, ajoutant : « Nous avons entendu un grand impact, une grosse détonation ».

Un autre témoin oculaire a déclaré à BFM TV que les portes du tramway se sont arrachées sous le choc.

Le média a rapporté qu’un large périmètre de sécurité avait été mis en place devant la station.

Le Service d’incendie et de secours du Bas-Rhin a publié sur X un message demandant aux personnes d’éviter la zone pour permettre aux services de secours d’accéder à la zone.

Le directeur du service, René Cellier, a déclaré que certaines des blessures non mortelles signalées étaient « principalement des traumatismes », mais comprenaient également des plaies au cuir chevelu, des fractures de la clavicule et des entorses du genou.

« Il y a aussi une centaine de personnes qui n’ont pas de blessures particulières mais qui sont suivies par les médecins », a précisé M. Cellier.

Il a ajouté qu’une cinquantaine de véhicules et 130 pompiers ont été dépêchés sur les lieux et que la situation « aurait pu être beaucoup plus grave ».

Emmanuel Auneau, directeur de la CTS, la compagnie chargée de la gestion des transports en commun de Strasbourg, a indiqué que les deux conducteurs du tramway « n’étaient pas blessés physiquement, mais très choqués ».

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