Un gendarme a été grièvement blessé par balles dans la nuit de vendredi à samedi à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), alors qu’il rentrait chez lui. Une enquête a été ouverte pour tentative de meurtre en bande organisée.
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Un gendarme a été grièvement blessé par balles à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) alors qu’il rentrait à son domicile, dans la nuit de vendredi à samedi. Il a été transporté à l’hôpital dans un état grave mais son pronostic vital ne serait pas engagé, indique une source proche de l’enquête, confirmant une information de La Provence. Le ou les agresseurs sont en fuite.
Cette tentative de meurtre s’est déroulée vers 1 heure du matin. Le militaire en civil rentrait chez lui lorsqu’il a été la cible de nombreux tirs. Il a notamment été touché aux jambes et présentait neuf plaies au moment de sa prise en charge par les secours, selon France 3.
Les motivations du ou des auteurs restent inconnues à ce stade. Ces derniers ont utilisé un fusil d’assaut de calibre 7,62, selon les premiers éléments. On ignore si la victime a été prise pour cible en raison de sa qualité de gendarme.
Une enquête pour tentative d’homicide en bande organisée a été ouverte, indique le procureur de la République d’Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon. Le service interdépartemental de police judiciaire (SIPJ) est chargé des investigations.
Un gendarme de Haute-Garonne et son frère ont été placés en garde à vue, soupçonnés d’avoir détourné des produits stupéfiants saisis lors de patrouilles. Une enquête judiciaire a été ouverte après la découverte d’anomalies dans la gestion des scellés.
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Un gendarme en poste dans le nord du département de la Haute-Garonne a été placé en garde à vue pour acquisition et détention de stupéfiants, rapporte La Dépêche.
L’enquête, menée en toute discrétion par la section de recherches de Toulouse (SR), a également conduit à l’audition de son frère, domicilié dans le secteur du Muretain. Âgés d’une trentaine d’années, les deux hommes devaient être présentés ce mercredi matin au parquet de Toulouse en vue d’une mise en examen.
Selon les premiers éléments de l’enquête, le principal suspect est affecté au Groupe nuit de surveillance et d’intervention (GNSI). Il est soupçonné d’avoir prélevé des produits stupéfiants à partir des scellés lors de ses patrouilles : de la cocaïne, du cannabis et d’autres substances prohibées, qui auraient été consommées ou partagées avec son frère. Les faits se seraient produits pendant au moins quatre ans.
Le gendarme aurait tiré parti d’une faille dans la procédure de traitement des stupéfiants saisis. Lors de contrôles effectués presque chaque soir, il verbalisait des consommateurs, mais n’aurait pas procédé à la destruction des doses récupérées. Ces produits auraient été conservés discrètement, à des fins personnelles. La marchandise ainsi détournée aurait atteint un volume conséquent au fil du temps.
«Un certain nombre d’anomalies»
D’après le commandement du groupement de gendarmerie de Haute-Garonne interrogé par nos confrères, « un certain nombre d’anomalies » ont été relevées, ce qui a motivé des vérifications internes. L’ouverture d’une enquête judiciaire début 2025 a permis de remonter jusqu’au militaire.
Les deux hommes ont été interpellés lundi. Des perquisitions ont été menées dans le Muretain, où des pieds de cannabis auraient été découverts, précise le quotidien régional. Le militaire mis en cause aurait déjà été concerné par un précédent similaire au cours de sa carrière, sans que cet antécédent n’entraîne son exclusion des rangs de la gendarmerie.