Jean-Marie Le Pen et l’émission télévisée qu’ils ont fini par regretter

Il y a quarante ans, le 13 février 1984 plus précisément, un courageux Breton, un certain Jean-Marie Le Pen (1928 – ), « fut autorisé » à apparaître pour la première fois de sa carrière dans « l’Heure de vérité ». (heure de vérité) d’Antenne 2 (aujourd’hui France 2), l’émission politique la plus prestigieuse et la plus regardée de cette époque…

Il y a quarante ans, le 13 février 1984 plus précisément, un courageux Breton, un certain Jean-Marie Le Pen (1928 – ), « fut autorisé » à apparaître pour la première fois de sa carrière dans « l’Heure de vérité ». (heure de vérité) d’Antenne 2 (aujourd’hui France 2), l’émission politique la plus prestigieuse et la plus regardée de cette période. La France politique se souviendra longtemps de ce jour. Si l’on avait pu estimer l’impact de son apparition à l’époque, il n’en aurait jamais eu l’occasion, rassurez-vous.

Ce qui aurait pu être un fait divers, un moment télévisé innocent, est devenu (pour le régime) un coup de tonnerre. Le pays a été soudainement confronté à un homme verbalement fort, avec une histoire et des propositions tout aussi fortes, qui a ensuite donné les mains moites à de nombreux opposants. Pour la première fois, le problème de l’immigration a reçu une attention explicite. Aucun chat ne savait alors que ce thème dominerait les décennies suivantes.

Le Front National, encore relativement jeune, s’installe alors dans un appartement de trois pièces rue Bernoulli, dans le VIIIe arrondissement de Paris.

Soudain populaire

Au lendemain de l’émission de l’Antenne 2, les deux lignes téléphoniques étaient sur le point d’imploser. Les gens faisaient la queue pour acheter une carte de membre. Certes, le FN avait déjà progressivement commencé à gagner du terrain dans les sondages d’Aulnay-sous-Bois (93) et de Dreux (28). Cette dernière municipalité était la résidence de feu Jean-Pierre Stirbois, alors bras droit du JMLP et auteur du programme contre la migration incontrôlée. Son épouse, Marie-France, sera plus tard également élue. Mais en réalité, ces intentions de vote n’étaient que des cacahuètes comparées aux scores ultérieurs du parti.

Cette émission télévisée a tout accéléré. Jusqu’alors, il s’exprimait devant des réunions peu fréquentées, où seuls des partisans radicaux de sa cause étaient présents. Mais maintenant, pour la première fois, il s’adresse au grand public, urbain et rural.

Un challenger sérieux

La preuve fut vite apportée : quatre mois plus tard, le Front national remportait 10,95 % (2 210 334 voix et 10 sièges) aux élections européennes, juste derrière le PCF (11,20 %).

Bref, la vie politique ne sera plus jamais la même, car le FN, avant de devenir RN, a commencé à se transformer d’un jeune parti en une force politique avec laquelle il fallait compter, d’une opposition symbolique à un challenger des gouvernements. Il a fallu quarante ans pour y parvenir, mais le début symbolique a été fait ce jour-là.

Paradoxalement, quand on revient sur ce moment légendaire, on constate que quelque chose n’a pas changé depuis : l’obsession de ces journalistes de toujours tout réduire aux questions de racisme et d’antisémitisme. Lors de l’Heure de vérité, Jean-Marie Le Pen a dû souligner que son nom était inscrit sur les monuments aux morts, alors que celui du communiste Georges Marchais ne figurait que sur les fiches de paie des usines Messerschmitt en Allemagne.

Un demi-siècle plus tard, sa fille doit encore justifier des mêmes procès pour sorcières.

Un visionnaire dans le domaine de l’immigration

Ce qui n’a pas changé non plus, c’est la perspicacité du menhir, notamment en matière d’immigration. Jean-Marie Le Pen avait quelques décennies d’avance sur son temps et dénonçait la politique d’importation de malheureux migrants pour faire baisser les salaires des travailleurs français.

Aucun homme politique de l’après-guerre n’a autant ému le pays que Jean-Marie Le Pen. L’homme a été diabolisé, nargué, agressé personnellement et physiquement et traduit devant de nombreux tribunaux. Les constructions les plus viles furent dressées contre lui. Il a par exemple été considéré comme responsable d’une profanation brutale d’une tombe au cimetière juif de Carpentras, dans laquelle des cadavres ont été empalés. Plus tard, il s’est avéré que c’était le « travail » de quelques bons à rien drogués.

Il a même survécu à trois attentats, dont un attentat à la bombe contre son domicile parisien, au cours duquel, miraculeusement, aucun mort n’a été signalé. 

Le JMLP et son FN ont été l’exemple pour de nombreux autres partis dans d’autres pays. Merci Jean-Marie.

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