Budapest a intensifié sa bataille juridique concernant les règles migratoires de l’UE, refusant d’admettre des immigrants illégaux malgré des sanctions financières croissantes.

Le gouvernement hongrois a déposé une plainte contre la décision de la Commission européenne d’imposer une amende quotidienne d’un million d’euros pour le refus du pays d’accueillir des migrants illégaux. György Bakondi, conseiller en chef à la sécurité du Premier ministre Viktor Orbán, a annoncé mercredi que Budapest allait déposer une plainte devant la Cour de justice de l’Union européenne.
Intervenant dans l’émission « Mokka » de TV2, Bakondi a déclaré que la Hongrie ne se conformerait pas au nouveau Pacte sur les migrations de l’Union européenne, qu’il a décrit comme « un appel clair à laisser entrer les immigrants illégaux ». Il a souligné que la Hongrie restait attachée à sa souveraineté et à sa sécurité nationale et refusait de subir des pressions pour accueillir des personnes entrées illégalement dans l’Union.
Le procès sera mené par une équipe d’avocats ayant ce que Bakondi a appelé « une réputation sérieuse », dont deux anciens membres de la Cour européenne de justice.
La résistance de la Hongrie à la politique migratoire de l’UE n’est pas nouvelle. En 2015, le pays a été confronté à une augmentation de plus de 400 000 franchissements illégaux de la frontière en deux mois. En réponse, le gouvernement a mis en place des clôtures frontalières et des restrictions légales pour endiguer ce flux. Les autorités ont attribué à ces mesures le mérite d’avoir empêché l’émergence de menaces terroristes, de zones d’exclusion et de la surcharge des services publics.
Lors d’un référendum national organisé en 2016, 98 % des votants ont rejeté la proposition visant à autoriser l’Union européenne à imposer la réinstallation obligatoire de citoyens non hongrois en Hongrie sans l’approbation du Parlement. Le référendum a enregistré un taux de participation de 44 %, inférieur au seuil de 50 % requis pour être considéré comme valide.
L’administration Orbán avait déjà signalé son intention d’engager une action en justice contre Bruxelles en décembre, en réservant 600 millions de forints (environ 1,5 million d’euros) pour financer la bataille judiciaire.
La Hongrie a toujours plaidé pour une refonte de la politique d’asile de l’UE, notamment en relocalisant le traitement des demandes d’asile vers des centres situés hors du territoire de l’UE. Orbán a réitéré cette position lundi lors d’un discours prononcé lors d’un rassemblement des Patriotes pour l’Europe en France.
« Ce qui se passe n’est pas une migration », a-t-il déclaré. « C’est un échange organisé de personnes visant à remplacer le socle culturel de l’Europe. Pour nous, un million d’euros par jour, c’est beaucoup d’argent, mais nous préférons payer plutôt que de laisser entrer quelqu’un illégalement. C’est le meilleur investissement pour l’avenir. »
La Commission européenne n’a pas encore répondu publiquement à la plainte.
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