La France interdit un groupe antifasciste violent soutenu par un député d’extrême gauche

Le membre fondateur du groupe a accusé le ministre de l’Intérieur d’« agir sur ordre » à un moment où, selon lui, la France est menacée par des attaques « d’extrême droite ».

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Le ministre français de l’Intérieur Bruno Retailleau a décidé de dissoudre l’organisation antifasciste La Jeune Garde, fondée par le député d’extrême gauche Raphaël Arnault, en raison de ses appels répétés et explicites à la violence politique.

La menace planait depuis plusieurs semaines, et la décision du ministre a été rendue publique jeudi 12 juin, après avoir été approuvée la veille par le Conseil des ministres. 

La Jeune Garde a été fondée en 2018 à Lyon. Elle revendique la lutte contre l’extrême droite dans l’espace public et prône ouvertement la violence. Elle se définit comme un « outil d’autodéfense populaire contre l’extrême droite ». En juin 2024, huit membres du groupe ont été inculpés pour l’agression d’un adolescent de 15 ans dans le métro parisien après une manifestation pro-Gaza menée par la militante franco-palestinienne Rima Hassan. 

Parmi ses membres fondateurs figure Raphaël Arnault , député de La France insoumise (LFI), élu en juillet 2024. Il est le premier député fiché S (c’est-à-dire inscrit sur la liste de surveillance de la sécurité d’État). Arnault est le porte-parole du mouvement. Il a récemment fait la une des journaux en agressant des journalistes du média d’investigation conservateur Frontières à l’Assemblée nationale.



La Jeune Garde a annoncé qu’elle allait déposer un recours auprès du Conseil d’Etat pour protester contre sa dissolution.

Pour paraître équilibré, Bruno Retailleau a annoncé la dissolution simultanée de Lyon Populaire, un groupuscule classé d’extrême droite. Les deux mouvements ont été accusés d’« incitation à des actes de violence contre des personnes, provocations souvent suivies d’actes ».

Les groupes en question ont eu l’occasion de présenter des arguments pour leur défense, mais selon le ministre, un examen approfondi de leurs objections « n’a pas remis en cause les allégations très graves portées contre eux ». 

La Jeune Garde reconnaît avoir eu recours à la violence politique. Le mouvement populaire lyonnais explique qu’il « apprend à ses militants à se défendre » en raison des nombreuses attaques qu’il a subies de la part des antifascistes. Il affirme vouloir « canaliser le ressentiment de nombreux Français, notamment envers l’immigration extra-européenne, et le diriger vers une action constructive et légale ». 

Contrairement à La Jeune Garde, Lyon Populaire a accepté la décision du gouvernement et ne fera pas appel au Conseil d’Etat.

Une fois de plus, Raphaël Arnault accuse le ministre Retailleau d’agir sur ordre du Rassemblement national (RN) à un moment où, selon lui, la France est menacée par des attaques d’« extrême droite ». Sa position de député reste incontestée, même s’il estime que son action politique doit impliquer la violence.

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