Marseille : capitale européenne de l’héroïne, se transforme en zone de guerre

La ville française est le théâtre d’une guerre de clans alimentée par l’immigration et le trafic de drogue.

2–3 minutes

Marseille, autrefois ville portuaire célèbre, est aujourd’hui un symbole de délabrement urbain, de faillite de l’État et de l’effondrement des frontières intérieures de la France. Aujourd’hui connue comme la capitale européenne du trafic d’héroïne, elle est devenue l’épicentre d’une guerre des gangs qui ensanglante ses quartiers populaires. Le narcotrafiquant est le maître ; les balles sont son langage.

Rien qu’en 2023, 49 personnes ont été tuées dans des règlements de comptes liés à la drogue. Presque toutes ont été abattues. Certains étaient mineurs. D’autres étaient des passants pris entre deux feux. Un garçon de 10 ans à Nîmes, une étudiante en droit de 24 ans dans sa chambre à Marseille : victimes collatérales d’un système en ruine. La cité de La Paternelle, au nord de la ville, symbolise cette tragédie. Là, la mafia DZ et les clans Yoda se sont livrés une lutte acharnée pour le contrôle d’un unique lieu de trafic de drogue, générant des dizaines de milliers d’euros par jour.

L’activité est rentable. La main-d’œuvre est abondante. La plupart de ces jeunes sont recrutés via les réseaux sociaux, souvent dans des petites villes ou des banlieues parisiennes. Ce sont des immigrés mineurs, attirés par la promesse d’argent facile, de vêtements de marque et d’un statut social élevé. « J’ai commencé à 16 ans et je gagnais 500 € par jour », raconte l’un d’eux. Mais dès qu’ils tentent de partir, ils découvrent qu’ils sont pris au piège : fausses dettes, menaces, enlèvements, torture et esclavage moderne. Le trafic de drogue ne pardonne pas.



Le lien avec l’immigration est évident et de plus en plus indéniable. Les réseaux criminels marseillais opèrent depuis des décennies en symbiose avec des flux migratoires mal gérés. Les gangs d’origine maghrébine, subsaharienne ou métisse ont pris le contrôle de quartiers entiers qui ne répondent plus aux lois de la République, mais à celles du clan. La violence s’est normalisée. L’autorité, lorsqu’elle n’est pas absente, est dépassée. Comme l’a dit un policier : « La médecine que nous pratiquons dans les hôpitaux marseillais est une médecine de guerre. »

Face à cette réalité, l’État réagit lentement. À La Paternelle, des blocs de béton ont été érigés pour bloquer les accès, la présence policière a été renforcée et le centre de trafic de drogue a été démantelé – au moins temporairement. Mais la drogue ne disparaît pas ; elle migre. Le modèle évolue vers des systèmes comparables à ceux de la livraison à domicile. Les structures criminelles sont flexibles, adaptatives et mieux organisées que de nombreuses institutions publiques. Et surtout, elles ne sont pas limitées par des réglementations qui les rendent inefficaces.

Parallèlement, des initiatives citoyennes locales ont vu le jour pour redonner de la dignité au quartier. Fadela, responsable d’une association régionale, organise des activités et des ateliers pour favoriser la réappropriation des espaces publics par la communauté. Mais les cicatrices sont profondes. Se taire est un acte tacite. « Nous avons vécu avec cette violence, mais nous avons appris à nous taire », confie une bénévole.

Marseille se trouve désormais à la croisée des chemins : soit elle reprendra le contrôle de son territoire, soit elle deviendra un modèle pour ce qui attend le reste de la France .

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