Bruxelles poursuit cinq pays de l’UE pour non-application de la loi sur les services numériques

La Commission européenne poursuit la Tchéquie, l’Espagne, Chypre, la Pologne et le Portugal devant la plus haute juridiction de l’UE pour ne pas avoir mis en œuvre des éléments clés de la loi technologique controversée du bloc.

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La Commission européenne a annoncé mercredi qu’elle renvoyait cinq États membres devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) pour ne pas avoir correctement mis en œuvre la loi sur les services numériques (DSA), la législation phare de Bruxelles visant à réguler les plateformes en ligne.

Les pays visés par des poursuites judiciaires sont la Tchéquie, l’Espagne, Chypre, la Pologne et le Portugal. Selon la Commission, ces États membres n’ont pas désigné de coordinateur national pour les services numériques (CSN) ou n’ont pas doté ces organismes des pouvoirs nécessaires pour faire appliquer la DSA.

En outre, aucun des cinq pays n’a établi de sanctions en cas de violation du règlement, comme l’exige Bruxelles.

« La DSA exige des États membres qu’ils désignent une ou plusieurs autorités compétentes pour la supervision et l’application de la DSA, et qu’ils désignent l’une d’entre elles comme leur DSC national d’ici le 17 février 2024 », a déclaré la Commission dans son  communiqué de presse . « Les États membres sont également tenus de donner à leurs DSC les moyens de s’acquitter de leurs missions au titre de la DSA. »

La Pologne est pointée du doigt pour ne pas avoir nommé ou autorisé de coordinateur national, tandis que la Tchéquie, l’Espagne, Chypre et le Portugal ont nommé de tels organismes mais ne leur ont pas accordé les pouvoirs légaux nécessaires pour s’acquitter de leurs responsabilités.

La Commission européenne insiste sur le fait que la DSA, entrée en vigueur en 2022, vise à créer un environnement en ligne plus sûr et plus transparent en obligeant les grandes plateformes et les moteurs de recherche à lutter contre les contenus illégaux, à protéger la vie privée des utilisateurs et à répondre aux risques pour la sécurité publique.

Les critiques, cependant, affirment que cette mesure risque d’aller trop loin en incitant les plateformes à supprimer trop de contenu, ce qui pourrait étouffer la liberté d’expression ; elle impose des charges disproportionnées aux petites plateformes, renforçant la domination des Big Tech ; et elle compromet la confidentialité des utilisateurs en obligeant les régulateurs à accéder aux données.



La désapprobation de cette réglementation a été accueillie aussi bien par les politiciens libertariens en Europe que par les républicains à Washington.

En février, le président de la commission judiciaire de la Chambre des représentants des États-Unis, Jim Jordan, a envoyé une lettre à la commissaire européenne à la technologie, Henna Virkkunen, exprimant ses « sérieuses inquiétudes quant à la manière dont les dispositions de censure de la DSA affectent la liberté d’expression aux États-Unis ».

Il a fait valoir qu’une réglementation excessive de Bruxelles créerait effectivement une « norme de censure mondiale de facto », car les plateformes de médias sociaux utilisent généralement un ensemble unique de politiques de modération de contenu pour une mise en œuvre cohérente dans le monde entier.

Le propriétaire de X, Elon Musk, a également pesé sur la nature bureaucratique du DSA et son approche trop zélée en matière de modération du contenu, tandis que le président américain Donald Trump lui-même a également qualifié les amendes imposées aux entreprises technologiques américaines par Bruxelles pour non-respect du DSA de « forme de taxation ».

En Europe, le député d’Alternative pour l’Allemagne (AfD) Maximilian Krah a soutenu que la DSA est conçue pour supprimer les points de vue dissidents, affirmant que la législation « vise à empêcher le partage d’idées non orthodoxes et créatives sur Internet », tandis que l’eurodéputée des Démocrates de Suède Jessica Stegrud a affirmé qu’une focalisation excessive sur la lutte contre la désinformation et les « contenus préjudiciables » pourrait porter atteinte à la liberté d’expression.

La Commission a lancé une première procédure d’infraction contre les cinq pays en 2024. Des lettres de mise en demeure ont été envoyées à la Tchéquie, à Chypre, à la Pologne et au Portugal en avril, ainsi qu’à l’Espagne en juillet. Face au manquement des États membres à leurs obligations, la Commission a porté l’affaire devant la plus haute juridiction de l’UE.

Si la Cour de justice statue contre eux, les pays pourraient être confrontés à des sanctions financières et être tenus d’agir rapidement pour respecter leurs obligations légales.

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La France s’engage à nouveau à des règles de citoyenneté plus strictes

Les autorités françaises ont été accusées de présenter d’anciennes mesures comme étant « nouvelles », donnant ainsi l’impression qu’elles visent à lutter contre l’immigration de masse.

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Bruno Retailleau Thibaud MORITZ / AFP

Peu importe la lassitude des électeurs : les politiciens européens doivent aussi en avoir assez de faire les mêmes promesses creuses en matière d’immigration. Pourtant, ils continuent de le faire.

Plus récemment, le ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a prononcé un discours lundi promettant de « durcir » les critères d’acquisition de la nationalité, soulignant notamment l’importance de « l’assimilation ».

Mais les critiques affirment que certaines des « nouvelles » mesures proposées par Retailleau sont en fait anciennes, rendant son discours pratiquement inutile.

Soulignant notamment l’insistance du ministre selon laquelle « ceux qui souhaitent devenir Français doivent démontrer leur maîtrise de la langue française », Emma Pearson, rédactrice en chef de The Local France, a souligné que les étrangers souhaitant obtenir la nationalité doivent d’ores et déjà prouver qu’ils savent parler, lire et écrire en français. Le durcissement de ce critère devrait d’ailleurs entrer en vigueur au début de l’année prochaine.

Il en va de même pour les mesures testant les connaissances des candidats sur l’histoire et la culture françaises, ainsi que celles mesurant l’intégration économique.

Pearson a suggéré que l’« annonce » de la migration n’était guère plus qu’un « jeu politique », soulignant les ambitions présidentielles potentielles pour 2027.



La journaliste Françoise Degois a convenu que les propos du ministre n’étaient « que du spectacle ».

La conseillère régionale du Rassemblement national, Audrey Lopez, s’est peut-être montrée plus généreuse dans son évaluation selon laquelle Retailleau avait exprimé une « bonne intention », même si elle a ajouté :

Il est regrettable qu’un casier judiciaire vierge ne figure pas parmi les conditions requises à l’avenir pour obtenir la nationalité française.

Retailleau a envoyé sa circulaire de cinq pages aux préfectures régionales, mais elle n’a pas été rendue publique dans son intégralité.

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Allemagne : à peine formé, le nouveau gouvernement s’attaque d’emblée à l’immigration irrégulière

Dès sa prise de fonction, le nouveau gouvernement allemand a décidé de durcir sa politique migratoire en annonçant mercredi que la plupart des demandeurs d’asile vont être refoulés aux frontières. Avant son intronisation, le chancelier Merz avait annoncé qu’il ferait de l’immigration l’un des dossiers prioritaire de son gouvernement, notamment pour regagner la confiance des électeurs partis à l’extrême droite, arrivé deuxième aux législatives.

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Le nouveau chancelier allemand Friedrich Merz avec ses ministres, le 6 mai 2025. Crédit : Reuters

Quelques heures après son entrée en fonction, le nouveau gouvernement allemand opère d’emblée un tour de vis migratoire. Le ministre conservateur de l’Intérieur, Alexander Dobrindt a ordonné mercredi 7 mai à la police de refouler tous les demandeurs d’asile sans papiers, « sauf les groupes vulnérables, comme les enfants et les femmes enceintes », à toutes ses frontières.

Le responsable politique annule ainsi une directive d’un de ses prédécesseurs, datant de 2015 sous l’ère Merkel et émise en pleine crise migratoire européenne. A cette époque, l’Allemagne avait accueilli plus d’un million de réfugiés en provenance de Syrie et d’Afghanistan principalement. L’ancien ministre de l’Intérieur, le conservateur Thomas de Maizière, avait alors demandé à la police fédérale « d’autoriser l’entrée de ressortissants de pays tiers sans documents légitimant leur séjour et sans présentation d’une demande d’asile ».

Avec l’annulation de cette directive de 2015, le nouveau gouvernement du conservateur Friedrich Merz tourne définitivement la page de la politique d’accueil longtemps généreuse du pays, initiée en son temps par Angela Merkel.

« L’Allemagne doit pouvoir prendre des décisions pour réduire les chiffres de l’immigration illégale et des demandes d’asile », a martelé Alexander Dobrindt, lors d’une conférence de presse mercredi à Berlin. La politique migratoire devrait donc retrouver « clarté, cohérence et contrôle », a-t-il ajouté.

Critiques des pays voisins

« Nous ne le ferons pas sous la forme d’une surcharge de nos voisins. Nous ne procéderons pas non plus à la fermeture des frontières mais il s’agit de renforcer le contrôle des frontières et, grâce à ce renforcement, d’augmenter le nombre de refoulements », a encore déclaré le ministre.

En Allemagne, le syndicat de la police DPolG se dit prêt pour cette nouvelle politique. « La police fédérale continuera d’effectuer des contrôles mobiles, stationnaires et secrets. […] Cependant, cette tâche ne peut pas être accomplie à long terme sans personnel supplémentaire. C’est pourquoi nous avons besoin d’environ 3 000 employés supplémentaires », a déclaré Heiko Teggatz, vice-président fédéral du DPolG, dans un communiqué.

Alexander Dobrindt a tenté de rassurer les voisins de l’Allemagne, dont certains, comme la Pologne, sont déjà très critiques des contrôles qui ralentissent considérablement la circulation des travailleurs frontaliers.

Des contrôles opérés par la police allemande à la frontière autrichienne, le 7 mai 2025. Crédit : Reuters

L’annonce de ces mesures a toutefois immédiatement fait réagir le chef du gouvernement polonais Donald Tusk. Ce dernier a prié le chancelier Friedrich Merz « de se concentrer sur les frontières extérieures de l’UE » et préserver la zone Schengen, lors d’une conférence de presse commune à Varsovie. « Il est de l’intérêt » de l’Allemagne et de la Pologne que leur frontière commune permette le « libre passage » des citoyens des deux pays, a insisté le Premier ministre polonais.

En Pologne, à l’approche de l’élection présidentielle prévue le 18 mai, un sentiment anti-allemand se développe. La désinformation anti-migrants prospère depuis des années dans le pays, terre d’accueil de très nombreux réfugiés ukrainiens et en proie à une pression migratoire. Mais « la nouveauté est qu’elle est conjuguée désormais avec le narratif anti-allemand, qui se nourrit de phobies anti-allemandes et anti-européennes », explique à l’AFP Anna Mierzynska, spécialiste indépendante des réseaux sociaux.

La Suisse, de son côté, a aussi « regretté » cette décision de Berlin.  « Du point de vue de la Suisse, les refoulements systématiques à la frontière constituent une violation du droit en vigueur. La Suisse regrette que l’Allemagne ait pris ces mesures sans consultation », a écrit sur le réseau social X, le ministère fédéral de la Justice et de la police.

Le ministre fédéral suisse « est convaincu que les États Schengen ne peuvent surmonter les défis de la migration qu’ensemble » et « il souligne également qu’il s’agit toujours de personnes, notamment de personnes vulnérables, de femmes et d’enfants ».

Mais le ministre allemand maintient sa position ferme : « Nous savons que les contrôles aux frontières intérieures ne peuvent être qu’une transition. Mais ils sont tout simplement nécessaires tant que nous avons une migration irrégulière aussi élevée dans l’Union européenne », a affirmé, soulignant que l’Allemagne, pays situé au centre de l’Europe, était l’un des plus touchés par ce phénomène.

Baisse des demandes d’asile

Selon des chiffres du ministère allemand l’Intérieur, le nombre de demandes d’asile a augmenté de 2020 à 2023, puis diminué en 2024.

Au total, 250 945 personnes ont demandé l’asile en Allemagne en 2024, soit une baisse 28,7% par rapport à l’année précédente.

D’après des chiffres officiels publiés début mai, plus de 53 000 personnes ont été refoulées aux frontières allemandes depuis octobre 2023, date des premiers rétablissements des contrôles.

Selon des chiffres officiels publiés début mai, plus de 53 000 personnes ont été refoulées aux frontières allemandes depuis octobre 2023. Crédit : Reuters

Ce tour de vis sur l’immigration, sujet qui a dominé la campagne électorale des législatives allemandes après une série d’attaques commises par des étrangers, était attendu. Le contrat de coalition signé par les conservateurs et les sociaux-démocrates – feuille de route du nouveau gouvernement Merz – prévoit un durcissement de la politique migratoire mais promet que l’Allemagne restera un pays « ouvert », respectant le droit d’asile et accueillant les travailleurs qualifiés.

Déjà quelques semaines avant d’entrer en fonction, le chancelier Merz avait annoncé qu’il en ferait l’un des dossiers prioritaire de son gouvernement, notamment pour regagner la confiance des électeurs partis à l’extrême droite.

Dans certains sondages récents, le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD), arrivé deuxième aux législatives, s’est hissé en tête, dépassant les conservateurs. La popularité de cette formation anti-migrants, classé la semaine dernière « extrémiste de droite » par les services du Renseignement intérieur, inquiète le nouveau gouvernement de Friedrich Merz.

Selon un rapport du Renseignement, publié mercredi dans la presse, le mouvement pratique une « agitation continue » contre les migrants, les réfugiés et les musulmans, les présentant comme un « collectif menaçant ».

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Une attaque à la hache sur le campus de l’Université de Varsovie fait un mort et un blessé grave

Un étudiant en droit de 22 ans de nationalité polonaise a été arrêté après qu’une agression brutale sur le campus a tué un portier et grièvement blessé un gardien de l’université.

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Un homme a été arrêté à la suite d’un meurtre horrible sur le campus de l’Université de Varsovie mercredi soir après être entré sur le campus avec une hache et avoir attaqué deux membres du personnel de l’université.

L’agression a causé la mort d’un portier de 60 ans et a laissé un gardien de l’université de 39 ans dans un état critique. Le suspect serait un étudiant en droit de 22 ans, de nationalité polonaise.

L’agression a eu lieu vers 18h40 dans l’Auditorium Maximum, situé rue Krakowskie Przedmieście, dans le centre de Varsovie. Selon la police et le parquet, l’étudiant a d’abord visé le portier, lui infligeant de multiples blessures mortelles. La femme, décrite comme présentant de « nombreuses coupures aux membres supérieurs et inférieurs, à la tête et à l’abdomen », est décédée sur place.

Lorsqu’un membre de la garde de l’UW est intervenu, il a lui aussi été violemment agressé. Il a subi de graves blessures à la tête et de profondes lacérations aux deux mains. Il a été transporté à l’hôpital dans un état critique.



« C’était un meurtre très brutal », a déclaré Piotr Antoni Skiba, porte-parole du parquet régional de Varsovie. Les enquêteurs ont confirmé l’utilisation d’une hache lors de l’agression, et des images de l’arme utilisée ont depuis circulé sur les réseaux sociaux.

Le mobile de l’attaque reste inconnu. Le parquet et la police continuent d’enquêter sur les lieux et de recueillir des preuves. Des équipes de crise ont été mobilisées et un soutien psychologique est proposé aux étudiants et au personnel touchés par l’attaque.

Polsat News et TVN24 ont rapporté que la scène était horrible, avec des récits initiaux non confirmés mentionnant une tête coupée – des détails que les autorités n’ont pas officiellement corroborés.

Le président Andrzej Duda a publié une déclaration exprimant sa tristesse : « Je suis profondément touché par la tragédie survenue aujourd’hui à l’Université de Varsovie. Cette attaque brutale a coûté la vie à un employé de l’université. Je m’associe à la douleur et aux prières des proches de la victime et de toute la communauté universitaire. »

L’université a décrété jeudi jour de deuil. Des drapeaux noirs ont été hissés et tous les événements organisés par l’université ont été annulés. « Ce jour est censé être un jour de recueillement pour tous les membres de la communauté universitaire », a déclaré la porte-parole de l’UW, la Dre Anna Modzelewska, qui a confirmé la mise en place d’une équipe d’intervention d’urgence pour soutenir les personnes touchées.

Le ministre de la Justice, Adam Bodnar, qui se trouvait sur le campus au moment de l’attaque pour une conférence universitaire, a révélé avoir été rapidement évacué par les agents de sécurité. « Je tiens à remercier l’agent du SOP qui s’est rendu sur les lieux et a soutenu avec succès l’intervention des gardes de l’université », a-t-il écrit dans un communiqué.

D’autres responsables politiques et religieux se sont joints aux condoléances. L’archevêque Adrian Galbas a prié pour le repos de l’âme du défunt et la guérison des blessés. Le président du Parlement, Szymon Hołownia, a écrit : « Frappé par le cauchemar du crime commis à l’Université de Varsovie, je présente mes plus sincères condoléances. »

Le ministre Władysław Kosiniak-Kamysz a souligné l’importance de l’unité face à la tragédie. « Mes pensées et mon cœur accompagnent les familles des victimes, l’ensemble de la communauté universitaire, les étudiants et les enseignants », a-t-il déclaré. « Nous ne devons pas rester indifférents au mal. »

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Victoire du PSG : un automobiliste fonce dans la foule près des Champs-Élysées, au moins trois blessés

De violents débordements ont éclaté sur les Champs-Élysées à Paris dans la nuit de mercredi à jeudi, après la qualification du Paris-Saint-Germain pour la finale de la Ligue des Champions. Un automobiliste a percuté plusieurs piétons, des commerces ont été pillés, et les forces de l’ordre ont été visées par des tirs de mortiers d’artifice.

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Les scènes de joie ont dégénéré ce mercredi soir et dans la nuit, dans le secteur des Champs-Élysées à Paris, après la qualification du Paris-Saint-Germain pour la finale de la Ligue des Champions. Le club parisien a battu Arsenal au Parc des Princes (2-1), comme au match aller à Londres (0-1). Un automobiliste a blessé plusieurs piétons, tandis que des commerces ont été pillés. Les forces de l’ordre ont également été visées par des tirs de mortiers d’artifice.

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées autour des Champs-Élysées dès le coup de sifflet final. Le PSG disputera la seconde finale de Ligue des Champions de son histoire le 31 mai prochain à Munich (Allemagne), face à l’Inter Milan.

Un blessé en urgence absolue

Un important dispositif de forces de l’ordre avait été mis en place et les fonctionnaires ont essuyé des jets de projectiles ainsi que des tirs d’engins pyrotechniques. Peu après minuit, le conducteur d’une berline noire de marque Mercedes a foncé dans la foule, percutant plusieurs piétons. Au moins trois blessés sont à déplorer. L’un a été transporté à l’hôpital en état d’urgence absolue, les deux autres en urgence relative. On ignore si le conducteur a été interpellé. Sur une vidéo amateur, il est possible de voir de nombreux individus autour de la berline qui donne des coups de pied dans le véhicule. Le conducteur redémarre et renverse plusieurs personnes. Deux d’entre elles passent sous la voiture. Le chauffard a été rattrapé un peu plus loin par les fêtards et sa voiture a été entièrement brûlée.

Des barricades en feu ont également été érigées. Plusieurs commerces ont été pillés dans ce même secteur et des vols avec violences ont été signalés. Les forces de l’ordre tentaient toujours de disperser les groupes encore sur place à 3 heures. Au moins une trentaine d’interpellations ont eu lieu jusqu’ici.

Attention : certaines images peuvent choquer les plus sensibles.

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La Nouvelle-Zélande envisage d’interdire totalement l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans

AFP — Le Premier ministre néo-zélandais a proposé mardi d’interdire aux enfants de moins de 16 ans l’accès aux réseaux sociaux, soulignant la nécessité de les protéger des dangers des grandes plateformes technologiques.

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Les régulateurs du monde entier se demandent comment assurer la sécurité des enfants en ligne, alors que les réseaux sociaux sont de plus en plus inondés de contenus violents et dérangeants.

Le Premier ministre Christopher Luxon a dévoilé des projets de loi qui obligeraient les entreprises de médias sociaux à vérifier que les utilisateurs ont au moins 16 ans, sous peine d’amendes pouvant aller jusqu’à 2 millions de dollars néo-zélandais (1,2 million de dollars américains).

L’interdiction proposée s’inspire de celle de l’Australie, qui est à l’avant-garde des efforts mondiaux visant à réglementer les médias sociaux.

« Il s’agit de protéger nos enfants. Il s’agit de s’assurer que les réseaux sociaux jouent leur rôle pour assurer leur sécurité », a déclaré Luxon.

On ne sait pas encore quand le projet de loi sera présenté au Parlement, mais Luxon a déclaré qu’il espérait obtenir le soutien de l’ensemble de la Chambre.



Les lois ont été rédigées par le Parti national de centre-droit de Luxon, le plus grand membre de la coalition gouvernementale à trois partis en Nouvelle-Zélande.

Pour être adoptés, ils auraient besoin du soutien des deux autres partenaires de coalition de Luxon.

« Les parents nous disent constamment qu’ils sont très inquiets de l’impact que les médias sociaux ont sur leurs enfants », a déclaré Luxon.

« Et ils disent qu’ils ont vraiment du mal à gérer l’accès aux réseaux sociaux. »

L’Australie a adopté en novembre des lois historiques interdisant aux moins de 16 ans d’utiliser les réseaux sociaux, l’une des mesures de répression les plus sévères au monde contre des sites populaires tels que Facebook, Instagram et X.

Cette décision a déclenché une vive réaction de la part des grandes entreprises technologiques qui ont qualifié les lois de « précipitées », « vagues » et « problématiques ».

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Le nouveau ministre allemand de l’Intérieur ordonne la fin immédiate des demandes d’asile aux frontières

Alexander Dobrindt, le nouveau ministre conservateur de l’Intérieur allemand, a ordonné l’arrêt immédiat des procédures d’asile aux frontières étrangères de l’Allemagne – réalisant potentiellement une promesse électorale clé de l’actuel chancelier de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), Friedrich Merz, avant les élections générales de février 2025.

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Alexander Dobrindt, le nouveau ministre conservateur de l’Intérieur allemand, a ordonné l’arrêt immédiat des procédures d’asile aux frontières étrangères de l’Allemagne – réalisant potentiellement une promesse électorale clé de l’actuel chancelier de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), Friedrich Merz, avant les élections générales de février 2025.

Comme l’ a rapporté le journal allemand Bild le 7 mai, le député Dobrindt (Union chrétienne-sociale de Bavière) a donné instruction verbale à la police fédérale allemande de renforcer les contrôles aux frontières et d’augmenter les refoulements en cas d’entrée illégale. Les 11 000 agents actuellement en poste aux frontières seront renforcés par 2 000 à 3 000 agents supplémentaires.

Dobrindt aurait également révoqué une instruction verbale de 2015, émise à l’origine par Thomas de Maizière, ministre de l’Intérieur de la CDU sous la chancelière de l’époque Angela Merkel.

L’instruction stipulait : « Les ressortissants de pays tiers sans documents leur permettant de séjourner en Allemagne et ayant déposé une demande d’asile doivent être autorisés à entrer. »

Cette déclaration a été publiée au plus fort de la crise des réfugiés de 2015, lorsque Merkel a décidé d’ouvrir les frontières allemandes à tous, entraînant un afflux de centaines de milliers de demandeurs d’asile.

Selon Bild , la directive Merkel est restée inchangée pendant près de 10 ans, depuis 2015.



En janvier 2025, le chef de la CDU, Merz, avait promis des contrôles aux frontières plus stricts et des refoulements pour les demandeurs d’asile « dès le premier jour » de son mandat de chancelier.

Cette annonce fait suite à une série d’attentats terroristes mortels, présumés perpétrés par des demandeurs d’asile et d’autres migrants, qui ont choqué l’Allemagne. Parmi ces attaques, on compte des attaques à la voiture bélier à Magdebourg et à Munich, ainsi que l’agression mortelle d’un enfant de deux ans à Aschaffenburg, apparemment perpétrée par un migrant afghan en situation irrégulière.

Merz avait initialement prévu que son gouvernement entre en fonction le 6 mai. Ce n’est pas arrivé après sa défaite inattendue au premier tour du scrutin au Bundestag. Le 7 mai marquait le premier jour de mandat du chancelier Merz et des ministres de sa coalition avec les sociaux-démocrates (SPD).

Le décret exécutif met un terme pour le moment aux spéculations sur la capacité de Merz à tenir sa promesse électorale après avoir formé une coalition avec le SPD, un parti notoirement pro-immigration.

Sur X le 7 mai, Marcus Pretzell, ancien député européen de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), a qualifié l’ordre de Dobrindt de « point pour Merz ».

Selon la police fédérale, au 30 avril, un total de 10 302 personnes ont été refoulées ou renvoyées aux frontières allemandes « en lien avec des franchissements illégaux de frontières » depuis le début de cette année.

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Une ville anglaise en proie à une polémique majeure concernant la transformation d’un pub historique en mosquée

La nouvelle proposition a reçu 14 objections et de nombreux messages de soutien

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Le bâtiment était sur le marché depuis quatre ans avant que l’association caritative ne l’achète. Google

Une ville du Kent est devenue le centre d’un débat houleux après que des plans ont été soumis pour transformer un bar local en mosquée.

Le Peacock a fermé ses portes pour la dernière fois le 1er janvier 2024, après avoir été racheté par l’association caritative Al-Haqq Academy.

Le bâtiment était sur le marché depuis quatre ans avant que l’association caritative ne l’achète.

L’Académie Al-Haqq demande maintenant l’autorisation de transformer le pub en mosquée avec des services communautaires et religieux.

Ces projets ont suscité une vive inquiétude parmi les résidents locaux, dont beaucoup s’opposent à la perte d’un autre pub dans la région.

Un résident a déclaré : « Les pubs de l’arrondissement ont besoin d’une meilleure protection contre le réaménagement.

« Trop de pubs ont été détruits par des incendies, des démolitions ou des transformations inadaptées. »

D’autres ont remis en question la nécessité d’une autre mosquée, l’un d’eux déclarant : « Ce quartier est trop fréquenté et nous n’avons pas besoin d’une mosquée ou d’un centre islamique. Ils ont déjà deux mosquées, pourquoi en voudraient-ils une troisième ? »



D’autres préoccupations concernaient la circulation, le stationnement et le bruit.

Il s’agit de la deuxième demande de l’Académie Al-Haqq après que le conseil municipal de Gravesham a refusé sa proposition initiale il y a six mois.

Le conseil avait invoqué des « preuves insuffisantes » pour justifier la perte du pub, malgré la réception de plus de 100 commentaires de soutien.

Dans sa nouvelle demande, l’association caritative soutient qu’il existe « une exigence justifiée en termes d’emplacement et de fonctionnalité » pour qu’une mosquée serve la communauté musulmane locale.

ls affirment que le bâtiment resterait un actif « d’infrastructure sociale », répondant simplement à un besoin communautaire différent.

Les plans détaillent les horaires de prière qui varient selon la saison, les prières matinales commençant à 4h30 du matin en été.

L’association affirme que ce changement n’entraînerait pas de sous-offre de pubs, car neuf alternatives existent à moins de 10 minutes à pied.

Selon le recensement de 2021, 3 326 musulmans vivent dans l’arrondissement.

La demande indique que les deux mosquées existantes à Gravesend « fonctionnent au-delà de leur capacité », ce qui entraîne une surpopulation et des problèmes de circulation.

Mardi, la nouvelle proposition avait reçu 14 objections et 10 messages de soutien.

Une décision sur la demande est attendue d’ici le 23 juin 2025.

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« Fini les mecs en robe… On en a fini avec cette merde ! » Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth critique l’éveil militaire

L’idéologie de gauche « woke » et le politiquement correct seront supprimés de l’armée américaine sous le nouveau mandat du président Trump, a déclaré mardi le secrétaire à la Défense Pete Hegseth lors d’une conférence.

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« Nous laissons derrière nous l’état d’éveil et la faiblesse », a déclaré Hegseth lors d’un rassemblement de la Semaine des forces d’opérations spéciales 2025 à Tampa, en Floride.

« Fini les pronoms, fini l’obsession du changement climatique, fini les vaccins obligatoires d’urgence, fini les mecs en robe. On en a fini avec cette merde », a-t-il ajouté sous les applaudissements du public.

« Nous nous concentrons sur la létalité, la méritocratie, la responsabilité, les normes et la préparation », a ajouté Hegseth. « C’est pourquoi, depuis le jour de l’élection, depuis l’élection du président Trump, les chiffres de recrutement et de rétention sont en hausse historique. Les Américains sont depuis longtemps attirés par le service militaire, et plus encore lorsqu’ils voient des dirigeants qu’ils souhaitent suivre. »

Ils veulent intégrer des formations disciplinées qui les valorisent non pas pour des différences immuables, ni pour la couleur de leur peau ou leur sexe, mais pour leur honneur, leur intégrité, leur courage et leur patriotisme. Ils aspirent à une méritocratie où ils peuvent travailler dur, s’améliorer, exceller et s’élever. Ils recherchent l’aventure, la camaraderie, le risque, le danger. Ils veulent se dépasser et se mesurer aux autres. Ils souhaitent s’épanouir dans un environnement qui prône le travail acharné, la discipline et l’esprit guerrier.

Sous l’administration Biden, l’armée américaine était devenue la risée de tous, privilégiant les normes de diversité, d’équité et d’inclusion (DEI) au détriment du mérite, invitant dans ses rangs toutes sortes de gauchistes étranges et non qualifiés – au détriment de l’une des armées les plus féroces du monde.

Avec de vrais hommes comme Hegseth et le président Donald Trump à la tête de la charge, l’armée américaine recrutera à nouveau davantage d’hommes intègres et de caractère, et retrouvera sa place sur la scène mondiale.

Dans le même ordre d’idées, la Cour suprême des États-Unis a autorisé mardi l’entrée en vigueur de la politique de l’administration Trump interdisant aux personnes transgenres de s’enrôler dans l’armée, alors que l’affaire est toujours sous examen judiciaire.

Regardez le discours complet de Hegseth ci-dessous :

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Une militante qui traitait les Allemands de « poubelle » obtient la nationalité allemande

Cette décision intervient malgré le fait que le Pakistanais ait déclaré un jour : « Quand j’aurai un passeport allemand, je vous éliminerai tous. »

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Née au Pakistan, Ayesha Khan, connue pour son militantisme d’extrême gauche et ses déclarations ouvertement hostiles à l’Allemagne et à son peuple, a été naturalisée allemande lors d’une cérémonie officielle organisée à l’église Saint-Paul de Francfort. Âgée de 27 ans, elle a obtenu la nationalité allemande aux côtés d’environ 800 autres personnes, à l’issue d’un processus qui a suscité un vif débat public.

Arrivée en Allemagne en 2016, Khan utilise la plateforme sociale X sous le pseudonyme Migrantifa , où elle diffuse des messages provocateurs et co-anime le podcast « [un]deutsch » avec Dîlan Karacadag. L’émission aborde des questions sociales et politiques du point de vue des migrants, remettant souvent en question les fondements de l’identité allemande traditionnelle.

Khan a attiré l’attention avec une série de publications considérées comme ouvertement anti-allemandes. Parmi elles, on trouve des messages tels que : « Vous connaissez ces gens qui disent : « Si Dieu existe, pourquoi la guerre ? » Je leur demande : si Dieu existe, pourquoi les Allemands existent-ils ? », « Heureusement, Francfort sera bientôt complètement dégermanisée » et « Les Almans [expression argotique turque désignant les Allemands] sont des ordures. »

Elle s’en est également prise à la population blanche, exprimant des déclarations telles que : « Être blanc EST un défaut », ce à quoi elle a répondu par l’affirmative : « OUI ». La militante ne s’est pas limitée aux insultes, mais a également proféré des menaces explicites. En 2020, elle écrivait : « Quand j’aurai un passeport allemand, je vous achèverai tous » et « Quand j’aurai le passeport allemand, c’est fini pour vous », à peine quatre ans après son arrivée en Allemagne.

Une analyse de son compte X montre que le mot « Pass » (passeport) apparaît plus de 30 fois, reflétant son obsession pour l’obtention de la nationalité allemande malgré ses expressions répétées de dédain. Parmi ses publications figurent des phrases telles que : « J’avais un passeport allemand en main et j’ai pensé le garder et m’enfuir » et « Mon souhait pour l’Allemagne : donnez-moi de l’argent et un passeport allemand. »

Contexte politique

Outre son activité sur les réseaux sociaux, Khan est affiliée au parti ÖkoLinX (Die Ökologische Linke), fondé par les anciens membres du Parti vert Jutta Ditfurth et Manfred Zieran. La militante a activement participé aux manifestations d’extrême gauche et s’est présentée en 2021 au conseil municipal de Francfort, bien que sa candidature ait été rejetée car elle n’avait pas la nationalité allemande à l’époque.

Khan a d’abord prétendu posséder la nationalité britannique, ce qui aurait facilité sa naturalisation, mais on a découvert plus tard qu’elle possédait également un passeport pakistanais, ce qui a compliqué la procédure. Finalement, après près de dix ans, elle a obtenu la nationalité allemande, une étape importante célébrée par Ditfurth sur X.

Le cas de Khan s’ajoute à d’autres controverses récentes autour de la politique d’immigration allemande. En 2023, l’écrivain germano-iranien Behzad Karim Khani a publié un article dans le Berliner Zeitung dans lequel il affirmait que les migrants non seulement resteraient en Allemagne, mais finiraient par « hériter » du pays, faisant référence au vieillissement de la population locale. Dans cet article, Khani écrivait : « Nous ne sommes pas ici uniquement pour vos retraites, mais pour veiller à ce que le cauchemar aryen ne redevienne plus jamais réalité dans ce pays. »

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Entre la France et l’Angleterre, des milliers de migrants tentent toujours de traverser en grimpant dans des camions

Beaucoup plus rares que les traversées de la Manche par canots, les tentatives illégales de passage en Angleterre par camion n’ont pas disparu. En 2024, des milliers de migrants ont été stoppés dans les zones portuaires de la Manche et aux abords de l’Eurotunnel. Idem en Angleterre où ils sont repérés, cachés dans des camions, qui viennent d’arriver outre-Manche

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Un camion passe à côté d’un groupe de migrants à Dunkerque, en mai 2024. Crédit : InfoMigrants

Selon le média britannique BBC, l’année dernière, plus de 5 000 migrants ont tenté de se cacher dans des véhicules pour rejoindre illégalement le Royaume-Uni. Ils ont tous été stoppés dans les ports de la Manche. Dans le détail, la BBC évoque 5 874 détections, notamment dans les zones portuaires de Calais, Dunkerque et au niveau du tunnel sous la Manche à Coquelles. Un chiffre en hausse par rapport à 2023 (4 794).

La France sécurise depuis des années les ports de la Manche pour tenter d’enrayer les départs illégaux de migrants vers l’Angleterre – en se cachant dans des camions qui empruntent l’Eurotunnel, en embarquant discrètement sur des ferries ou en se cachant dans des camionnettes affrétées par des passeurs. Détecteurs de mouvements, caméras thermiques, agents de sécurité supplémentaires, constructions de barbelés… Les ports sont aujourd’hui ultra-sécurisés.

En septembre 2024, la maire de Calais et le préfet du Pas-de-Calais avaient même annoncé la construction d’une barrière de 11 kilomètres autour des sites de Transmarck et de la Turquerie, à Calais – une zone logistique immense où de nombreux poids-lourds stationnent avant d’entrer dans la zone portuaire. Selon France Bleu, ce chantier de sécurisation s’étend sur deux ans et coûte quelque 4,5 millions d’euros, une somme payée entièrement par le Royaume-Uni.

Dans la zone de la Turquerie, des Soudanais attendent de pouvoir monter discrètement dans un camion en partance pour l’Angleterre. Crédit : InfoMigrants

L’année d’avant, en 2023, le préfet de la Manche avait, lui, donné l’autorisation au survol de drones au-dessus du port de Cherbourg-en-Cotentin, dans le département de la Manche. 

Cette militarisation de la frontière française a, en effet, été rendue possible grâce aux deniers britanniques. En 2023, Londres a annoncé verser plus de 500 millions d’euros sur quatre ans à la France pour militariser davantage la frontière maritime. « Cela a rendu les incursions dans les ports et les entrées clandestines dissimulées dans des véhicules beaucoup plus difficiles », écrivait David Bolt, l’inspecteur en chef indépendant des frontières et de l’immigration, dans un récent rapport sécuritaire de mars 2025. « En 2016, on en comptait plus de 56 000. En 2024, on en comptait environ 5 000* ».

Nombreuses arrivées par « small boats »

Depuis des années le Royaume-Uni et la France multiplient les rencontres pour trouver des solutions aux traversées clandestines de la Manche. Dernier rendez-vous en date : février 2025. Réunis au Touquet, dans le Pas-de-Calais, le ministre de l’Intérieur français Bruno Retailleau et son homologue britannique, Yvette Cooper, y ont détaillé un nouveau renforcement du dispositif de contrôle de la frontière avec notamment l’annonce de patrouilles supplémentaires d’ici l’été.

Aujourd’hui, donc, impossible ou presque d’entrer dans une zone portuaire du nord de la France sans se faire repérer. Les passages irréguliers par camions se sont donc raréfiés, jusqu’à devenir anecdotiques en comparaison avec les traversées par « small boats », ces petites embarcations utilisées massivement depuis 2018 pour traverser la Manche. Plus de 35 000 migrants sont arrivés par canots en Angleterre en 2024.

Les arrivées illégales en Angleterre en 2024. Crédit : Home office

Pourtant, dans le rapport de mars 2025 cité par la BBC, David Bolt avait aussi souligné que « la menace d’une entrée clandestine dans les ports […] rest[ait] élevée et implacable ».

« Les ressources et les capacités de la Border Force sont mises à rude épreuve, et ses opérations, ainsi que celles de ses prestataires de sécurité, sont étroitement surveillées par les migrants et les réseaux de passeurs afin d’identifier et d’exploiter toute faiblesse », cite encore la BBC. « Il est donc vital que les forces frontalières continuent d’investir dans le personnel, les équipements de détection et les systèmes informatiques dans les ports juxtaposés ». Et de proposer par exemple « l’installation d’un système intégré de reconnaissance automatique des plaques d’immatriculation (ANPR) » entre la France et l’Angleterre.

Les Soudanais sont nombreux à essayer de grimper dans des camions

Les passages par camions sont utilisés par certains réseaux de passeurs. Mais beaucoup sont aussi des migrants désargentés qui ne peuvent pas – ou plus – se payer un passeur pour obtenir une place sur un pneumatique. Généralement, les candidats sont soudanais. Ils patientent à des endroits stratégiques au bord de l’A16, sur des aires de parkings, ou marchent le long des voies en tentant leur chance à l’improviste.

Amjad, 17 ans, vit à Calais, dans un campement de fortune. Il a confié en novembre 2024 à InfoMigrants avoir tenté plus de 20 fois le passage par camion. Pour lui, ce sont pas les contrôles policiers mais les altercations violentes avec certains chauffeurs routiers qui posent problème. « Un jour, un conducteur a essayé de me rouler dessus », affirme-t-il. « Une autre fois, on m’a sorti d’un véhicule avec violence, on m’a balancé par terre ». Amjad rentre souvent dans son campement vers 3h du matin, épuisé par ses tentatives avortées. « Tous les jours, j’essaie. Evidemment qu’on sait que c’est risqué, mais c’est quoi l’autre option ? Les canot dans l’eau ? Vous avez de l’argent pour moi ? »

*Les autorités britanniques divisent les entrées illégales, hors « small boats » et « avions », en deux autres catégories : les « détections enregistrées au Royaume-Uni » et les « détections enregistrées dans les ports du Royaume-Uni ».

Le premier inclut les détections « desservis par des contrôles juxtaposés » [c’est-à-dire des contrôles de la Border force effectués sur le sol français, notamment dans les zones portuaires] ou encore dans le port de Douvres. Le second inclut les personnes détectées dans les ports « à bord de camions et de conteneurs » au Royaume-Uni seulement, les chiffres n’incluent pas les migrants détectés par les « contrôles juxtaposés ».

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Recherche d’un homme originaire du Moyen-Orient accusé d’une agression au couteau au marché nocturne du Ramadan à Melbourne

La police de Melbourne enquête après qu’un homme a été poignardé lors d’une bagarre impliquant jusqu’à 10 hommes du Moyen-Orient lors du premier marché nocturne du Ramadan de la ville le mois dernier.

1–2 minutes

La police de Victoria a déclaré qu’un homme de 28 ans avait été transporté à l’hôpital avec des blessures au couteau vers 23h30 le 2 avril après une altercation sur Thomas Street, à Dandenong .

Le délinquant a ensuite pris la fuite et la police a déclaré que jusqu’à 10 hommes, d’apparence moyen-orientale ou méditerranéenne et âgés de 18 à 20 ans, étaient impliqués.

« Le principal coupable a été décrit comme ayant les cheveux noirs, une barbe, âgé d’environ 20 ans et portant un t-shirt Nike et une veste bleue », a déclaré la police.

« Les enquêteurs ont publié une image et des images de vidéosurveillance d’un homme qui, selon eux, pourraient être en mesure de les aider dans leurs enquêtes.

« De plus, les enquêteurs souhaitent également s’entretenir avec les personnes qui se trouvaient dans les environs à ce moment-là et qui auraient pu être témoins de l’altercation. »



Le marché a attiré 30 000 personnes par nuit pendant le Ramadan et s’est inspiré du marché nocturne du Ramadan qui se déroule depuis longtemps dans la  banlieue de Lakemba, à majorité musulmane, à Sydney , un événement qui attire un million et demi de visiteurs chaque année.

Image d’en-tête : Un homme qui, selon la police, pourrait être en mesure de l’aider dans son enquête (police de Victoria).

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Un député européen polonais réagit à la perte de son immunité parlementaire en brûlant le drapeau de l’UE

« À bas l’eurocommunisme ! C’est la Pologne ! »

1–2 minutes

L’eurodéputé Grzegorz Braun, de la Confédération de la Couronne polonaise, fait à nouveau la une des journaux, cette fois pour avoir brûlé un drapeau de l’UE. Son geste fait suite à la levée de son immunité par l’Union européenne, ouvrant la voie à des poursuites pour discours de haine, notamment pour insulte à caractère religieux, en décembre 2023, lorsqu’il a utilisé un extincteur pour éteindre les bougies de Hanoukka à la Diète.

Le catholique nationaliste, connu pour ses opinions traditionalistes et monarchistes, ainsi que pour son antisémitisme virulent, a pénétré dans le bâtiment du ministère de l’Industrie à Katowice dans le cadre d’une intervention concernant la « liquidation des mines polonaises », rapporte Salon24 . Il a ensuite arraché le drapeau de l’UE et a commencé à quitter le bâtiment, avant de le jeter par terre et de s’essuyer les pieds dessus. 

Lorsqu’un employé l’a réprimandé pour son comportement, Braun a répondu : « Ayez pitié de vous-même et si vous n’avez pas honte, craignez Dieu. » 

« Nous sommes en Pologne, pas à Bruxelles. Nous n’afficherons pas les symboles d’organisations qui nous sont hostiles et qui, Dieu merci, n’ont pas de statut d’État ; c’est pourquoi ces emblèmes ne bénéficient d’aucune protection juridique », a poursuivi Braun.

Il a sorti le drapeau de l’UE, l’a jeté à nouveau par terre et y a mis le feu. 

Braun a également posté le drapeau entier en train de partir en fumée sur son propre compte X, avec la légende : « À bas l’eurocommunisme ! Ici, c’est la Pologne. »

Le député européen est sur une lancée depuis qu’il a été évincé de la coalition Confédération Liberté et Indépendance pour s’être présenté comme candidat à la prochaine élection présidentielle, étant écarté au profit de Sławomir Mentzen (Nouvel Espoir).

Après sa récente débâcle lors d’un débat présidentiel, il a été inculpé de discours de haine, notamment pour avoir dénoncé la « judaïsation » de la Pologne. Auparavant, il avait pris en otage une médecin dans son cabinet pendant près d’une heure après qu’elle eut pratiqué ce qu’il qualifie d’avortement illégal.

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Trump signe un décret visant à dissuader les États d’offrir aux immigrés illégaux des frais de scolarité dans leur État

Le président Trump a signé un décret visant à interdire aux immigrants illégaux de bénéficier des avantages liés aux frais de scolarité dans l’État par rapport aux Américains résidant hors de l’État dans les universités.

L’ordonnance, signée lundi, vise principalement les États qui abritent des « villes sanctuaires », qui s’engagent à protéger les immigrants illégaux des autorités fédérales.

2–3 minutes

Brendan McDonald , promotion 2025 | Correspondant du New Hampshire 6 mai 2025

Le président Trump a signé un décret visant à interdire aux immigrants illégaux de bénéficier des avantages liés aux frais de scolarité dans l’État par rapport aux Américains résidant hors de l’État dans les collèges et universités.

L’ ordonnance , signée lundi, vise principalement les États qui abritent des « villes sanctuaires », qui s’engagent à protéger les immigrants illégaux des autorités fédérales. 

L’ordonnance contient également une clause interdisant aux États d’accorder la préférence aux immigrants illégaux plutôt qu’aux citoyens américains ; elle mentionne explicitement les politiques qui privilégient les étrangers illégaux résidant dans l’État plutôt que les citoyens hors de l’État pour les frais de scolarité, à titre d’exemple. 

La clause stipule que le procureur général « doit identifier et prendre les mesures appropriées pour mettre fin à l’application des lois, réglementations, politiques et pratiques étatiques et locales favorisant les étrangers par rapport à tout groupe de citoyens américains qui sont illégales, préemptées par la loi fédérale ou autrement inapplicables, y compris les lois étatiques qui fournissent des frais de scolarité dans l’enseignement supérieur aux étrangers mais pas aux citoyens américains hors de l’État qui peuvent violer le 8 USC 1623 ou qui favorisent les étrangers dans les accusations criminelles ou les condamnations. »

Selon le portail de l’immigration de l’enseignement supérieur, 24 États et le District de Columbia autorisent les immigrants illégaux à payer les frais de scolarité dans leur État. Plus de 400 000 immigrants illégaux sont étudiants aux États-Unis, selon le portail . 

Ce décret représente la mission plus large de l’administration Trump visant à réprimer ceux qui ont franchi illégalement la frontière. Le dernier décret de Trump accuse notamment de nombreux États d’avoir permis à des immigrants illégaux d’entrer et de rester aux États-Unis. 

« Certains responsables étatiques et locaux continuent néanmoins d’user de leur autorité pour violer, entraver et défier l’application des lois fédérales sur l’immigration. Il s’agit d’une insurrection illégale contre la suprématie du droit fédéral et l’obligation du gouvernement fédéral de défendre la souveraineté territoriale des États-Unis », indique le document.

En réponse aux récentes mesures prises par le gouvernement fédéral ces derniers mois, plusieurs universités ont pris des mesures pour protéger les immigrants illégaux sur leurs campus. Les administrateurs de l’Université d’État du Michigan et de l’ Université du Maryland ont mis à disposition des ressources pour guider les professeurs et les étudiants dans l’aide aux immigrants illégaux et les protéger des agents fédéraux.

Plusieurs universités de Californie ont récemment mis en garde les immigrants illégaux contre d’éventuelles descentes des services de l’Immigration et des Douanes.

Campus Reform a contacté le bureau du procureur général pour obtenir ses commentaires. Cet article sera mis à jour en conséquence.


Brendan McDonald ’25

Correspondant du New Hampshire

Brendan McDonald est étudiant au Thomas More College of Liberal Arts de Merrimack, dans le New Hampshire. Passionné d’écriture et de communication, il est également journaliste au NewBostonPost.


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Oise : La façade de la maison d’un couple d’agents pénitentiaires incendiée en pleine nuit à Liancourt

Un incendie a visé le domicile d’un couple de surveillants pénitentiaires à Liancourt (Oise), dans la nuit de lundi à mardi. Aucune victime n’est à déplorer mais une enquête criminelle a été ouverte par le parquet de Beauvais.

2–3 minutes

Un incendie a endommagé la façade d’une maison occupée par deux surveillants pénitentiaires à Liancourt (Oise), dans la nuit de lundi à mardi.

Les faits se sont produits aux alentours d’1 heure du matin. Le feu s’est déclaré depuis l’extérieur de l’habitation. Les militaires de la gendarmerie sont rapidement intervenus. « Les militaires de la gendarmerie sont intervenus cette nuit à Liancourt après avoir été informés qu’un départ de feu avait été constaté sur la façade d’une maison, dans laquelle deux locataires sont surveillants pénitentiaires. Une forte odeur d’essence a été sentie sur cette façade », selon Frédéric Trinh, procureur de la République de Beauvais, confirmant une information du Courrier Picard.

«Des bidons d’essence ont été retrouvés à proximité»

Aucun blessé n’est à déplorer, mais les dégâts matériels sont visibles. « La thèse criminelle ne fait aucun doute, des bidons d’essence ont été retrouvés à proximité du domicile », affirme Jérémy Jeanniot, secrétaire régional FO-Justice, à nos confrères. Le parquet de Beauvais a ouvert une enquête pour « dégradation d’un bien par un moyen dangereux pour les personnes, commise en raison de la qualité de personnes dépositaires de l’autorité publique ». Elle a été confiée à la brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Clermont.



Cet acte intervient dans un contexte de violences visant les personnels de l’administration pénitentiaire. Dans la nuit du 21 au 22 avril, la voiture d’un autre surveillant du centre pénitentiaire de Liancourt avait été dégradée par des tags portant l’inscription « DDPF » pour « Défense des droits des prisonniers français ». Une signature déjà observée à plusieurs reprises ces dernières semaines, dans des affaires similaires, notamment au nord d’Amiens (Somme), où une agente avait constaté un pneu crevé et les lettres « DD » taguées sur sa boîte aux lettres. Une autre enquête est en cours dans ce dossier.

En revanche, aucune inscription de ce type n’a été relevée à proximité de la maison incendiée à Liancourt la nuit dernière. « Il n’y a pas de tag qui permette de faire un lien évident avec les autres attaques même si ça fait peu de doute », précise Jérémy Jeanniot. Pour marquer leur solidarité, les agents du centre pénitentiaire de Liancourt ont retardé leur prise de service dans la matinée du mardi 6 mai.

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Le Département d’État américain condamne le gouvernement australien pour la censure des médias sociaux

Un activiste canadien devient le visage d’une confrontation sur la liberté d’expression alors que Washington dénonce le contrôle numérique de Canberra.

2–3 minutes

Le Département d’État américain a inclus l’Australie parmi les pays dont les gouvernements sont critiqués pour avoir soumis les plateformes de médias sociaux américaines à des exigences de censure des utilisateurs.

Dans le cas de l’Australie, les exigences reposent sur la promotion de programmes spécifiques basés sur le genre, en particulier les politiques liées aux personnes transgenres.

Le Bureau de la démocratie, des droits de l’homme et du travail du Département d’État a utilisé l’exemple d’un Canadien, Chris Elston (« Billboard Chris »), qui fait campagne contre le fait de soumettre les enfants à des bloqueurs de puberté, arguant qu’ils sont trop jeunes pour donner un consentement significatif à de telles procédures qui changent la vie.

« Le plus grand scandale de maltraitance d’enfants au monde actuellement », c’est ainsi qu’Elston décrit la situation.

Pour ce genre de position, Elston s’est retrouvé dans le collimateur du commissaire australien à la sécurité électronique .

Quand Elston s’est adressé à X pour s’opposer à la nomination par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) d’un activiste transgenre au conseil consultatif sur la politique transgenre – et, peut-être pour aggraver les choses, a utilisé « le mauvais pronom » en faisant référence à l’Australien en question – le gouvernement australien a réussi à obtenir de X qu’il censure l’un de ses messages l’année dernière, d’une manière « géographiquement limitée » à l’Australie.

Mais c’était en 2024 – et la Maison Blanche actuelle n’est pas contente de tout cela.

« La censure porte atteinte à la démocratie, réprime les opposants politiques et dégrade la sécurité publique », a annoncé le Bureau du Département d’État, tout en citant le cas d’Elston comme un exemple de « coercition » contre les médias sociaux américains.

Elston, à juste titre, trouve cette tournure des événements « formidable » – d’un gouvernement américain qui, plus ou moins ouvertement ou tacitement, adoptait des politiques et des techniques similaires, à un nouveau gouvernement qui défend son droit à la liberté d’expression.

« C’est formidable que le Département d’État soutienne ce que nous savons tous être vrai : la liberté d’expression est un droit fondamental, essentiel à une société démocratique », a déclaré Elston dans sa réaction au communiqué de presse du Département d’État.

Elston, X, Alliance Defending Freedom (ADF) International et l’Australian Human Rights Law Alliance ont poursuivi le commissaire à la sécurité électronique en justice, le résultat de la contestation judiciaire étant attendu plus tard en 2025.

D’autres personnes que le Département d’État a choisi de nommer et de faire honte maintenant en tant que pourvoyeurs internationaux « distingués » de censure sont l’ancien commissaire européen Thierry Breton (toujours en lien avec la pression exercée sur X), ainsi que les autorités turques (qui ont attaqué Meta).

La déclaration souligne que, même si le contenu peut être « répréhensible », cela ne justifie pas la censure, qui en fin de compte « porte atteinte à la démocratie, réprime les opposants politiques et dégrade la sécurité publique ».

Le Département d’État a souligné que la diplomatie américaine « continuera à mettre l’accent sur la promotion des libertés fondamentales ».

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Rodéo urbain : un automobiliste condamné à dix ans de prison pour avoir mortellement fauché une jeune femme de 24 ans

Le 31 mars 2024, un homme de 25 ans, déjà condamné à huit reprises pour des vols, conduite sans permis ou trafic de stupéfiants, a mortellement fauché une jeune femme de 24 ans lors d’un rodéo urbain.

2–3 minutes
Le prévenu a reconnu à l’audience qu’il roulait alors à près de 140 km/h en pleine ville, dans le cadre d’une course avec deux autres véhicules quand il a percuté la jeune femme de 24 ans. (Illustration) Arnaud Journois/LP

« La vie d’Alice Richard a été effacée par cet homme multirécidiviste ». Si le parquet avait requis 12 ans de prison ferme, c’est à une peine de dix ans que le tribunal correctionnel de Brest (Finistère) a condamné l’automobiliste qui avait mortellement fauché une jeune femme lors d’un rodéo urbain en mars 2024.

Marc-André M., 25 ans, déjà condamné à huit reprises pour des vols, conduite sans permis ou trafic de stupéfiants, était jugé pour avoir mortellement fauché la jeune femme de 24 ans le 31 mars 2024 à 01h50 du matin, sur le port de Brest.

« C’est le signal de la course »

Incarcéré depuis plus d’un an, le prévenu a reconnu à l’audience qu’il roulait alors à près de 140 km/h en pleine ville, dans le cadre d’une course avec deux autres véhicules. « Ils se sont collés à moi en faisant des appels de phares, c’est le signal de la course. J’ai tapé une accèl’ (une accélération) », a-t-il narré.

Alice Richard, qui sortait d’un pub, a été projetée à 20 m du passage piéton qu’elle traversait à ce moment-là. Son ami Glénan G. a subi de multiples blessures.

Sans permis au moment des faits, Marc André M. avait l’habitude de se filmer sur le réseau social Snapchat, roulant à vive allure, un joint à la main. « J’ai toujours eu le pied lourd mais j’étais inconscient », a-t-il dit à l’audience, assurant ne pas « être fier » des faits qui le « hanteront tous les jours ».



Lors de sa garde à vue, le jeune homme avait affirmé que les victimes « n’avaient rien à faire là », ayant traversé la chaussée en diagonale.

« La seule réponse a été la fuite »

La représentante du parquet Véronique Wester-Ouisse, qui avait requis 12 ans ferme, a vilipendé un « être veule » se moquant « éperdument des autres ». Le prévenu avait, selon la magistrate, adopté un « comportement routier qui, additionné à la consommation de stupéfiants, ne pouvait aboutir qu’à ce résultat ». « La vie d’Alice Richard a été effacée par cet homme multirécidiviste », a-t-elle lancé.

Deux ans de prison, dont un an ferme, et six mois de prison avec sursis ont également été requis à l’encontre de deux de ses passagers pour non-assistance à personne en danger. « Chacun aurait dû descendre du véhicule et porter secours. La seule réponse a été la fuite », a pointé la magistrate.

Le soir des faits, Alice Richard avait envoyé un SMS à ses parents pour leur dire qu’elle passait une « super soirée ». « Le téléphone a sonné trois heures après pour me dire qu’(elle) était morte », a dit sa mère à l’audience, en racontant la « si courte vie » de sa fille « morte fracassée dans une flaque de sang ».

En 2024, 3 190 personnes au total ont été tuées sur les routes de France (+ 0,7 % sur un an), dont 451 piétons.

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Roumanie : le Premier ministre mondialiste annonce sa démission après la victoire écrasante du populiste Simion au premier tour

Le gouvernement de coalition gauche-libéral de Roumanie semble au bord de l’effondrement après la large victoire du populiste George Simion au premier tour de l’élection présidentielle remaniée dimanche.

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Le Premier ministre social-démocrate roumain Marcel Ciolacu a annoncé lundi son intention de démissionner et a appelé son parti de gauche, les sociaux-démocrates (PSD), à se retirer du gouvernement de coalition récemment formé avec le Parti national libéral (PNL) mondialiste et l’Alliance démocratique des Hongrois (UDMR), socialement conservatrice, rapporte Digi24 .

Suite à l’annulation de la précédente élection présidentielle de novembre, qui avait vu le populiste Călin Georgescu banni après avoir remporté une victoire surprise au premier tour en raison d’une prétendue ingérence russe, une nouvelle élection a été déclenchée. George Simion, allié de Georgescu et autoproclamé « candidat MAGA », a dominé le premier tour dimanche, remportant 40,96 % des voix. Le maire de Bucarest, Nicusor Dan, est arrivé en deuxième position avec 20,99 %.

La coalition au pouvoir avait placé tous ses espoirs dans le président par intérim Crin Antonescu, du Parti national-libéral, tandis que les sociaux-démocrates avaient décidé de ne même pas présenter de candidat. Pourtant, Antonescu est arrivé troisième avec 20,07 % des voix, l’éliminant du second tour prévu le 18 mai.

S’exprimant avant d’entrer en réunion d’urgence du PSD à Bucarest, le Premier ministre Marcel Ciolacu a déclaré : « Compte tenu du vote des Roumains, je proposerai à mes collègues que le PSD quitte cette coalition. Si mes collègues votent pour la sortie de la coalition, je démissionnerai naturellement, en tant que Premier ministre de la coalition. »

Ciolacu a ajouté : « Aujourd’hui, après avoir vu le vote des Roumains et le fait que cette coalition n’a pas rempli ses objectifs, n’ayant donc aucune crédibilité après le vote des Roumains, je proposerai à mes collègues que le PSD quitte cette coalition. »

Selon Digi24, un Premier ministre par intérim sera probablement installé à partir du cabinet actuel, et après l’élection présidentielle, le prochain président sera chargé de négocier entre les partis parlementaires pour former un nouveau gouvernement.

L’effondrement du gouvernement dès le premier tour d’une élection présidentielle, un cas rare dans la politique parlementaire européenne, refléterait l’ampleur du soulèvement populiste dans le pays. La victoire de Simion a en effet été si large qu’il a presque doublé le score de son compatriote populiste Călin Georgescu lors des élections annulées de novembre.

Pourtant, le vote mondialiste pro-Bruxelles étant divisé entre le président Antonescu et le maire Dan, il est possible pour la faction néolibérale de remporter une victoire plus tard ce mois-ci si les gauchistes et les centristes se rallient autour de Dan, une tactique souvent déployée dans d’autres pays européens comme la France pour empêcher les populistes de prendre le pouvoir.



Cependant, Simion semble surfer sur une vague de colère à propos de la décision d’interdire à Georgescu de se présenter à la course, qui, selon les critiques, est le résultat de la pression des eurocrates à Bruxelles concernant son opposition à l’expansion de l’OTAN et à la guerre en Ukraine.

La candidate populiste française à la présidentielle, Marine Le Pen, qui risque elle aussi d’être bannie, a déclaré que « la Roumanie vient d’offrir à Mme von der Leyen [la présidente de la Commission européenne] un très joli boomerang », en soutenant Simion après l’interdiction de Georgescu.

Comme Georgescu, Simion s’est également opposé à ce que l’Occident continue de financer et d’armer Kiev, et a soutenu les efforts du président Donald Trump pour parvenir à un accord de paix afin de mettre fin au conflit dans l’Ukraine voisine.

Alors que Simion a été un critique virulent de Vladimir Poutine, qualifiant le dirigeant russe de « criminel de guerre » à cause de l’invasion de 2022, le populiste roumain s’est vu interdire l’entrée en Ukraine l’année dernière en raison de son opposition à l’envoi d’armes et de sa conviction que certaines parties de la Moldavie et du sud de l’Ukraine devraient être ramenées sous le contrôle de Bucarest, comme ce fut le cas pendant le Royaume de Roumanie dans l’entre-deux-guerres entre la Première et la Seconde Guerre mondiale.

Si Simion remportait les élections ce mois-ci, il rejoindrait le nombre croissant d’alliés du président Donald Trump au sein de l’Union européenne. Le mois dernier, l’homme politique roumain a déclaré à Breitbart News que si lui et le candidat polonais Karol Nawrocki remportaient leurs élections respectives ce mois-ci, ils seraient « des présidents pro-Trump, pro-liberté et opposés à la bureaucratie bruxelloise ».

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